vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401673 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
3. Les requérants doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler la réponse apportée par la commune de Saint-Didier-en-Velay, aux observations qu'ils ont formulées auprès du commissaire enquêteur à l'occasion de l'enquête publique portant sur le projet d'élaboration du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Didier-en-Velay en tant qu'il a pour projet de classer en zone humide non constructible la parcelle cadastrée 000 BC 900. A l'appui de leur requête, ils ne produisent que des documents relatifs au projet de révision du plan local d'urbanisme et produisent, au titre d'acte attaqué, un extrait du rapport du commissaire-enquêteur du 19 mars 2024 répondant aux observations qu'ils ont formulées au cours de la procédure d'enquête publique. Toutefois, le rapport du commissaire-enquêteur tout comme la réponse apportée par la commune à leurs observations au cours de l'enquête publique présentent le caractère d'un acte préparatoire à la délibération postérieure d'approbation du plan local d'urbanisme dont les requérants ne sont pas recevables à demander l'annulation. Dès lors, la requête dirigée contre le rapport du commissaire-enquêteur, la réponse apportée par la commune, voire le projet de classement de la parcelle 000 BC 900 en zone humide est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. F et autres est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E F, désigné comme représentant unique des requérants en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BENTÉJAC
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No2401673
AC
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