jeudi 22 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401768 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | NGAMENI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 juillet 2024, le 12 août 2024, le 14 août 2024 et le 16 août 2024, M. B E, représenté par Me Ngameni, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui renouveler son attestation de demandeur d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a astreint à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand durant le délai de départ volontaire qui lui a été accordé, avec obligation de présentation et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer sans délai un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de condamner l'Etat aux dépens de l'instance.
Il soutient que :
- il est affecté d'une maladie grave qui nécessite des soins ; sa situation compliquée ne lui a pas permis de se déplacer pour consulter un avocat afin de contester la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
- il vit avec sa fille, de nationalité française et n'a plus d'attaches en Arménie ;
- la décision en litige est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est manifestement injustifiée dès lors que la précarité de son état de santé permet la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il n'a pas pu déposer sa demande de soin car l'administration lui a demandé d'attendre douze mois de présence sur le territoire ;
- les considérations humanitaires et les motifs exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " auraient dû faire comprendre à l'administration que toute mesure d'éloignement prise à l'encontre de l'intéressé ne pouvait qu'être disproportionnée au regard des circonstances " ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Concernant la décision portant interdiction de retour pour une durée d'un an :
- elle est largement disproportionnée dès lors qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il n'est pas une menace à l'ordre public, qu'il va introduire une demande de titre de séjour pour des raisons de santé, qu'il vit avec sa femme chez sa fille qui est ressortissante française et qu'il n'a plus d'attache dans son pays d'origine ;
Concernant la décision portant assignation à résidence :
- elle est trop contraignante pour une personne âgée et malade qui ne représente aucune menace pour l'ordre public.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit d'observations en défense mais a communiqué des pièces, enregistrées le 8 août 2024.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 juillet 2024, le 14 août 2024 et le 16 août 2024, Mme A C, représentée par Me Ngameni, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui renouveler son attestation de demandeur d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a astreinte à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand durant le délai de départ volontaire qui lui a été accordé, avec obligation de présentation et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de condamner l'Etat aux dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- son époux est affecté d'une maladie grave qui nécessite des soins ; leur situation compliquée ne leur a pas permis de se déplacer pour consulter un avocat afin de contester la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
- ils vivent avec leur fille, de nationalité française ; ils n'ont plus de famille en Arménie ; leur seconde fille qui y résidait n'y vit plus depuis un certain temps ;
- la décision en litige est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est manifestement injustifiée dès lors que la précarité de l'état de santé de son mari permet la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; ils n'ont pas pu déposer la demande de soin car l'administration leur a demandé d'attendre douze mois de présence sur le territoire ;
- les considérations humanitaires et les motifs exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " auraient dû faire comprendre à l'administration que toute mesure d'éloignement prise à l'encontre de l'intéressée ne pouvait qu'être disproportionnée au regard des circonstances " ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Concernant la décision portant interdiction de retour pour une durée d'un an :
- elle est largement disproportionnée dès lors qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, qu'elle n'est pas une menace à l'ordre public, que son conjoint va introduire une demande de titre de séjour pour des raisons de santé, qu'elle vit avec son mari chez sa fille qui est ressortissante française et qu'elle n'a plus d'attache dans son pays d'origine ;
Concernant la décision portant assignation à résidence :
- elle est trop contraignante pour une personne âgée et fragile qui ne représente aucune menace pour l'ordre public.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit d'observations en défense mais a communiqué des pièces, enregistrées le 13 août 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 21 août 2024 :
- le rapport de Mme D,
- Me Ngameni, avocat de M. E et de Mme C, qui s'en rapporte à ses écritures et souligne les circonstances particulières de la situation des requérants tenant à leur âge et à la situation de maladie de M. E de nature à lui permettre de bénéficier d'un titre de séjour.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E et Mme C, ressortissants arméniens, sont entrés sur le territoire français le 9 septembre 2023. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté leur demande d'asile par décisions du 14 février 2024. Par deux décisions du 26 juin 2024, notifiées le 15 juillet suivant, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de renouveler leur attestation de demandeur d'asile, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, les a astreints à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand durant le délai de départ volontaire qui leur a été accordé, avec obligation de présentation et les a interdits de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Par les présentes requêtes, M. E et Mme C demandent l'annulation de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2401768 et 2401820 concernent la situation d'un couple, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, les décisions en litige ont été signées par M. Jean-Paul Vicat, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme en vertu d'un arrêté du 5 avril 2024, régulièrement publié le même jour, portant délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions en litige doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les actes en litige, pour l'ensemble des décisions qui les compose, comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, et alors que les décisions attaquées n'avaient pas à faire état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation de M. E et de Mme C mais uniquement de ceux sur lesquels le préfet s'est fondé, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 () ". Selon l'article L. 542-1 du même code, " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. ". L'article L. 532-1 dudit code dispose en substance que ces recours doivent être exercés dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision de l'OFPRA.
6. Il ressort des termes des décisions attaquées que ces dernières ont été prises sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A ce titre, il ressort des pièces du dossier que, par deux décisions du 14 février 2024, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté les demandes d'asile de M. E et de Mme C, qui n'ont pas exercé de recours à leur encontre. Si les requérants soutiennent qu'en raison de leur situation compliquée, ils n'ont pu se déplacer pour consulter un avocat afin de contester la décision de l'OFPRA, cette circonstance est sans incidence sur la légalité des décisions en litige. Au demeurant, d'une part, le recours contre la décision rendue par l'OFPRA sur une demande d'asile peut être introduit directement par l'intéressé devant la Cour nationale du droit d'asile, et, d'autre part, dès lors que leurs demandes d'asile ont été étudiées en procédure accélérée eu égard à leur qualité de ressortissants d'un pays d'origine sûr, leur droit au maintien sur le territoire français a pris fin à compter de la décision de l'OFPRA. Par suite, le préfet du Puy-de-Dôme était bien-fondé à adopter les mesures d'éloignement en litige.
7. En quatrième lieu, M. E et Mme C soutiennent que les décisions en litige sont manifestement injustifiées dès lors que la précarité de l'état de santé de M. E permet la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils auraient déposé une quelconque demande de titre de séjour. S'ils font valoir qu'ils ont été empêchés par l'administration de déposer de telles demandes, ils n'apportent aucun élément de nature à établir qu'ils ont effectivement essayé de les déposer et que l'administration s'y serait opposée, le mail du 21 juin 2024 d'un cabinet d'avocat les renseignant sur la procédure à suivre n'est pas de nature à l'établir. En tout état de cause, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité des décisions en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En cinquième lieu, à supposer que M. E et Mme C entendent se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils auraient sollicité leur admission exceptionnelle au séjour sur ce fondement. Le préfet du Puy-de-Dôme n'était pas tenu d'examiner d'office si les intéressés remplissaient les conditions prévues par cet article, ce à quoi au demeurant, il n'a pas procédé. Par suite, M. E et Mme C ne peuvent utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de l'arrêté en litige.
9. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des décisions attaquées, que M. E et Mme C sont entrés récemment sur le territoire français. Ils n'établissent pas être dépourvus d'attaches dans leur pays d'origine où ils ont vécu la majeure partie de leur vie. S'ils se prévalent de la présence d'une de leurs filles sur le territoire français, ils n'ont pas vocation à vivre à ses côtés alors que cette dernière est majeure. Dans ces conditions, M. E et Mme C, qui ne justifient pas d'une intégration particulière, n'établissent pas avoir transféré en France le centre de leurs intérêts privés et familiaux. Par suite, ils ne sont pas fondés à soutenir que les décisions en litige sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et qu'elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En septième lieu, il ressort des pièces du dossier, et particulièrement des décisions elles-mêmes, que, pour prononcer les interdictions de retour contestées, le préfet a pris en compte leur date d'entrée récente sur le territoire national, l'absence de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables en France, l'absence de précédente mesure d'éloignement et l'absence de menace pour l'ordre public. Par suite, M. E et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que le préfet a pris une décision disproportionnée en les interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
11. En dernier lieu, M. E et Mme C font valoir que les décisions d'assignation à résidence et d'obligation de présentation auprès des services de la direction interdépartementale de la police nationale les lundis à 9h sont trop contraignantes pour des personnes âgées en situation de maladie ou de fragilité. Toutefois, ils n'apportent au soutien de cette allégation aucune précision ni aucun élément de nature à remettre en cause la légalité des modalités de contrôle décidées par les mesures contestées. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. E et Mme C ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions du 26 juin 2024 en litige. Le rejet des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet des conclusions présentées à fin d'injonction, d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais du litige.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. E et de Mme C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Mme A C et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2024.
La présidente,
S. D Le greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2401768 ; 2401820AC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026