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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401951

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401951

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401951
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B. concernant la délibération du conseil municipal de Langeac portant sur un bail commercial. D'une part, le recours pour prise illégale d'intérêt contre le maire a été rejeté car il relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. D'autre part, les conclusions en annulation de la délibération ont été jugées manifestement irrecevables, faute pour le requérant d'avoir exposé le moindre moyen juridique à l'appui de sa demande. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (2° et 4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 40 du code de procédure pénale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 août 2024, M. A B :

1°) demande au tribunal d'annuler la délibération n° DE_2024_080 du 17 juillet 2024 du conseil municipal de la commune de Langeac (43300) portant convention de bail commercial avec la société par action simplifiée Skyventure ;

2°) entend saisir le tribunal d'une plainte pour des faits de prise illégale d'intérêt à l'encontre du maire de la commune de Langeac.

Vu l'ensemble des pièces du dossier ;

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ; / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

Sur le recours pour prise illégale d'intérêt :

2. Aux termes de l'article 40 du code de procédure pénale : " Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1 () ".

3. Par la présente requête, M. B entend saisir le tribunal d'un recours pour prise illégale d'intérêt à l'encontre du maire de la commune de Langeac. Toutefois, en vertu des dispositions précitées du code de procédure pénale, de telles conclusions relèvent des juridictions de l'ordre judiciaire et ne sont pas au nombre de celles qui ressortissent à la compétence du juge administratif. Dès lors, ces conclusions sont manifestement irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la délibération du conseil municipal de la commune de Langeac du 17 juillet 2024 :

4. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".

5. Dans sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler la délibération du 17 juillet 2024 du conseil municipal de la commune de Langeac portant convention de bail commercial avec la société par action simplifiée Skyventure. Toutefois, la requête, qui ne contient que l'exposé de faits, ne développe aucune argumentation juridique, donc aucun moyen d'annulation au sens de l'article R. 411-11 du code de justice administrative. Dans ces conditions, et alors que le requérant n'a pas présenté d'autre mémoire, les conclusions à fin d'annulation de M. B sont entachées d'une irrecevabilité manifeste au sens des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en application des dispositions précitées du 2° et du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 15 octobre 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

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