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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401953

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401953

samedi 10 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401953
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait la délibération du 19 juin 2024 de la commune de Chamalières renommant l'impasse Jules Massenet en rue Cécile et Edouard Michelin. La demande a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions claires relevant de la compétence du juge des référés et ne respectait pas les conditions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, notamment l'absence de justification de l'urgence et de requête au fond jointe. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête par ordonnance motivée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 août 2024, M. C A saisit le juge des référés en " contestation " de la délibération du 19 juin 2024 par laquelle la commune de Chamalières a modifié la dénomination de l'impasse Jules Massenet pour devenir la rue Cécile et Edouard Michelin.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme B, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Aux termes de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".

3. La demande de " référé " de M. A, qui ne vise d'ailleurs aucune disposition du code de justice administrative, ne contient aucune conclusion dont peut être saisi le juge des référés. A supposer que M. A entende saisir le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas joint à sa demande la copie de la requête au fond, ni ne justifie de l'urgence à statuer, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée comme irrecevable en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Clermont-Ferrand, le 10 août 2024.

La juge des référés

N. B

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401953JC

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