LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2402105

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402105

lundi 2 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2402105
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 août 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas suffisamment démontré que la suspension portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, se bornant à produire une attestation d'expert-comptable peu circonstanciée. Il a également souligné que l'intérêt public lié à la sécurité routière, face à une infraction grave non contestée, primait sur les difficultés alléguées. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 août 2024, M. B A, représenté par Me Josseaume, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Lozère a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de deux mois.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- elle est remplie dès lors que la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle notamment professionnelle et sociale ; son permis de conduire lui est indispensable dans le cadre de son activité professionnelle itinérante de gérant d'une société spécialisée dans les activités de plomberie, chauffage et climatisation ; il est contraint d'effectuer des déplacements permanents ; aucun transport n'est possible et adapté à sa situation professionnelle ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 224-2 et suivants du code de la route ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; l'autorité préfectorale ne soutient ni n'allègue que le requérant a déjà fait l'objet d'une suspension ou d'un retrait de points ou de tout autre type d'infraction ; la situation d'urgence au regard des risques graves, qu'il aurait fait courir, pour lui-même ou pour les tiers, n'est pas suffisamment caractérisée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 224-2 alinéa 3 du code de la route ; en retenant une vitesse autorisée règlementairement sans autre précision quant au lieu précis de l'infraction, l'autorité préfectorale ne permet pas au tribunal de vérifier le respect de ces dispositions ;

- elle est irrégulière dès lors qu'elle a été prise en méconnaissance des droits de la défense et des dispositions des articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ; aucune urgence n'est caractérisée eu égard à l'infraction commise et dès lors que l'autorité préfectorale n'établit ni n'allègue qu'il aurait commis d'autres infractions de conduite ; il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pouvait présenter des observations écrites ou orales préalablement à la décision contestée.

Vu :

- l'ensemble des pièces du dossier ;

- la requête n° 2402070 enregistrée le 22 août 2024 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;

Vu :

- le code de la route ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Et en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. La condition d'urgence s'apprécie objectivement et globalement au regard de l'intérêt du demandeur mais aussi de l'intérêt public et notamment, s'agissant d'un arrêté de suspension de la validité d'un permis de conduire, des exigences liées à la protection de la sécurité routière.

3. Pour établir l'existence d'une situation d'urgence, M. A fait valoir qu'il est gérant d'une société spécialisée dans les activités de plomberie, chauffage et climatisation et que son permis de conduire lui est nécessaire afin d'exercer cette activité professionnelle qui le contraint à effectuer de nombreux déplacements. Il fait également valoir qu'il ne peut honorer ses responsabilités professionnelles au moyen des transports en commun. Au soutien de ses allégations, M. A se borne à produire une attestation d'un expert-comptable mentionnant que l'intéressé " intervient au titre de son activité professionnelle dans la France entière avec un véhicule autorisé nécessitant le permis B ". Toutefois, ce document, à lui seul, ne permet pas d'établir la nécessité pour le requérant de disposer de son permis de conduire durant la période de suspension en litige d'une durée de deux mois. Enfin, si M. A soutient ne pas avoir commis d'autres infractions au code de la route, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations, tel que par exemple son relevé d'information intégral tandis qu'il ne conteste pas avoir commis l'infraction grave relevée à son encontre. Dans ces conditions, et eu égard à l'intérêt public qui s'attache aux objectifs de sécurité routière, la condition d'urgence invoquée par le requérant ne saurait être regardée comme remplie.

4. Par suite, et sans qu'il ne soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, la requête de M. A doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Clermont-Ferrand, le 2 septembre 2024.

La présidente du tribunal,

Juge des référés

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions