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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2402155

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402155

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2402155
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte, après que le préfet du Puy-de-Dôme lui a accordé un titre de séjour valable jusqu'en 2026. La requérante contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, invoquant notamment l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant que mère d'enfants français. Le tribunal a condamné l'État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Demars, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de titre de séjour du 21 juin 2023 ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- s'agissant de la condition tenant à l'urgence, elle est présumée remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour ; par ailleurs, elle ne peut justifier de la régularité de son séjour, s'expose à un risque de rupture ou de suspension de son contrat de travail et ne peut bénéficier des droits liés à un séjour régulier ;

- s'agissant du doute sérieux quant à la décision en litige, elle est insuffisamment motivée ; elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle est mère de deux enfants français pour lesquels elle justifie participer à l'entretien et à l'éducation ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle réside en France depuis plus de 16 ans, qu'elle est mère de deux enfants français, qu'elle est insérée professionnellement et qu'elle parle le français ; elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'elle est mère de deux enfants français scolarisés en France.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, le préfet du

Puy-de-Dôme conclut au non-lieu à statuer dès lors que par une décision du

12 septembre 2024, il a accordé à Mme B un titre de séjour valable du

12 septembre 2024 au 11 septembre 2026.

Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Demars, déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte, et maintenir ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la requête n°2401469 enregistrée le 2 juillet 2024 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante nigériane, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de titre de séjour du 21 juin 2023.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2024, Mme B déclare se désister des conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte de sa requête. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s'oppose en ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de l'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte.

Article 2 : L'État versera une somme de 500 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 17 septembre 2024.

La présidente du tribunal,

juge des référés,

S. C

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No2402155JC

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