mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2402345 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Nouwade, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui renouveler son titre de séjour, mention " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que :
* il existe une présomption d'urgence applicable en matière de renouvellement de titre de séjour ;
* elle justifie de circonstances particulières : la décision attaquée l'empêche de poursuivre une formation de mastère en alternance à compter du 1er octobre 2024 et, de ce fait, de finaliser son projet d'études ;
- la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que l'arrêté attaqué est entaché d'erreurs d'appréciation, d'une part, au regard des dispositions de l'article L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, d'autre part, en ce que la décision attaquée entraîne une perte de chance d'obtenir un diplôme ou un emploi.
Vu :
- la requête n° 2402344 enregistrée le 22 septembre 2024 par laquelle
Mme B demande l'annulation de la décision en litige ;
- l'ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante béninoise, est entrée régulièrement sur le territoire français le 10 septembre 2019 sous couvert d'un visa long séjour, valant titre de séjour portant la mention " étudiant ", valable du 26 août 2019 au 26 août 2020. Après s'être vue délivrer plusieurs titres de séjour portant la mention " étudiant " entre 2019 et 2022, Mme B en a sollicitée le renouvellement le 20 octobre 2023. Par un arrêté du 7 août 2024, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté cette demande et a obligé Mme B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
3. D'une part, eu égard au caractère suspensif qui s'attache à une requête en annulation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, Mme B n'est pas recevable à demander la suspension de l'exécution de la décision du 7 août 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
4. D'autre part, en l'état de l'instruction et eu égard à l'office du juge des référés, aucun des moyens invoqués par Mme B n'apparaît de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour.
5. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, les conclusions de la requête aux fins de suspension doivent être rejetées selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C D B.
Fait à Clermont-Ferrand, le 24 septembre 2024.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.zr
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