LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2402369

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402369

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2402369
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint aux occupants sans droit ni titre de libérer le parking de la zone d'activité du Rozier-Coren à Saint-Flour, propriété de la communauté de communes. La solution retenue se fonde sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par les risques pour la sécurité publique liés à des branchements électriques et hydrauliques irréguliers. Le juge a constaté que l'occupation du domaine public, affecté au développement économique, était constitutive d'une contestation sérieuse. L'ordonnance ordonne l'évacuation sous astreinte de 200 euros par jour de retard et autorise le recours à la force publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2024, la communauté de communes de Saint-Flour Communauté, représentée par la Selarl DMMJB Avocats, Me Martins Da Silva, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux occupants sans droit ni titre de libérer sans délai le parking cadastré section AD n°126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour dont elle est propriétaire et d'évacuer les véhicules qui y sont installés sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de l'autoriser à se faire assister de la force publique pour permettre l'exécution de l'ordonnance dans un délai de huit jours à compter de son affichage sur les lieux.

Elle soutient que :

- le parking cadastré AD n° 126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour est occupé par des caravanes, des fourgons et des voitures de tourisme appartenant à la communauté des gens du voyage ;

- elle est propriétaire du parking de la zone d'activité du Rozier-Coren sur lequel les occupants sans droit ni titre se sont installés ; les parkings de cette zone d'activité sont indispensables à l'accueil des entreprises ; la parcelle occupée relève de son domaine public et son utilité est liée à la zone d'activité et non à la voirie ;

- les articles L. 2122-1 à L. 2122-4 du code général de la propriété des personnes publiques prévoient que nul ne peut occuper une dépendance du domaine public sans disposer d'un titre l'y autorisant ni utiliser ce domaine en dépassant les limites du droit d'usage qui appartient à tous ;

- la mesure ne se heurte à aucune contestation sérieuse ;

- les occupants ont procédé à des branchements illicites au réseau d'électricité et d'eau qui met en danger leur sécurité et la sécurité des usagers du parking ; une bouche à incendie a été piratée, ce qui crée un risque pour les usagers de la zone en cas d'incendie ; ils n'ont accès ni au réseau d'assainissement ni à un dispositif de collecte de déchets ; ils ne disposent d'aucune installation sanitaire.

L'ensemble des diligences ont été accomplies par le greffe pour notifier la procédure aux défendeurs qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Caraës, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 octobre 2024 à 11h45 en présence de Mme Llorach, greffière :

- le rapport de Mme Caraës, juge des référés,

- et les observations de Me Martins Da Silva, représentant la communauté de communes de Saint-Flour Communauté, qui reprend ses écritures et indique que l'occupation se poursuit nécessitant le prononcé d'une astreinte.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La communauté de communes de Saint-Flour Communauté demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre aux occupants sans droit ni titre de libérer sans délai le parking, cadastré section AD n° 126, de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour dont elle est propriétaire et d'évacuer les véhicules qui y sont installés sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. ".

3. Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

4. Il ressort des pièces du dossier que le parking en litige, dont la communauté de communes Saint-Flour Communauté est propriétaire, fait partie de la zone d'activité économique du Rozier-Coren située à Saint-Flour. Ce parking est utilisé pour l'exercice de sa compétence obligatoire en matière de développement économique en application de l'article L. 5214-16 du code général des collectivité territoriales. Ce parking, aménagé pour accueillir les véhicules des usagers de la zone d'activité, relève ainsi du domaine public de la communauté de communes.

5. Il résulte de l'instruction et notamment du procès-verbal établi le 9 septembre 2024 que le commissaire de justice, mandaté par la communauté de communes de Saint-Flour Communauté, a constaté, sur le parking en litige, l'installation d'occupants, sans autorisation qui ont procédé au déblaiement de gravats mis en place pour en interdire l'accès, de caravanes, de fourgons, de remorques et de voitures de tourisme ainsi que la présence d'installations électriques alimentant le campement au départ des structures du site et d'un raccordement irrégulier en eau à partir d'une borne incendie. Il s'ensuit que les personnes occupant sans droit ni titre le parking ont procédé à des branchements électriques irréguliers et non sécurisés à partir des structures du site et que ces branchements constituent un danger pour la sécurité des occupants sans droit ni titre et celle des usagers du parking et du site. En outre, il est constant que ces occupants n'ont accès ni au réseau d'assainissement ni à un réseau de collecte de déchets dans des conditions adéquates.

6. Dans ces circonstances, la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, présente les caractères d'utilité et d'urgence exigés par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

7. Il en résulte qu'il y a lieu d'enjoindre à tous les occupants sans droit ni titre du parking, cadastré section AD n° 126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour d'évacuer les lieux dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance en emportant tous leurs biens et notamment les caravanes et véhicules immatriculés DT 908 TT, EB 190 ZA, F9 110 FT, YT 180 CT, EK 516 AT, DQ 016 PP et 175 WS 63. En cas de refus d'exécuter cette injonction dans le délai de quarante-huit heures, la communauté de communes Saint-Flour Communauté pourra faire procéder à leur expulsion, au besoin, avec le concours de la force publique.

8. Il y a lieu d'assortir l'injonction d'évacuation du parking cadastré section AD n° 126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour d'une astreinte de 100 euros par jour à la charge de toute personne qui se maintiendrait sans droit ni titre sur le parking en litige après le délai de quarante-huit heures prescrit à compter de la notification de la présente ordonnance.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint aux occupants sans droit ni titre de libérer, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance, le parking cadastré section AD n° 126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour en emportant tous leurs biens notamment les caravanes et véhicules immatriculés DT 908 TT, EB 190 ZA, F9 110 FT, YT 180 CT, EK 516 AT, DQ 016 PP et 175 WS 63. A défaut pour les intéressés de déférer à cette injonction dans le délai de quarante-huit heures, il pourra être procédé à l'évacuation du domaine public avec le concours de la force publique.

Article 2 : L'injonction prononcée à l'article 1er est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à la charge de toute personne qui se maintiendrait, passé le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sans droit ni titre sur le parking cadastré section AD n° 126 de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes Saint-Flour Communauté et à tous les occupants du parking, cadastré section AD n° 126, de la zone d'activité du Rozier-Coren située à Saint-Flour.

Fait à Clermont-Ferrand, le 7 octobre 2024.

La juge des référés,

R. CARAËS

La République mande et ordonne au préfet du Cantal, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions