LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2402385

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402385

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2402385
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCABINET YOUSSEF NAILI

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une ordonnance n°2409449 du 25 septembre 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal administratif de Clermont-Ferrand le dossier de la requête n°2409449 par laquelle M. C A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 septembre 2024 du préfet de la Haute-Loire portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Par une requête enregistrée le 25 septembre 2024 au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand sous le n°2402386, M. C A demande au tribunal :

1°) d'ordonner la communication de son entier dossier ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté N° DCL- B2I- 24 -43- 121 du 19 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné d'office, lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

* Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :

- L'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente, faute pour l'administration d'établir la délégation de signature consentie à l'auteur de l'acte en litige ;

* Sur la légalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la durée de sa présence régulière en France ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant dès lors que ses deux enfants mineurs résident en France et y ont toujours vécu ;

* Sur la légalité de la décision refusant un délai de départ volontaire :

- cette décision a été prise en violation des dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faute de mentionner dans quel cas il se situe alors qu'il présente des garanties suffisantes, qu'il n'a jamais fait préalablement l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

* Sur la légalité de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- pour l'application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et la mesure édictée à son encontre à un caractère disproportionné compte tenu de sa vie privée et familiale et dès lors qu'il n'a jamais fait préalablement l'objet d'une mesure d'éloignement et ne constitue pas une menace pour l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, le préfet de la Haute-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

II. Sous le n°2402385, par une requête enregistrée le 25 septembre 2024, M. C A, représenté par Me Naili, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté N° DCL- B2I- 24- 43- 69 du 23 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Loire l'a assigné à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil une somme de 1 200 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté en litige a été pris par une autorité incompétente ;

- il est, pour l'application des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, entaché d'un vice de procédure faute pour l'administration d'établir qu'il a été entendu préalablement ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est illégal du fait de l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français ;

- pour l'application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son éloignement ne peut s'effectuer dans un délai raisonnable puisqu'il dispose d'une vie privée et familiale très construite en France ;

- la décision attaquée est disproportionnée en l'obligeant de se présenter trois fois par semaine au commissariat de police.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, le préfet de la Haute-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. L'hirondel, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues à l'article R. 776-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 octobre 2024 à 10h 00, en présence de Mme Blanc, greffière d'audience :

- le rapport de M. L'hirondel,

- et les observations de Me Naili, représentant M. A qui a repris le contenu de ses écritures en rappelant sa situation administrative et familiale ; il a ensuite indiqué que la décision portant obligation de quitter le territoire français viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant compte tenu de la durée de sa présence en France, de la présence de ses deux enfants français et du fait qu'il n'a jamais été condamné ni fait préalablement l'objet d'une mesure d'éloignement ; la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il n'y a pas de risque de soustraction à la mesure d'éloignement, qu'il dispose de garanties suffisantes, qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il n'avait fait l'objet, préalablement, d'aucune mesure d'éloignement ; la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée au regard de sa vie privée et familiale.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une première requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand sous le n°2402386, M. C A, né le 19 septembre 1984 et de nationalité jamaïcaine, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourra être éloigné d'office, lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par autre requête, enregistrée sous le n°2402385, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2024 par lequel la même autorité l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Loire pendant une durée de quarante-cinq jours.

Sur la jonction :

2. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2402385 et 2402386 présentées par M. A concernent la situation d'un même étranger, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les demandes d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. A de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la requête enregistrée sous le n°2402386 :

S'agissant des moyens communs aux décisions en litige :

5. Par un arrêté du 19 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Haute-Loire a donné délégation de signature à Mme Nathalie Cencic, secrétaire général de la préfecture, signataire des arrêtés contestés, aux fins notamment de signer tous actes, arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des deux arrêtés en litige doit être écarté.

S'agissant de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. () ".

7. La décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Elle mentionne notamment les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sur lesquelles elle se fonde. Elle précise la situation administrative, professionnelle et familiale de l'intéressé depuis son arrivée en France, en particulier la date de son arrivée en France ainsi que les attaches familiales conservées par le requérant dans son pays d'origine. La décision attaquée est motivée, à titre principal, par le motif tiré de ce que l'intéressé se trouve en situation irrégulière pour ne pas avoir demandé le renouvellement de son titre de séjour qui expirait le 23 août 2023. Elle est " au surplus " motivée par le fait que l'intéressé a été interpellé à de nombreuses reprises notamment pour des faits de port d'arme et de violences et que depuis 2014, il a adopté un comportement délinquant persistant, manifestement dangereux et attentatoire à l'ordre public. Au vu de ces éléments, le préfet de la Haute-Loire a estimé que M. A entrait dans le cadre des étrangers visés au 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ainsi, alors que l'autorité administrative n'avait pas à mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait se rapportant à la situation du requérant mais seulement ceux sur lesquels elle fonde sa décision et que la motivation de la décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs, la décision contestée est motivée en droit et en fait. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

8. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que le préfet de la Haute-Loire n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.

9. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 de ce code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".

10. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant , publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale " ; qu'il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant "

11. Il résulte des énonciations de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Loire a obligé M. A à quitter le territoire français en se fondant, à titre principal, sur le motif tiré de ce que l'intéressé séjournait en situation irrégulière pour ne pas avoir fait renouveler son titre de séjour qui avait expiré le 23 août 2023. Dans ces conditions, alors même que M. A aurait séjourné régulièrement en France depuis la date de son arrivée en septembre 2010 jusqu'en août 2023, il entrait dans le cas des étrangers visés au 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant fait valoir la présence de ses deux enfants mineurs en France âgés de 11 et 13 ans, il n'établit pas ni même n'allègue qu'il survendrait à leur entretien ou à leur éducation. Il n'établit pas davantage l'intensité des liens qu'il aurait gardés avec eux alors qu'il n'a pas évoqué leur présence lors de son audition devant les services de police du 19 septembre 2024 ainsi qu'il résulte du procès-verbal établi le même jour, lequel n'est pas utilement contesté. Il ressort également de ce procès-verbal que l'intéressé a déclaré souhaiter retourner dans son pays pour ne pas avoir " de vie ici ", et précisé n'avoir aucune ressource, ni emploi et, être logé chez un ami. Enfin, le requérant ne saurait utilement faire valoir qu'il ne constituerait pas une menace pour l'ordre public dès lors que ce motif pris au titre d'un " surplus " est surabondant et qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur le seul motif tiré de la situation irrégulière de l'intéressé. Dans ces conditions, eu égard à ce qu'il vient d'être dit et nonobstant la durée de séjour en France du requérant, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour le même motif, les moyens tirés de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et violerait les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant doivent également être écartés.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

S'agissant de la légalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement () ".

14. La décision litigieuse indique que M. A est entré en France le 19 septembre 2010 et que, s'il a, dans un premier temps, obtenu une carte de résident, cette carte a expirée en août 2023 et que l'intéressé n'en ayant pas sollicité son renouvellement, il est en séjour irrégulier sur le territoire français depuis cette date. Par suite, M. A entre dans les prévisions du 3° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes desquelles, par application du 3° de l'article L. 612-1 de ce code, un délai de départ volontaire peut être refusé en raison du risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Par suite, c'est sans erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Haute-Loire a pu refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire.

S'agissant de la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans :

15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

16. Il ressort des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

17. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

18. Pour prononcer sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est mentionné dans la décision en litige, une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans, le préfet de la Haute-Loire, qui a rappelé qu'elle n'avait accordé aucun délai de départ volontaire à l'intéressé, s'est fondé sur le fait que si M. A réside en France depuis 2010, il déclare ne pas avoir d'activité professionnelle ni aucun revenu. En outre, il est divorcé depuis 2015 et ne justifie pas disposer de liens intenses, stables et anciens sur le territoire français, l'intéressé déclarant lui-même lors de son audition qu'il n'a pas de " vie ici " et qu'il constitue une menace pour l'ordre public.

19. Toutefois, s'agissant de la menace à l'ordre public, si la décision attaquée précise que M. A a été interpellé à de nombreuses reprises notamment pour des faits de port d'arme et de violences et que depuis 2014 l'intéressé a adopté un comportement délinquant persistant, manifestement dangereux et attentatoire à l'ordre public, il résulte du procès-verbal de police précité du 19 septembre 2024 que l'intéressé a déclaré, sans être utilement contredit, être inconnu des services de police, de gendarmerie et de justice, ni n'avoir fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement. Dans la présente instance, le préfet de la Haute-Loire n'apporte aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé à établir, ainsi qu'il le mentionne dans son arrêté, que M. A présenterait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et en l'état des pièces du dossier, le requérant est fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Loire a inexactement apprécié les circonstances de l'espèce en prononçant à son encontre une interdiction de retour d'une durée de 36 mois.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté N° DCL- B2I- 24 -43- 121 du préfet de la Haute-Loire du 19 septembre 2024 en tant qu'en son article 3, il lui fait interdiction d'un retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois.

En ce qui concerne la requête enregistrée sous le n°2402385 :

21. En premier lieu, l'arrêté en litige du 23 septembre 2024 portant assignation à résidence de M. A a été signée par Mme Nathalie Cencic, secrétaire général de la préfecture. Dans ces conditions, et pour le même motif que celui précisé au point 5 du présent jugement, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

22. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. "

23. En l'espèce, la décision par laquelle le préfet de la Haute-Loire a décidé d'assigner à résidence M. A dans le département de la Haute-Loire, cite le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai prise au terme d'un arrêté du 19 septembre 2024, notifié le même jour, et que son éloignement demeure une perspective raisonnable dès lors que les frontières avec son pays d'origine ne sont pas fermées et que l'administration dispose de son passeport en cours de validité. Cette décision est par suite suffisamment motivée en droit et en fait.

24. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. "

25. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été entendu par les services de police le 19 septembre 2024 et que, ainsi qu'il résulte du procès-verbal établi en cette circonstance, il a notamment été informé de la possibilité qu'une mesure d'assignation à résidence soit prise à son encontre. L'intéressé a alors indiqué qu'il n'avait aucune observation à formuler. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en l'absence d'une procédure contradictoire préalable doit être écarté.

26. En quatrième lieu, compte tenu de ce qui précède, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant assignation à résidence ne peut être qu'écarté.

27. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 de ce code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée ". Selon l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ". Il revient au juge administratif de s'assurer que les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative sur le fondement de ces dispositions, sont adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent.

28. D'une part, compte tenu de ce que, ainsi que l'a retenu le préfet de la Haute-Loire dans l'arrêté attaqué, que l'administration dispose du passeport de M. A et que les frontières de la Jamaïque, ne sont pas fermées, le requérant n'est pas fondé à soutenir que son éloignement ne pourrait pas intervenir dans un délai raisonnable.

29. D'autre part, si une décision d'assignation à résidence prise en application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et, notamment, préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même. Par ailleurs, les mesures contraignantes prises par le préfet sur le fondement des dispositions précitées à l'encontre d'un étranger assigné à résidence, qui limitent l'exercice de sa liberté d'aller et venir, doivent, dans cette mesure, être nécessaires, adaptées et proportionnées à l'objectif qu'elles poursuivent, à savoir s'assurer du respect de l'interdiction faite à l'étranger de sortir du périmètre dans lequel il est assigné à résidence.

30. En l'espèce, l'arrêté attaqué assigne à résidence M. A, pour une durée de quarante-cinq jours, dans le département de la Haute-Loire au sein duquel sa résidence est située et est autorisé à y circuler muni des documents justifiant de sa situation administrative. Cet arrêté lui fait, par ailleurs, obligation de se présenter au commissariat de police du Puy-en-Velay les lundis, mercredi et vendredis à 10 heures, et lui interdit de quitter le département de la Haute-Loire pendant la durée de son assignation à résidence sauf avoir obtenu un sauf-conduit en raison de motifs légitimes et de justificatifs transmis aux services préfectoraux. Si le requérant allègue que l'obligation de se présenter trois fois par semaine au commissariat de police apparaît excessive au regard du but poursuivi, il n'apporte au soutien de son allégation, notamment sur sa situation personnelle qui nécessiterait un aménagement de cette mesure, aucun élément permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Dans ces conditions, M. A, qui n'établit ni avoir d'autres impératifs aux heures durant lesquelles il doit se présenter au commissariat ou demeurer à résidence ni ne pouvoir demeurer dans le département de la Haute-Loire, n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté l'assignant à résidence serait disproportionné.

31. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A dans la requête enregistrée sous le n° 2402385 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

32. Dans l'instance enregistrée sous le n°2402385, les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans cette instance, la partie perdante, tout ou partie de la somme que le conseil de M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

33. Dans l'instance enregistrée sous le n°2402386, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces mêmes dispositions et de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'article 3 de l'arrêté N° DCL- B2I- 24 -43- 121 du préfet de la Haute-Loire du 19 septembre 2024 faisant interdiction de retour sur le territoire français de M. A pendant une durée de 36 mois est annulé.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A enregistrée sous le n°2402386 et sa requête enregistrée sous le n°2402385 sont rejetés.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Haute-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

M. B

La greffière,

N. BLANC

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2402385, 24023861

N° 24023868

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions