vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2402404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KHANIFAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire enregistrée le 26 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Khanifar, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2024 par lequel le préfet du Cantal a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une période d'un an et a procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Cantal l'a assigné à résidence ;
4°) d'enjoindre au préfet du Cantal de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de deux jours à compter du jugement à intervenir et de procéder à son effacement du système d'information Schengen aux fins de non-admission ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil une somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
* Sur la légalité de l'ensemble des décisions attaquées :
- les arrêtés attaqués ont été pris par une autorité incompétente, faute pour l'administration d'établir la délégation de signature consentie à l'auteur de ces décisions ;
* Sur la légalité de la décision refusant l'admission au séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
* Sur la légalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
* Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
* Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et procédant à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
* Sur la légalité de la décision d'assignation à résidence :
- la décision portant assignation à résidence et obligation de présentation aux services de police ainsi que celle portant interdiction de sortie du département du Cantal sont entachées d'un défaut d'examen ;
- la décision portant assignation à résidence et obligation de présentation aux services de police est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. L'hirondel, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues à l'article R. 776-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. L'hirondel a été entendu au cours de l'audience publique du 9 octobre 2024 à 10 h 00 au cours de laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la requête susvisée, M. B A, né le 11 août 1983 et de nationalité irakienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2024 par lequel le préfet du Cantal a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une période d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par la même requête, il demande également au tribunal d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Cantal l'a assigné à résidence.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à toutes les décisions :
2. En premier lieu, par un arrêté du 9 octobre 2023, au demeurant visé dans les arrêtés en litige, et régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet du Cantal a donné délégation de signature à M. Hervé Demai, secrétaire général de la préfecture, signataire des arrêtés contestés, aux fins de signer " tous actes, arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le départemental du Cantal et notamment les décisions suivantes : - refus de séjour ; - obligations de quitter le territoire français ; - refus de délai de départ volontaire ; - interdictions de retour ; - décisions fixant le pays de destination ; - assignations à résidence () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Elle précise notamment la situation administrative, professionnelle et familiale de l'intéressé depuis son arrivée en France. Elle indique, ainsi, après avoir rappelé les pièces communiquées par l'intéressé à l'appui de sa demande de titre de séjour, qu'il n'a pas été en mesure de présenter le visa de long séjour prévu par les dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il s'est maintenu pendant près de sept ans en situation irrégulière après s'être soustrait à deux précédentes mesures d'éloignement, ce qui n'établit pas, au demeurant, une intégration dans la société française. Elle retient, pour l'application des dispositions de l'article L. 435-2 du même code, que l'intéressé n'a pu justifier de trois années d'activité ininterrompue au sein de l'association Emmaüs, ni d'une activité réelle et concrète au sein de cette association, ni de perspectives d'intégration. Le préfet a également pris en compte la circonstance que M. A n'établissait pas avoir des liens familiaux sur le territoire français. Au vu de ces éléments, le préfet du Cantal a estimé que M. A ne justifiait pas remplir les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, alors que l'autorité administrative n'avait pas à mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait se rapportant à la situation du requérant mais seulement ceux sur lesquels elle fonde sa décision, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle qu'elle vient d'être rappelée, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.
4. En second lieu, si M. A soutient que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte au soutien de son allégation aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 de ce code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour () ; ".
6. En vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 de ce code n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour qu'elle accompagne. Dès lors, compte tenu de la motivation de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour rappelée au point 3 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
7. En second lieu, si M. A soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte au soutien de son allégation aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
8. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination de M. A vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, elle relève que l'intéressé, qui est de nationalité irakienne, n'allègue pas être exposé à des peines ou à des traitements contraires à ces articles. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
9. En second lieu, si M. A soutient que la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte au soutien de son allégation aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
11. Il ressort des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
12. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. Pour prononcer sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est visé dans la décision en litige, une interdiction de retour sur le territoire français limitée à une durée d'un an, le préfet du Cantal a pris en compte l'entrée irrégulière du requérant sur le territoire français, son maintien irrégulier depuis près de sept ans et sa soustraction à deux précédentes mesures d'éloignement tout en retenant que l'intéressé n'avait pas eu un comportement de nature à troubler l'ordre public, de sorte que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
14. En second lieu, si M. A soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte au soutien de son allégation aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant assignation à résidence :
15. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 de ce code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée ". Aux termes L. 733-4 du même code : " L'autorité administrative peut prescrire à l'étranger assigné à résidence la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité, dans les conditions prévues à l'article L. 814-1 " tandis qu'aux termes de l'article R. 733-1 : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ". Il revient au juge administratif de s'assurer que les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative sur le fondement de ces dispositions, sont adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent.
16. Il est constant que M. A fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle aucun délai de départ n'a été accordé. Par suite, il entre dans le cas des étrangers visés au 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour lesquels une assignation à résidence peut être prononcée par l'autorité administrative. En l'espèce, la décision par laquelle le préfet du Cantal a décidé d'assigner à résidence M. A précise que si l'intéressé présente des garanties suffisantes dès lors qu'il possède un passeport irakien en cours de validité et déclare être hébergé par la communauté d'Emmaüs d'Aurillac, son éloignement demeure cependant une perspective raisonnable. Si l'arrêté attaqué assigne à résidence l'intéressé sur la commune d'Aurillac et l'oblige à se présenter les lundis, mercredis et vendredis entre 8h 00 et 9h 00 au commissariat d'Aurillac, M. A pourra néanmoins solliciter pour ses démarches administratives ou médicales hors de cette commune un sauf-conduit. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant tant en ce qui concerne la décision elle-même d'assignation à résidence et les obligations de présentation aux services de police que sur les possibilités de pouvoir sortir du lieu d'assignation à résidence.
17. En second lieu, si M. A soutient que la décision d'assignation à résidence est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte au soutien de son allégation aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés attaqués, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
19. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 7 de cette loi : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive () ". Ces dispositions ont pour objet d'éviter que soient mises à la charge de l'Etat les dépenses afférentes aux actions qui, de manière manifeste, apparaissent dépourvues de toute chance de succès.
20. Il résulte des points précédents que les conclusions présentées par M. A par une requête sommaire ne sont assorties que de moyens stéréotypés non assortis d'éléments circonstanciés. Dès lors, et en vertu de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991, il n'y a pas lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Cantal.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
M. C
La greffière,
N. BLANC
La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,18
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026