jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2402702 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2024, Mme B C, représentée par l'AARPI Ad'vocare, Me Bourg, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail, dans un délai de 24 h suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence fixée par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est remplie, dès lors que son contrat de travail est suspendu depuis le 18 octobre 2024 et que son employeur menace de rompre son contrat de travail faute de document régularisant son séjour en France ; ne percevant plus de revenus, elle se retrouve dans une situation extrêmement précaire, ne pouvant faire face aux dépenses incompressibles de la vie courante ;
- la situation dans laquelle elle se trouve caractérise une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale et à son droit à exercer une activité professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2024, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête du fait de la délivrance le 29 octobre 2024 d'un récépissé de demande de titre de séjour à l'intéressée.
Par deux mémoires, enregistrés le 31 octobre 2024, Mme C se désiste de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées dans sa requête et demande au tribunal d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder à la remise effective de son récépissé avec autorisation de travail dans un délai de 24 heures à compter de l'ordonnance à intervenir.
Une demande d'aide juridictionnelle au bénéfice de Mme C a été enregistrée le 28 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
2. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme C, il y a lieu de prononcer son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur le désistement :
3. Par un mémoire, enregistré le 31 octobre 2024, Mme C déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail, sous astreinte.
4. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions à fin d'injonction de remise effective assortie d'astreinte :
5. En vertu de l'article L. 522-3 dudit code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
6. Postérieurement à l'introduction de l'instance, le préfet du Puy-de-Dôme a édicté le 29 octobre 2024 un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail au bénéfice de Mme C valable jusqu'au 28 avril 2025. Le préfet du Puy-de-Dôme indique avoir fait acheminer le récépissé par courrier le 30 octobre 2024 et en joint une copie dans le cadre de la présente instance. Par suite, il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions aux fins de " remise effective " du récépissé édicté le 29 octobre 2024.
Sur les frais d'instance :
7. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions de la requérante au titre des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction de délivrance d'un récépissé assortie d'astreinte présentées par Mme C.
Article 3 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à la remise effective du récépissé de demande de titre de séjour assorties d'astreinte présentées par Mme C.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au préfet du Puy-de-Dôme.
Fait à Clermont-Ferrand, le 31 octobre 2024.
La juge des référés,
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°240270
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026