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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2403017

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2403017

mercredi 27 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2403017
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAD'VOCARE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Puy-de-Dôme de renouveler son certificat de résidence algérien. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte. Par ordonnance du 27 août 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er décembre 2024, M. B A, représenté par l'ARPII Ad'Vocare, Me Demars, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 novembre 2024 par laquelle le préfet du Puy de Dôme a implicitement refusé le renouvellement de son certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et dans l'attente, de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet du Puy-de-Dôme de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et dans l'attente, de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces enregistrées le 19 août 2025.

Par un mémoire enregistré le 20 août 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de ses conclusions principales et maintient sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 16 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Le désistement des conclusions principales à fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions principales à fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 27 août 2025.

La présidente,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2403017

ch

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