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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2403114

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2403114

mardi 25 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2403114
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à Mme B une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant les conclusions principales de la requête sans objet. Par ordonnance du 25 février 2025, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction, et a rejeté les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 et 16 décembre 2024, et le 18 février 2025, Mme A B, représentée par l'AARPI Ad'vocare, Me Bourg, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet du préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande du 21 février 2023 de délivrance d'un titre de séjour pluriannuel ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une carte de séjour temporaire pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, de procéder au renouvellement d'un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande d'admission au séjour, le tout dans un délai de 30 jours à compter du jugement à intervenir, et dans tous les cas, de lui délivrer dans un délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir, un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail le temps nécessaire à la remise effective de son titre de séjour, ou le cas échéant, le temps nécessaire au réexamen de sa demande d'admission au séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ou une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761.1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2025, le préfet du Puy de Dôme conclut au non-lieu à statuer.

Mme B a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 31 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Mme B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Puy-de-Dôme a décidé de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme B, valable du 23 janvier 2025 au 22 janvier 2029. Il fait valoir, sans être contredit par la requérante, que dans l'attente de la fabrication de ce titre, il lui a délivré plusieurs récépissés de demande de carte de séjour. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme B sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'une part, d'admettre Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, et d'autre part, de faire droit à ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 25 février 2025.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.ch

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