LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2403169

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2403169

jeudi 26 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2403169
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Puy-de-Dôme refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, dont le précédent titre de séjour avait expiré le 10 octobre 2023, n'avait pas présenté sa demande de renouvellement dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui lui conférait une situation précaire qu'il ne pouvait invoquer pour justifier d'une urgence. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Vaz de Azevedo, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa requête, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- il ne peut plus travailler dès lors que son autorisation de prolongation d'instruction a expiré ; il a perdu son emploi cet été dans le cadre d'un licenciement économique et ne peut trouver un nouvel emploi en l'absence d'une autorisation de prolongation d'instruction ; il dispose d'une promesse d'embauche, valable jusqu'au 6 janvier 2025, dont il ne peut donner une suite favorable en l'absence de justification sur la régularité de son séjour sur le territoire français ;

- il ne peut pas prétendre aux allocations chômages en l'absence de justificatif de sa situation régulière sur le territoire français ;

- il ne peut assumer le remboursement du crédit de sa maison ;

- il ne peut contribuer financièrement à l'entretien de sa fille ;

- il bénéficie d'une présomption d'urgence dès lors qu'il s'agit d'une demande de renouvellement de titre de séjour ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il remplit les conditions relatives à la délivrance d'une carte de séjour " vie privée et familiale " ; il est parent d'un enfant français et contribue à son entretien et à son éducation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est parent d'enfant français et que le refus de délivrance d'un titre de séjour implique son retour en Albanie ;

- elle méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant au sens des dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; il risque d'être éloigné de son enfant qui a toujours vécu à ses côtés.

Vu :

- la requête enregistrée le même jour sous le n° 2403168 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision en litige ;

- l'ensemble des pièces du dossier ;

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

3. Selon l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. Lorsque sa demande porte sur un titre de séjour ne figurant pas dans cette liste, il présente sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire ;

/ () ".

4. Il résulte de l'instruction que M. A, ressortissant albanais, a bénéficié d'un titre de séjour valable du 17 octobre 2022 au 16 octobre 2023 dont il a demandé le renouvellement le 1er septembre 2023 auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme. Ces derniers ont toutefois informé l'intéressé de la clôture de sa demande dès lors qu'elle " n'est pas valide " et l'ont invité à effectuer une nouvelle demande de titre de séjour " vie privée et familiale " par voie postale. Ainsi, M. A ayant déposé cette nouvelle demande de titre de séjour le 24 février 2024, soit après l'expiration des délais prévus par les dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 3, la décision en litige ne constitue pas un refus de renouvellement de titre de séjour mais doit être regardée comme une première demande d'un nouveau titre de séjour. Dès lors, le requérant ne peut se prévaloir de la présomption d'urgence mentionnée au point 2. Par ailleurs, s'il soutient qu'il se trouve placé dans une situation de précarité financière dès lors qu'il ne peut occuper un emploi en l'absence d'un titre de séjour l'autorisant à travailler, il ne justifie pas, au regard des pièces versées au dossier, d'une telle situation. Dans ces conditions, M. A ne justifie pas de circonstances particulières de nature à caractériser une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision qu'il conteste soit suspendue.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant au doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, que les conclusions de M. A, y compris celles aux fins d'injonction, d'astreinte et celles relatives aux frais liés au litige, doivent être rejetées en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Clermont-Ferrand, le 26 décembre 2024.

La présidente,

signé

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.AA

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions