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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2501407

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2501407

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2501407
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, qui contestait ses droits à congés annuels auprès du département de la Haute-Loire. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions à fin d'annulation d'une décision administrative ou de versement d'une indemnité, mais se bornait à poser des questions et à demander au juge de le rétablir dans ses droits. Cette solution a été prise en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration ni accueillir des conclusions dépourvues d'objet juridique précis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mai 2025, M. A B saisit le tribunal d'un litige qui l'oppose à son employeur, le département de la Haute-Loire, concernant ses droits à congés annuels acquis au titre des années 2022 et 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Selon l'article R. 421-1 du même code, " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / () ".

2. Il résulte de ces dispositions que, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré, ni adresser des injonctions à une autorité administrative hormis dans le cas où cela est impliqué par l'annulation d'un acte administratif prononcée à titre principal.

3. M. B a contesté, par un recours gracieux formé le 16 février 2025 auprès du département de la Haute-Loire, les modalités de calcul de ses droits à congés annuels au titre des années 2022 et 2023. Par une décision du 19 mars 2025, la présidente du conseil départemental de la Haute-Loire a fixé à trois jours le nombre de congés restant à prendre pour l'année 2023. Par la présente requête, M. B se borne à formuler des questions au juge et à lui demander de le rétablir dans ses droits. Toutefois, de telles conclusions ne constituent pas des conclusions à fin d'annulation à l'encontre d'une décision administrative déterminée ou à fin de versement d'une indemnité en réparation d'un préjudice. Dès lors, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 27 mai 2025.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2501407

AC

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