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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2502001

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2502001

mercredi 16 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2502001
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 12 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour neuf mois. Le requérant invoquait l’urgence professionnelle et un doute sérieux sur la légalité de la mesure, arguant que le cannabis consommé n’était pas un stupéfiant au sens du code de la santé publique. Le juge a estimé qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, M. A B, représenté par Me Juillard, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 12 juin 2025 par lequel le préfet de l'Allier a suspendu son permis de conduire pour une durée de neuf mois.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ; la mesure porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle et personnelle dès lors que le maintien de son emploi dépend de son permis de conduire ;

- la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux est remplie ; il n'a pas fait usage de stupéfiants au sens de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique, il a consommé du cannabis d'origine légale qui ne provient pas d'une plante classée sur la liste des stupéfiants.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 15 juillet 2025 sous le n° 2502000 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision en litige.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 12 juin 2025 par lequel le préfet de l'Allier a suspendu son permis de conduire pour une durée de neuf mois.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par le requérant, tels que visés ci-dessus, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant à l'urgence, que les conclusions de M. B doivent être rejetées en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 16 juillet 2025.

La présidente du tribunal,

Juge des référés

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de l'Allier, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

No 2502001

AC

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