LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2502173

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2502173

mercredi 13 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2502173
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGIRARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de M. B contestant une décision de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un signalement aux fins de non-admission émis par les autorités suisses, conformément à l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de l'assignation à résidence a également été écarté.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête sommaire enregistrée le 31 juillet 2025 sous le numéro 2502173, et un mémoire enregistré le 12 août 2025, M. A se disant Sahraoui B, représenté par Me Girard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant reconduite d'office à la frontière et fixant le pays de renvoi.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense.

II. Par une requête sommaire enregistrée le 31 juillet 2025 sous le numéro 2502174, et un mémoire enregistré le 12 août 2025, M. A se disant Sahraoui B, représenté par Me Girard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a prononcé son éloignement d'office et a fixé le pays de renvoi ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que le préfet n'établit pas pour quelles raisons les différents alias correspondent à son identité et ne produit pas la décision des autorités suisses sur la base de laquelle la décision est fondée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Nivet, conseiller, pour statuer sur le litige.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 13 août 2025 à 10h00, en présence de Mme Blanc, greffière :

- le rapport de M. Nivet ;

- les observations de Me Girard, avocate de M. A se disant B, qui reprend ses dernières écritures et déclare se désister des moyens présentés dans la requête sommaire.

Le préfet du Puy-de-Dôme n'était ni présent, ni représenté.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 28 juillet 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a décidé d'éloigner d'office M. A se disant Sahraoui B et a fixé le pays de destination. Par une décision du 28 juillet 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a assigné l'intéressé pour une durée de quarante-cinq jours avec obligation de se présenter quotidiennement auprès des services de la police nationale de Clermont-Ferrand. Par les présentes requêtes, M. B demande l'annulation de ces décisions.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2502173 et n° 2502174 présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Le requérant n'a pas déposé de demande d'aide juridictionnelle. Par suite, sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle ne peut, en tout état de cause, qu'être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant reconduite d'office à la frontière et fixant le pays de renvoi :

4. En premier lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider de mettre en œuvre une décision obligeant un étranger à quitter le territoire d'un autre État dans les cas suivants : / 1° L'étranger a fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission en vertu d'une décision de refus d'entrée ou d'éloignement exécutoire prise par l'un des autres États parties à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 et se trouve irrégulièrement sur le territoire métropolitain ; () ".

6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier, des termes de la décision attaquée, qui ne sont pas utilement contestés, que M. A se disant Sahraoui B a fait l'objet, sous trois identités différentes, d'un signalement émis par les autorités suisses aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, consécutivement à une décision de refus d'entrée ou d'éloignement exécutoire prise à son encontre. Pour contester la légalité d'une décision de reconduite à la frontière prise suite à un tel signalement, le requérant ne peut se borner à alléguer, sans autre précision, que l'existence de la décision constituant la base légale de l'acte attaqué n'est pas établie ou que le préfet n'apporte pas la preuve des alias qui ressortent du système d'information Schengen. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

7. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant reconduite d'office à la frontière et fixation du pays de renvoi doit être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A se disant Sahraoui B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent être également rejetées ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 2502173 et 2502174 de M. A se disant Sahraoui B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant Sahraoui B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 août 2025.

Le magistrat désigné,

C. NIVETLa greffière,

N. BLANC

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2502173-2502174

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions