Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme B... qui demandaient une nouvelle étude du dossier de leur fils pour l'obtention de la mention "très bien" au baccalauréat 2025. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation souveraine d'un jury d'examen ni de se substituer à l'administration. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2025, M. et Mme B... sollicitent du tribunal « une nouvelle étude » du dossier de leur fils A... B... afin que lui soit attribué la mention « très bien » à son baccalauréat obtenu à la session 2025.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Par sa requête, M. et Mme B... sollicitent du tribunal « une nouvelle étude » du dossier de leur fils A... B... afin que lui soit attribuée la mention « très bien » à son baccalauréat obtenu à la session 2025. Toutefois, il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation souveraine portée par le jury d’un examen sur les mérites d’un candidat, ni, en tout état de cause, de faire œuvre d’administrateur. Par suite, les conclusions présentées par les requérants sont manifestement irrecevables et il y a lieu, en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1, de rejeter la requête de M. et Mme B....
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B....
Fait à Clermont-Ferrand, le 14 octobre 2025.
La présidente,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.