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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2502814

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2502814

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2502814
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre un courrier de la directrice d’un EHPAD. Ce courrier, qualifié de "mise en demeure", se bornait à rappeler le règlement intérieur et à informer la requérante de conséquences éventuelles en cas de récidive. Le juge a estimé qu’il était dépourvu de portée décisoire et ne faisait pas grief, le rendant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2025, Mme A... B..., demande au tribunal d’annuler « la mise en demeure » du 5 août 2025 émise à son encontre par la directrice de l’établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes « Les Roches ».

Vu l’ensemble des pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».

Par la présente requête, Mme B... demande au tribunal d’annuler « la mise en demeure » du 5 août 2025 émise à son encontre par la directrice de l’établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes « Les Roches ». Toutefois, par ce courrier, la directrice de l’EHPAD se borne à rappeler à Mme B... le règlement intérieur de l’établissement lors de la prise des repas et à l’informer que, en cas de réitération de son comportement, elle envisage de limiter son droit de visite et d’informer le procureur de la République. Ainsi, ce courrier, dépourvu de toute portée décisoire et ne faisant donc pas grief, est donc insusceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme B... dirigées contre ce courrier sont donc manifestement irrecevables et la requête ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

 

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

 

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

 

 

Fait à Clermont-Ferrand, le 6 octobre 2025.

  

 

La présidente,

 

 

 

 

 

S. BADER-KOZA

 

 

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

 

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