Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour de trois ans. Le préfet de l’Allier ayant retiré ces décisions le 10 octobre 2025, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code et de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Drobniak, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler les décisions du 30 septembre 2025 par lesquelles le préfet de l’Allier l’a obligé à quitter le territoire français et y a interdit son retour pour la durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2025, le préfet de l’Allier conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A....
Il fait valoir que, par une décision en date du 10 octobre 2025, il a retiré les décisions attaquées.
Par un mémoire, enregistré le 5 novembre 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et « d’injonction » mais maintient sa demande présentée sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A... a déposé une demande d’aide juridictionnelle le 23 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné, M. Jurie, premier conseiller, pour statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Par un mémoire, enregistré le 5 novembre 2025, M. A... se désiste de ses conclusions à fin d’annulation et « d’injonction ». Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose, dès lors, à ce qu’il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... présentées au titre des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A....
Article 2 : Les conclusions de M. A... présentées en application des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de l’Allier.
Fait à Clermont-Ferrand, le 18 novembre 2025.
Le magistrat désigné,
G. JURIE
La République mande et ordonne au préfet de l’Allier en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.