jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-1900173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEREE DE ROCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2019, M. E A, représenté par Me Sérée de Roch, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 6 mars 2015, d'un montant de 23 014,50 euros pour le recouvrement d'un trop-perçu lui ayant été versé en exécution de la décision n° 358154 du Conseil d'État en date du 28 mai 2014 et de le décharger de l'obligation de payer la somme correspondante ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la valeur de la marchandise saisie, que le Conseil d'État a arrêtée à la somme de 650 000 euros aux termes de sa décision du 28 mai 2014, doit être actualisée à la somme totale de 1 094 091,90 euros après application du coefficient d'érosion monétaire ;
- la somme de 650 000 euros que l'État a été définitivement condamné à lui verser par la décision du Conseil d'État du 28 mai 2014 porte intérêt à taux légal à compter du 12 juillet 1995, si bien qu'à la date de la réclamation préalable adressée au comptable public, les intérêts restant dus s'élevaient à 3 707,07 euros ;
- aux termes du titre litigieux, le calcul des intérêts a été opéré sur la période du 13 juin 2007, date d'ordonnancement du jugement rendu par le tribunal le 29 mars 2007, au 28 mai 2014, date de la décision par laquelle le Conseil d'État a définitivement fixé la somme dont il devait être indemnisé ; or, la condamnation de l'État n'est devenue définitive que par cette dernière décision du 28 mai 2014, de telle sorte qu'aucun intérêt ne peut courir avant cette date ; ces intérêts de retard constituent une sanction à caractère répressif qui n'est pas motivée ;
- le calcul du montant de trop-perçu qui lui est réclamé au principal est erroné dès lors que l'État a été condamné à lui verser, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, 900 euros aux termes du jugement du tribunal du 19 octobre 2004, 1 300 euros et 1 500 euros aux termes des arrêts de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 15 mai 2007 et du 9 avril 2009, auxquels s'ajoute la somme de 4 000 euros qui lui a été allouée sur le même fondement par la décision du Conseil d'État du 28 mai 2014, si bien qu'il détient une créance de 7 700 euros sur l'État ; ces différentes sommes doivent être augmentées des intérêts légaux de 5 points en application de l'article 1153-1 du code civil et de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier ;
- bien que le titre de perception en litige mentionne une compensation à opérer entre le montant mis à sa charge par ce titre et la créance de 4 000 euros qu'il détient sur l'État en exécution de la décision du Conseil d'État du 28 mai 2014, la somme de 19 014,50 euros qu'il a été mis en demeure de payer procède à la compensation annoncée sur la somme globale, principal et intérêts compris, de 23 014,50 euros, alors qu'elle ne peut s'imputer que sur le principal lequel, après compensation, s'élève à 16 690,73 euros ;
- le titre de perception est insuffisamment motivé ;
- le titre de perception est irrégulier faute de signature de son auteur, et en l'absence de démonstration que la signature de l'ordonnateur figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, en application de l'article 55 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010.
Par une lettre, enregistrée le 5 avril 2019 au greffe du tribunal, le directeur départemental des finances publiques du Gers indique que l'autorité compétente pour produire à l'instance est le ministre de l'agriculture, ordonnateur ayant émis le titre de perception en litige.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 février 2021 et le 22 juillet 2022, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête de M. A est tardive dès lors qu'il n'a pas contesté le titre de perception émis le 6 mars 2015 dans les délais fixés par les articles 118 et 119 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 1er août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 août 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision n° 452417 du Conseil d'État du 7 avril 2022.
Vu :
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,
- et les observations de Mme C, représentant le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Considérant ce qui suit :
1. M. A commercialise dans le Gers des denrées alimentaires issues de la production locale, à base de viande de porc, d'oie et de canard. Après un contrôle des services vétérinaires et de la direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes du Gers, en avril 1986, et le constat d'infractions aux règles de fabrication et de commercialisation de ces denrées, son stock de marchandises a été saisi puis détruit. Par un jugement du 19 octobre 2004, le tribunal administratif de Pau a déclaré l'État responsable du préjudice subi par M. A du fait de la destruction des denrées saisies et a ordonné une expertise avant de statuer sur le montant de l'indemnité à laquelle celui-ci pouvait prétendre. Par un jugement du 29 mars 2007, le même tribunal a condamné l'État à verser à M. A la somme de 880 882,52 euros hors taxe en réparation de son préjudice. Le 4 juillet 2007, l'État a versé à M. A la somme de 956 068,05 euros.
2. Par un arrêt du 15 mai 2007, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel que le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche avait interjeté du jugement du 19 octobre 2004, et par un arrêt du 9 avril 2009, la même cour, faisant partiellement droit au recours du ministre, a ramené à 650 000 euros hors taxe le montant de la condamnation prononcée contre l'État. Par deux décisions des 26 mai et 16 juillet 2010, le Conseil d'État statuant au contentieux a annulé les arrêts de la cour administrative d'appel de Bordeaux des 15 mai 2007 et 9 avril 2009 et renvoyé les affaires devant cette cour. Par un arrêt du 2 février 2012, la cour administrative d'appel de Bordeaux, statuant sur renvoi après cassation, a annulé les jugements des 19 octobre 2004 et 29 mars 2007 et rejeté la demande d'indemnisation présentée par M. A.
3. Par une décision du 28 mai 2014, le Conseil d'État statuant au contentieux a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 2 février 2012, rejeté le recours présenté par le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, contre le jugement du tribunal administratif de Pau n° 01401406 du 19 octobre 2004, condamné l'Etat à payer à M. A une somme de 650 000 euros hors taxes, cette somme portant intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 1995 et ces intérêts portant eux-mêmes intérêts à compter du 11 juin 2002 et à chaque échéance annuelle, réformé le jugement du tribunal administratif de Pau n° 0101406 du 29 mars 2007 en ce qu'il a de contraire à sa décision, rejeté le surplus des conclusions d'appel du ministre et de M. A contre ce dernier jugement et mis à la charge de l'État le versement à M. A d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le 6 mars 2015, le directeur départemental des finances publiques du Gers a émis à l'encontre de M. A un titre de perception pour le recouvrement du trop-perçu lui ayant été versé en exécution de la décision du Conseil d'État du 28 mai 2014, correspondant à 20 690,73 euros de trop-perçu majoré des intérêts légaux courant du 13 juin 2007 au 28 mai 2014.
4. Une mise en demeure de payer a été adressée à M. A, le 10 juin 2015, d'un montant de 20 915,50 euros correspondant au montant du titre de perception augmenté d'une majoration de 1 901 euros et dont a été déduite, par compensation, la somme de 4 000 euros qui lui était due par l'État aux termes de la décision du 28 mai 2014 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Des saisies à tiers détenteur lui ont été adressées le 21 septembre 2015 puis le 11 avril 2017, le 9 août 2017 et le 5 septembre 2017. La réclamation qu'il a formée le 6 octobre 2017 a été rejetée le 11 octobre 2017. De nouvelles notifications de saisie à tiers détenteur lui ont été adressées le 28 novembre 2017. Un commandement de payer lui a été adressé le 19 avril 2018. M. A a présenté une réclamation préalable à la direction départementale des finances publiques du Gers le 31 mai 2018, reçue le 4 juin 2018.
5. Par deux requêtes, enregistrées les 27 octobre 2020 et 14 janvier 2021, M. A a demandé au Conseil d'État de prendre les mesures qu'impliquait l'exécution de sa décision du 28 mai 2014. Par une décision du 7 avril 2022, le Conseil d'État a rejeté la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision du 13 avril 2021 par laquelle la présidente de la section du rapport et des études l'a informé qu'elle considérait la décision du 28 mai 2014 comme exécutée et qu'elle procédait au classement du dossier.
6. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 6 mars 2015, d'un montant de 23 014,50 euros pour le recouvrement d'un trop perçu lui ayant été versé en exécution de la décision n° 358154 du Conseil d'État en date du 28 mai 2014 et de le décharger de l'obligation de payer la somme correspondante.
7. D'une part, aux termes de l'article 117 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique dans sa version alors applicable : " Les titres de perception émis en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables : ¨1° Soit d'une opposition à l'exécution en cas de contestation de l'existence de la créance, de son montant ou de son exigibilité ; / 2° Soit d'une opposition à poursuites en cas de contestation de la régularité de la forme d'un acte de poursuite. / () ". L'article 118 du même décret, dans sa rédaction alors applicable, dispose : " Avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser une réclamation appuyée de toutes justifications utiles au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / La réclamation doit être déposée, sous peine de nullité : / 1° En cas d'opposition à l'exécution d'un titre de perception, dans les deux mois qui suivent la notification de ce titre ou du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause ; / 2° En cas d'opposition à poursuites, dans les deux mois qui suivent la notification de l'acte de poursuite. / L'autorité compétente délivre un reçu de la réclamation, précisant la date de réception de cette réclamation. Elle statue dans un délai de six mois dans le cas prévu au 1° et dans un délai de deux mois dans le cas prévu au 2°. A défaut d'une décision notifiée dans ces délais, la réclamation est considérée comme rejetée. ". Aux termes du l'article 119 du même décret dans sa version alors applicable : " Le débiteur peut saisir la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de la décision prise sur sa réclamation ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration des délais prévus à l'article 118. ".
8. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans le cas où le recours juridictionnel doit obligatoirement être précédé d'un recours administratif, celui-ci doit être exercé, comme doit l'être le recours juridictionnel, dans un délai raisonnable. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.
9. En l'espèce, le titre de perception que conteste M. A a été émis le 6 mars 2015. Il mentionne les voies et délais de recours ouverts à l'intéressé pour contester le montant mis à sa charge. Après qu'une mise en demeure de payer lui a été adressée, le 10 juin 2015, d'un montant de 20 915,50 euros, il a été informé d'une saisie à tiers détenteur, premier acte de poursuite procédant du titre en cause, le 21 septembre 2015, puis à nouveau, d'une saisie à tiers détenteur le 11 avril 2017, le 9 août 2017 et le 5 septembre 2017. Le 6 octobre 2017, M. A a contesté être redevable de la somme de 20 915,50 euros. Par une lettre du 11 octobre 2017, le directeur départemental des finances publiques du Gers l'a informé que toute réclamation contre le titre exécutoire était à adresser au ministre de l'agriculture en tant qu'ordonnateur. Il s'ensuit que M. A, qui ne conteste pas, au demeurant, avoir reçu notification de l'ensemble de ces décisions qu'il a produites à l'instance, a nécessairement eu connaissance du titre de perception en litige, au plus tard, le 6 octobre 2017, date à laquelle il a présenté une réclamation préalable au directeur départemental des finances publiques du Gers. Le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article 119 du décret du 7 novembre 2012 cité a couru à compter du 6 octobre 2017 et a expiré le 6 décembre 2017. Dès lors que le titre de perception émis le 6 juin 2015 a été porté à la connaissance de M. A le 6 octobre 2017 au plus tard et que ce dernier n'a exercé aucun recours juridictionnel dans le délai légal, ce titre de perception, qui a par nature un objet exclusivement pécuniaire, était devenu définitif à la date à laquelle la requête de M. A a été enregistrée, le 17 janvier 2019. Au surplus et en tout état de cause, si des actes de poursuite aux fins de recouvrement des sommes en litige ont été émis jusqu'au 19 avril 2018, cette circonstance est sans incidence sur l'écoulement des délais de recours contre le titre de perception du 6 mars 2015.
10. Il résulte de ce qui précède que la présente requête formant opposition à l'exécution du titre de perception du 6 mars 2015, enregistrée le 17 janvier 2019, postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux et au-delà d'un délai raisonnable, est tardive et que la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire doit être accueillie. Par voie de conséquence, les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Beneteau, première conseillère,
Mme Neumaier, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
A. DLa présidente,
signé
M. B
La greffière,
signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026