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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-1901495

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-1901495

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-1901495
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantMASSOU DIT LABAQUERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juin 2019, Mme E H, épouse F, représentée par Me Massou dit G, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 avril 2019 par laquelle la directrice du pôle gériatrie du Pays des Sources a refusé de procéder à la révision de son compte-rendu annuel d'évaluation relatif à l'année 2017 ;

2°) de faire droit à ses demandes de rectification de son compte-rendu annuel d'évaluation 2017 ;

3°) et de mettre à la charge du centre hospitalier de Mont-de-Marsan une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la signataire de la décision attaquée est incompétente ;

- la décision est insuffisamment motivée en fait et en droit ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure résultant de la méconnaissance de la procédure contradictoire applicable ;

- la commission paritaire consultée n'a pas disposé des informations lui permettant de rendre un avis éclairé ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que son auteur l'avait prise avant même que la commission consultative rende un avis ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle constitue une sanction déguisée, ce dont il résulte que la procédure applicable aux sanctions n'a pas été respectée ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation notamment caractérisée par le gel de sa note chiffrée et l'ajout d'un élément d'appréciation littérale négatif dont elle n'a pas été préalablement informée ; par ailleurs, les représentants syndicaux étaient favorables à la modification de son compte-rendu d'appréciation annuel dans le sens qu'elle souhaitait ;

- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2019, le centre hospitalier de Mont-de-Marsan conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'il n'a pas d'élément de réponse à apporter du fait de l'absorption du pôle gériatrique par le centre hospitalier et de la cessation des fonctions de la directrice et de la directrice adjointe de ce centre.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2010-1153 du 29 septembre 2010 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Réaut, rapporteure,

- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Depuis 1983, Mme H, épouse F, exerce les fonctions d'aide-soignante en service de nuit au sein du pôle de gériatrie de l'établissement dénommé " Pays des Sources ", situé à Morcenx. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler la décision du 26 avril 2019 par laquelle la directrice, à la suite de l'avis de la commission administrative paritaire départementale du 30 novembre 2018, a rejeté sa demande de révision de son compte rendu d'évaluation professionnelle de l'année 2017.

Sur le droit applicable :

2. D'une part, aux termes de l'article 65 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors applicable : " L'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct ou l'autorité compétente déterminée par décret en Conseil d'Etat. Lors de cet entretien professionnel annuel, les fonctionnaires reçoivent une information sur l'ouverture et l'utilisation de leurs droits afférents au compte prévu à l'article 22 quater de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée. / A la demande de l'intéressé, la commission administrative paritaire peut demander la révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article. ". L'article 1er du décret du 29 septembre 2010 portant application de l'article 65-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dont le directeur du centre hospitalier de Mont-de-Marsan ne conteste pas avoir fait application, dispose que : " Sur décision de l'autorité investie du pouvoir de nomination des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, après avis du comité technique d'établissement, les fonctionnaires et les agents contractuels employés à durée indéterminée, à l'exception des personnels de direction et des directeurs des soins, peuvent faire l'objet, à titre expérimental, d'une évaluation ayant pour but d'apprécier leur valeur professionnelle dans les conditions fixées par le présent décret. / Dans ce cas, les dispositions de l'arrêté du 6 mai 1959 relatif à la notation des établissements d'hospitalisation, de soins et de cure publics cessent d'être applicables. ". L'article 2 de ce décret dispose que : " L'agent bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à un compte rendu. ". L'article 3 prévoit que : " L'entretien professionnel est conduit par le supérieur hiérarchique direct de l'agent. Il porte principalement sur : 1° Les résultats professionnels obtenus par l'agent eu égard aux objectifs qui lui ont été fixés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement de la structure dont il relève ; / 2° Les objectifs fixés à l'agent pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des perspectives d'évolution des conditions d'organisation et de fonctionnement de la structure ; / 3° La manière de servir de l'agent ; / 4° Les compétences acquises au cours de l'expérience professionnelle ; / 5° Les aptitudes aux fonctions d'encadrement pour l'agent qui les exerce ; / 6° Les besoins de formation de l'agent ; / 7° Les perspectives d'évolution professionnelle de l'agent en termes de carrière et de mobilité. "

3. D'autre part, l'article 6 du décret précité du 29 septembre 2010, alors applicable : " L'autorité investie du pouvoir de nomination peut être saisie par l'agent d'une demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Cette demande de révision est présentée dans un délai de quinze jours francs suivant la notification à l'agent du compte rendu de l'entretien. L'autorité investie du pouvoir de nomination notifie sa réponse dans un délai de quinze jours après la demande de révision de l'entretien professionnel. / Les commissions administratives paritaires peuvent, à la demande de l'intéressé et sous réserve qu'il ait au préalable exercé la demande de révision mentionnée à l'alinéa précédent, proposer à l'autorité investie du pouvoir de nomination la modification du compte rendu de l'entretien professionnel. Dans ce cas, communication doit être faite aux commissions de tous éléments utiles d'information. Les commissions administratives paritaires doivent être saisies dans un délai d'un mois franc suivant la notification de la réponse formulée par l'autorité investie du pouvoir de nomination dans le cadre de la demande de révision. / L'autorité investie du pouvoir de nomination communique au fonctionnaire, qui en accuse réception, le compte rendu définitif de l'entretien professionnel. "

4. Enfin, l'article 5 de ce même décret dispose que : " L'agent est convoqué par son supérieur hiérarchique direct à l'entretien professionnel dans un délai de huit jours au moins avant la date fixée pour celui-ci. Le support du compte rendu est adressé en même temps que cette convocation. / Le compte rendu de l'entretien professionnel se réfère obligatoirement aux thèmes énumérés à l'article 3 du présent décret et comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de l'agent. / Il est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct de l'agent. / Il est visé par l'autorité investie du pouvoir de nomination qui, le cas échéant, le complète de ses observations. / Le compte rendu est alors notifié à l'agent, qui le signe, pour attester qu'il en a pris connaissance, après l'avoir, le cas échéant, complété de ses observations. / Il est ensuite transmis à l'autorité investie du pouvoir de nomination et versé au dossier de l'agent. "

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 26 avril 2019 :

5. En premier lieu, la décision attaquée est signée par Mme B A, directrice du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Ainsi, en sa qualité d'autorité de nomination au sens et pour l'application des dispositions précitées, elle est donc compétente pour prendre les décisions relatives au compte rendu professionnel des fonctionnaires relevant de l'établissement public hospitalier de Mont-de-Marsan, en ce compris le Pôle gériatrique du Pays des Sources. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui refuse de réviser le compte rendu d'évaluation annuelle de Mme H, épouse F, ne relève d'aucune des catégories de décisions individuelles défavorables soumises à une obligation de motivation, limitativement énumérées aux articles L. 211-2 et L. 211-3 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, le décret du 29 septembre 2010 n'impose pas davantage une telle règle de forme. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée, laquelle comporte néanmoins les considérations de fait qui la fondent, ne peut être qu'écarté.

7. En troisième lieu, si Mme H, épouse F, soutient que la décision litigieuse aurait été prise en méconnaissance du principe du contradictoire en se prévalant des dires de la nouvelle directrice du Pôle gériatrique dans un courrier du 5 novembre 2018. Toutefois les dispositions citées au point 3 régissent entièrement la procédure de révision du compte rendu d'entretien professionnel laquelle permet à tout intéressé de faire ses observations, ce dont la requérante n'allègue ni n'établit avoir été privée. Dans ces conditions, le vice de procédure ne peut être qu'écarté.

8. En quatrième lieu, Mme H, épouse F, soutient que les membres de la commission administrative paritaire qu'elle a saisie en vue de la révision de son compte rendu d'entretien annuel de 2017 auraient été insuffisamment informés de sa situation. A l'appui de cette allégation, elle se prévaut du procès-verbal de la séance de la commission administrative paritaire départementale qui porte la mention selon laquelle la fiche de notation était manquante. Toutefois, en faisant application du décret du 29 septembre 2010, dont l'article 1er ci-dessus énoncé au point 2 fixe la portée, l'établissement public hospitalier a implicitement mais nécessairement abandonné la notation chiffrée à laquelle s'est substitué le compte rendu d'entretien professionnel annuel. Dans ces conditions, la circonstance que la commission administrative paritaire a examiné la situation de Mme H, épouse F, sans avoir eu connaissance de la fiche de notation, qui n'existait plus, n'a pas vicié la procédure consultative. Il s'ensuit que le vice de procédure tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 6 du décret du 29 septembre 2010 doit être écarté.

9. En cinquième lieu, Mme H, épouse F, soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit au motif que la directrice de l'établissement hospitalier aurait décidé du rejet de sa demande de révision avant que la commission administrative paritaire ne fasse connaitre le sens de sa proposition. Elle se prévaut à l'appui de cette allégation du " rapport circonstancié " établi par la directrice du centre hospitalier le 5 novembre 2018 à l'attention de la commission administrative paritaire devant se réunir le 30 novembre 2018 faisant état de ce qu'elle " ne souhaite pas revenir sur la note de l'ancienne directrice, d'autant plus que Mme F n'a pas su se remettre en cause dans son comportement non professionnel ".

10. Il ressort des dispositions de l'article 6 du décret du 29 septembre 2019, ci-dessus énoncées au point 3, que la procédure de révision d'un compte rendu d'entretien est engagée, par la saisine de l'autorité de nomination qui doit répondre dans un délai de 15 jours, et, le cas échéant, par la saisine de la commission administrative paritaire dans le mois suivant la réponse apportée par l'autorité de nomination à l'agent. Ensuite, lorsque l'organe consultatif formule une proposition de réformation du compte rendu d'évaluation, l'autorité compétente met un terme à la procédure de révision en communiquant à l'intéressé son compte rendu d'entretien professionnel final. Dès lors que ces modalités d'examen d'une demande de révision d'un compte rendu d'entretien professionnel sont autonomes l'une de l'autre, la circonstance que l'autorité de nomination manifeste son opposition à sa révision avant que la commission administrative paritaire rende son avis ne vicie pas la procédure, ni n'entache la décision finale d'une erreur de droit.

11. Au cas d'espèce, la circonstance que la directrice du centre hospitalier a fait connaitre à la commission administrative paritaire son intention de ne pas répondre favorablement à la demande de révision dont elle a été saisie n'est pas de nature, à elle-seule, au vu des modalités de la procédure de révision, à avoir vicié la procédure, ni à entacher la décision attaquée d'une erreur de droit.

12. En sixième lieu, Mme H, épouse F, soutient que le refus de satisfaire sa demande de révision du compte rendu d'entretien professionnel annuel de 2017 serait constitutif d'une sanction déguisée et, par suite, serait entaché d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de la procédure disciplinaire. A l'appui de cette allégation, la requérante se prévaut de ce que le compte rendu d'entretien professionnel final a été modifié par rapport au compte rendu qui lui a été antérieurement notifié.

13, Il ressort des pièces du dossier que l'entretien professionnel annuel d'évaluation de Mme H, épouse F, pour l'année 2017 a bien été mené par sa supérieure hiérarchique directe, Mme C, cadre de santé, le 24 août 2017. Le même jour, Mme H, épouse F, a signé ce compte-rendu alors qu'il est constant que l'autorité de nomination ne l'avait pas visé. La requérante a donc signé le compte-rendu à un stade intermédiaire. Elle a ensuite été destinataire du compte rendu final, qu'elle verse à l'instance, visé par l'autorité de nomination qui a ajouté ses propres observations, sous la forme d'un rappel " au respect de son champ de compétences ". La circonstance que Mme H, épouse F, a signé prématurément son compte-rendu d'entretien professionnel tout comme la circonstance que l'autorité de nomination a usé de la faculté dont elle disposait, d'ajouter ses propres observations, ne portent pas atteinte aux droits statutaires de la requérante, ni ne manifestent une intention de sanctionner l'intéressée. Dans ces conditions, la décision attaquée ne revêt pas les caractères d'une sanction déguisée ni n'est entachée d'un détournement de pouvoir. Il s'ensuit que ces erreurs de droit, et par suite, le vice de procédure tiré de la méconnaissance de la procédure disciplinaire, ne peuvent être qu'écartés.

14. En dernier lieu, la requérante soutient que son compte rendu d'entretien professionnel de l'année 2017 serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et se prévaut, à l'appui de ce moyen, du caractère dépréciatif de l'observation ajoutée par l'autorité de nomination, ainsi que de ce que sa notation chiffrée aurait été gelée alors qu'il serait d'usage, au sein de l'établissement hospitalier, qu'une progression de 0,25 point soit automatiquement acquise chaque année.

15. D'une part, comme il a été dit, le compte rendu d'entretien annuel se substitue à la notation chiffrée. Par suite, la stagnation alléguée de la note de Mme H, épouse F, pour 2017, qui ne figure d'ailleurs sur aucune des pièces de son compte-rendu annuel, est sans incidence. D'autre part, la requérante ne conteste aucun des éléments qui composent l'appréciation générale portée sur sa manière de servir au titre de l'année 2017 par sa supérieure hiérarchique directe. Elle se borne à contester l'observation ajoutée par l'autorité de nomination qu'elle estime erronée et dépréciative. Toutefois, la mention de la directrice du centre hospitalier ainsi formulée, " doit respecter son champ de compétence ", par sa portée générale, ne présente pas un caractère critique d'une importance telle qu'elle remette en cause la valeur professionnelle de la requérante. Celle-ci a été notamment appréciée au regard des résultats obtenus par rapport aux objectifs assignés, qui ont été considérés comme partiellement atteints et au regard de la manière de servir, qui a été jugée très bonne en toutes ses composantes, la qualité du travail accompli, les qualités relationnelles mises en œuvre, l'implication personnelle et le sens du service public que sa supérieure hiérarchique directe a particulièrement souligné en insistant sur la disponibilité de Mme H, épouse F, pour prendre en charge les absences dans tous les secteurs du service. Ainsi, à supposer que la requérante ait désagréablement perçu l'observation ajoutée par la directrice du centre hospitalier, et ait fait un lien entre cette observation et une stagnation de sa note alors que la notation chiffrée n'existe plus, cette circonstance n'est pas de nature, à révéler l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation de nature à entacher d'illégalité le compte-rendu professionnel de 2017.

15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme H, épouse F, n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le rejet des conclusions d'excès de pouvoir de la requête n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'injonction ne peuvent être que rejetées.

Sur les frais de procès :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier de Mont-de-Marsan, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, les frais de procès exposés par Mme H, épouse F, .

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme H, épouse F, est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E H, épouse F, et au centre hospitalier de Mont-de-Marsan.

Délibéré après l'audience du 15 juin 2021, à laquelle siégeaient :

Mme Quéméner, présidente,

Mme Réaut, première conseillère,

Mme Duchesne, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2022.

La rapporteure,

V. REAUT

La présidente,

V. QUEMENERLa greffière,

M. D

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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