mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2000018 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BARNECHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 janvier 2020 et le 28 octobre 2020, Mme B A, représentée par Me Barnèche, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 novembre 2019 par laquelle l'inspecteur du travail du département des Landes a autorisé son licenciement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de l'article L. 2421-3 du code du travail, dès lors que le comité social et économique, consulté pour avis, n'a pas été régulièrement convoqué ;
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- l'inspecteur du travail ne vise pas les pièces remises par la requérante lors de son audition, ni ne démontre les avoir exploitées, la décision attaquée ne visant que les pièces transmises par la société Lamarque Sogy bois ; elle n'a pas été destinataire de la pièce n° 29 visée au soutien de la demande d'autorisation de licenciement ;
- l'inspecteur du travail a retenu un grief, tenant au paiement tardif de salaires depuis le début de l'année 2019, alors qu'il n'a pas été soumis aux explications de la requérante, en méconnaissance de l'article L. 1232-2 du code du travail ;
- l'inspecteur du travail n'a pas vérifié que les faits reprochés correspondaient à la définition de la faute grave ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation quant à l'imputabilité de la modification de l'avantage en nature accordé à un salarié, quant au caractère fautif du défaut d'enregistrement dans la comptabilité de deux factures et quant au caractère avéré du défaut de transmission à l'assureur des éléments de mise à jour du volume d'activité de la société et de la poursuite de la validation et du paiement d'achats de stocks de bois en méconnaissance des instructions de la direction ;
- concernant les propos et attitudes vexatoires et discriminantes de la requérante à l'encontre de trois salariés placés sous son autorité, l'inspecteur du travail n'a pas vérifié la véracité des attestations, mensongères et non conformes à l'article 202 du code de procédure civile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2020, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Nouvelle Aquitaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 27 mars 2020 et le 4 février 2021, la société par actions simplifiée Lamarque Sogy bois, représentée par Me Maire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Un mémoire en production de pièces présenté pour Mme A a été enregistré le
9 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de procédure civile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les conclusions de Mme Meunier-Garner, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été engagée le 3 mai 1999 par la société Lamarque Sogy bois, au sein de laquelle elle a occupé en dernier lieu les fonctions de directrice administrative et financière. Le 12 mars 2019, Mme A a été désignée en qualité de membre titulaire du comité social et économique de l'entreprise. Par courrier du 10 septembre 2019, l'employeur de Mme A a présenté une demande d'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire. Par une décision du 4 novembre 2019, l'inspecteur du travail de la dixième section des Landes a autorisé le licenciement de Mme A. Cette dernière demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2421-3 du code du travail : " Le licenciement envisagé par l'employeur d'un membre élu à la délégation du personnel au comité social et économique titulaire ou suppléant ou d'un représentant syndical au comité social et économique ou d'un représentant de proximité est soumis au comité social et économique, qui donne un avis sur le projet de licenciement dans les conditions prévues à la section 3 du chapitre II du titre Ier du livre III. ". Au vu de ces dispositions, il appartient à l'employeur de mettre le comité social et économique ou la délégation unique du personnel à même d'émettre son avis, en toute connaissance de cause, sur la procédure dont fait l'objet le salarié protégé, en lui transmettant des informations précises et écrites sur les motifs de celle-ci. Toutefois, l'absence de transmission par l'employeur lors de la convocation du comité social et économique des informations requises, pour la consultation prévue à l'article L. 2421-3 du code du travail, par l'article L. 2312-15 du même code, n'entache pas d'irrégularité cette consultation si le comité d'entreprise a tout de même disposé de ces informations dans des conditions lui permettant d'émettre son avis en toute connaissance de cause.
3. Il ressort des pièces du dossier que les membres du comité social et économique de la société ont été convoqués à la réunion du 9 septembre 2019 par un courrier du 3 septembre 2019, lequel était accompagné d'une note faisant état des types de griefs reprochés à Mme A tels que " multiples actes de négligence et de carence dans la gestion administrative et financière de la société, mettant en danger son fonctionnement et sa pérennité, attitudes méprisantes, humiliantes et racistes vis-à-vis des personnels placés sous son autorité, non-respect des consignes données et refus récurrent du pouvoir de direction de l'employeur ". Cette information délivrée aux membres du comité social et économique a été en outre complétée, lors de cette réunion, par un exposé détaillé des griefs reprochés à la requérante par un dirigeant de l'entreprise, et par la prise de parole de Mme A elle-même, d'après le procès-verbal de la réunion. Par ailleurs, il ne résulte pas des dispositions précitées que les pièces justificatives étayant les griefs formulés à l'encontre de la salariée devaient être transmises au comité social et économique. Dès lors, ce dernier a disposé des informations nécessaires dans des conditions lui permettant d'émettre son avis en toute connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2421-3 du code du travail manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 2421-12 du code du travail : " La décision de l'inspecteur du travail est motivée. () ".
5. En mentionnant que la demande d'autorisation de licenciement de Mme A est sans lien avec son mandat de représentante du personnel au comité social et économique, l'inspecteur du travail, qui n'est pas tenu de reprendre l'ensemble des arguments développés par le salarié, a suffisamment motivé sa décision sur ce point. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait de la décision attaquée doit être écarté.
6. En troisième lieu, la circonstance que les pièces transmises à l'inspecteur du travail par la requérante ne soient pas visées dans la décision attaquée, d'une part, ne vicie pas celle-ci, d'autre part, ne signifie pas que ces pièces n'ont pas été prises en compte par l'inspecteur du travail, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant à ce dernier de viser l'ensemble des pièces versées au cours de la procédure.
7. En quatrième lieu, contrairement à ce qu'elle soutient, il ressort des pièces du dossier que, par courrier électronique du 25 septembre 2019, Mme A a été destinataire de la pièce n° 29 produite par la société Lamarque Sogy bois à l'appui de sa demande d'autorisation de licenciement. Par suite, le moyen tiré du défaut de communication à la requérante de cette pièce manque en fait.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 1232-2 du code du travail : " L'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable. / La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation. / L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. ". Aux termes de l'article L. 1232-3 du même code : " Au cours de l'entretien préalable, l'employeur indique les motifs de la décision envisagée et recueille les explications du salarié. ". Il résulte de ces dispositions que l'employeur est tenu, lors de l'entretien préalable, d'indiquer au salarié les motifs du licenciement envisagé, et que, dès lors, l'inspecteur du travail ne peut retenir des griefs qui n'ont pas été indiqués au salarié.
9. Il résulte de la décision attaquée qu'a notamment été retenu à l'encontre de
Mme A, pour fonder l'autorisation de licenciement, le grief tiré du paiement tardif des salaires. Si la société Lamarque Sogy bois conteste l'allégation de Mme A selon laquelle ce grief n'a pas été évoqué lors de l'entretien préalable, elle n'apporte aucun élément de preuve de nature à la remettre en cause, alors qu'elle est corroborée par une attestation du salarié ayant assisté l'intéressée au cours de l'entretien. Par suite, la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article L. 1232-2 du code du travail.
10. En sixième lieu, l'inspecteur du travail a retenu comme étant avérés, imputables à Mme A et fautifs, les griefs tirés de la modification unilatérale de l'avantage en nature accordé à un salarié sans accord de la direction, de l'omission de l'enregistrement et de la comptabilisation de plusieurs factures, du défaut de transmission à l'assureur de la société, malgré ses rappels, des éléments de mise à jour du volume d'activité de l'entreprise, du retard pris à plusieurs reprises, depuis le début de l'année 2019 dans le paiement des salaires, de la poursuite de la validation et du paiement d'achats de stocks de bois, en méconnaissance des instructions écrites de la direction, ainsi que de la tenue de propos et d'attitudes vexatoires et discriminants à l'encontre de salariés placés sous son autorité.
11. Tout d'abord, si Mme A soutient que la modification de l'avantage en nature accordé par elle à un salarié est intervenue sur demande expresse du directeur des achats de la société Lamarque Sogy bois, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce dernier disposait d'une délégation en ce sens. Par suite, l'inspecteur du travail, en retenant l'imputabilité de ce grief à la requérante, n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
12. Il ressort ensuite des pièces du dossier qu'au moins deux factures, d'un montant respectif de 22 320 euros et 3 854 euros, à échéance respective du 30 mai 2019 et du 15 août 2019, ont été trouvées le 20 août 2019 sur le bureau de Mme A et sur celui de son collaborateur. Si Mme A soutient que le défaut d'enregistrement en comptabilité et le retard de la mise en paiement de ces factures sont dus à l'existence d'un processus de validation préalable de ces factures par son collaborateur, qui en atteste, l'article 2 du contrat de travail de Mme A stipule qu'en qualité de directrice administrative et financière, " elle sera garante de la bonne gestion administrative et financière de l'entreprise, elle contrôle la bonne exécution de la stratégie et des procédures définies avec la direction et coordonne les services dont elle a la charge ". Or il n'est ni établi, ni même allégué que le processus de validation évoqué ci-dessus relève d'une procédure définie avec la direction de l'entreprise, alors qu'en revanche, la comptabilisation et le paiement des factures à l'échéance relève de la bonne gestion administrative et financière de la société. Par suite, eu égard à la fonction de directrice administrative et financière occupée par Mme A, le défaut d'enregistrement en comptabilité des factures à l'échéance revêtait un caractère fautif.
13. En outre, il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 17 août 2019, l'assureur de la société a fait part à cette dernière de ce qu'en dépit de ses rappels, les éléments de mise à jour du volume d'activité de l'entreprise ne lui avaient pas été transmis, ce qui le contraignait à émettre une cotisation forfaitaire. A cet égard, Mme A ne peut utilement soutenir qu'elle était en arrêt maladie à la date de réception de ce courrier, celui-ci intervenant à la suite de plusieurs rappels antérieurs. Par suite, ce grief n'est pas entaché d'inexactitude matérielle.
14. Par ailleurs, si, par courrier électronique du 16 mai 2019, la direction de l'entreprise a fait part à Mme A de ce que tout achat de pin était suspendu sans son accord express, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'après cette date, la requérante a acheté du bois sans l'aval de la direction. En effet, les échanges de courriers électroniques produits établissent que la validation des personnes dirigeantes concernées était sollicitée avant la finalisation des achats. Dès lors, Mme A est fondée à soutenir que la matérialité de ce grief n'est pas établi.
15. Il ressort enfin des attestations concordantes de trois salariés, placés sous l'autorité de Mme A, que cette dernière a dénigré l'un deux en raison de sa couleur de peau, tenant à son égard des propos racistes, et a tenu à l'encontre de ce dernier et de deux autres salariés des remarques vexatoires et désobligeantes. Eu égard au caractère concordant des attestations produites, alors même qu'elles ne seraient pas conformes au formalisme exigé par l'article 202 du code de procédure civile, les griefs tirés des propos et attitudes vexatoires et discriminantes contre un salarié placé sous son autorité et des propos et attitudes vexatoires et dévalorisants contre deux autres salariés placés sous son autorité doivent être tenus pour établis.
16. Il résulte des articles L. 1232-2 et L. 1232-3 du code du travail que l'inspecteur du travail peut légalement accorder l'autorisation de licenciement demandée lorsqu'une partie seulement des griefs reprochés à l'intéressé a été évoquée au cours de l'entretien préalable, à la condition que les griefs évoqués présentent, à eux seuls, une gravité suffisante pour justifier une telle décision.
17. Il résulte de l'instruction que l'inspecteur du travail aurait pris la même décision autorisant le licenciement de Mme A en se fondant sur les seuls griefs, dont il n'est pas contesté qu'ils ont été évoqués lors de l'entretien préalable de Mme A, tirés de la modification de l'avantage en nature accordé à un salarié sans aval de la direction et sans signature d'un avenant au contrat de travail, de l'omission de comptabiliser et de noter plusieurs factures sur l'échéancier, du défaut de transmission à l'assureur de la société des éléments de mise à jour du volume d'activité de cette dernière, et des propos racistes et attitudes vexatoires, discriminants et dévalorisants contre des personnels placés sous son autorité.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.".
20. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent dès lors être rejetées. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la société Lamarque Sogy bois et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la société Lamarque Sogy bois une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme B A, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à la société Lamarque Sogy bois.
Copie en sera adressée au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Nouvelle Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
Mme Dumez-Fauchille, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
V. C
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026