jeudi 26 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2000019 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | HERRMANN |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2020 sous le numéro 2000019, et un mémoire enregistré le 25 juin 2021, Mme E A, représentée par Me Soulié, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle les hôpitaux de Lannemezan ont opposé un refus à sa demande datée du 18 octobre 2019 de requalifier ses arrêts maladie depuis le 15 septembre 2018 en accident de service ;
2°) d'annuler l'avis des sommes à payer d'un montant de 8 703,36 euros émis le 26 septembre 2019 ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux de Lannemezan de requalifier ses arrêts maladie depuis le 15 septembre 2018 en accident de service avec toutes les conséquences de droit ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux de Lannemezan une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la pathologie affectant son état de santé depuis le 15 septembre 2018 est en lien direct avec les fonctions exercées et ses conditions de travail, comme le révèlent l'expertise médicale du 25 juillet 2019 ainsi qu'un certificat médical établi le 26 septembre 2019 ; le poste de standardiste lui a été proposé sans validation par la médecine du travail et n'a pas été aménagé ; elle a subi des pressions pour reprendre un poste à compter du 1er avril 2018 ; la commission de réforme a, le 18 mai 2021, émis un avis favorable à une mise à la retraite pour invalidité imputable au service ;
- une expertise médicale judiciaire pourra conforter l'existence d'un tel lien.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2021, les hôpitaux de Lannemezan, représentés par Me Herrmann, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 6 septembre 2021.
II. Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2021 sous le numéro 2102631, Mme E A, représentée par Me Soulié, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 juin 2021 du directeur des ressources humaines des hôpitaux de Lannemezan en ce qu'elle décide de prendre en compte ses arrêts de travail à compter du 15 septembre 2018 au titre de la maladie ordinaire ;
2°) d'enjoindre aux hôpitaux de Lannemezan de requalifier ses arrêts de maladie depuis le 15 septembre 2018 en accident de service avec toutes les conséquences de droit ;
3°) de mettre à la charge des hôpitaux de Lannemezan une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 2 juin 2021 est entachée d'une erreur dans l'appréciation de sa situation médicale dès lors que même en l'absence de lien entre la maladie professionnelle reconnue à compter du 20 février 2017 et la maladie déclarée le 15 septembre 2018, cette dernière, en lien direct avec les fonctions exercées et les conditions de travail, doit être qualifiée d'accident de service ; le poste de standardiste lui a été proposé sans validation par la médecine du travail et n'a pas été aménagé ; elle a subi des pressions pour reprendre un poste à compter du 1er avril 2018 ; la commission de réforme a, le 18 mai 2021, émis un avis favorable à une mise à la retraite pour invalidité imputable au service ;
- une expertise médicale judiciaire pourra conforter l'existence d'un tel lien.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 octobre 2022, les hôpitaux de Lannemezan, représentés par Me Herrmann, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 novembre 2022.
Par ordonnance du 31 octobre 2022, la clôture d'instruction a été reportée au 17 novembre 2022.
Un mémoire présenté pour Mme A a été enregistré le 10 novembre 2022.
Vu :
- l'ordonnance du 4 mars 2021 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Pau a procédé à la liquidation et à la taxation des frais de l'expertise ordonnée le 28 mai 2020 par le juge des référés à la somme de 2 200 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- et les conclusions de M. Clen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2000019 et n° 2102631, présentées par Mme A, concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme A, titulaire du grade d'aide-soignante principale, exerce ses fonctions au centre hospitalier de Lannemezan depuis le 3 juin 1991. Souffrant d'une tendinopathie chronique de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite et placée en arrêt de travail à compter du 20 février 2017, elle a sollicité la reconnaissance de sa pathologie en maladie professionnelle. Par une décision du 11 septembre 2017, Mme A a été affectée auprès du pôle médico-social réhabilitation handicap à compter du 1er octobre 2017. Le médecin de prévention, le 3 mars 2018, l'a reconnue apte aux fonctions d'agent d'accueil-standardiste. Elle a reçu une nouvelle affectation, sur ce poste, à compter du 1er avril 2018. Le 5 juin 2018, la commission de réforme a émis un avis favorable à la reconnaissance en maladie professionnelle de son affection, inscrite au tableau 57A, et par une décision du 18 juin 2018, le centre hospitalier a décidé de la prise en charge de ses arrêts de travail, du 20 février 2017 au 6 mars 2017, puis du 21 août 2017 au 4 septembre 2017, et enfin du 30 octobre 2017 au 31 mars 2018, au titre de cette maladie professionnelle. Le 6 septembre 2018, le praticien rhumatologue saisi à cette fin a estimé que son état de santé était consolidé à compter du 1er avril 2018 et que son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) pouvait être fixé à 5 %.
3. Mme A a de nouveau été placée en arrêt de travail à compter du 15 septembre 2018. Une nouvelle expertise médicale, diligentée à la demande de la commission de réforme et réalisée le 25 juillet 2019, a exclu l'imputabilité de ces arrêts de travail à la maladie professionnelle contractée précédemment. Par une décision du 12 août 2019, le centre hospitalier a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute déclarée le 15 septembre 2018 et a qualifié les arrêts de travail, depuis cette date, en congés de maladie ordinaire. Par un arrêté du 18 septembre 2019, Mme A a été placée en disponibilité pour raisons de santé à compter du 15 septembre 2019. Le 26 septembre 2019, l'établissement a émis un avis de sommes à payer d'un montant de 8 703,36 euros pour le recouvrement des sommes versées à Mme A du 15 septembre 2018 au 15 septembre 2019. À l'issue d'une nouvelle expertise médicale, l'expert psychiatre désigné a considéré, le 21 février 2020, que l'état de santé de Mme A ne justifiait pas la mise en inaptitude totale et définitive, rejeté la reconnaissance d'imputabilité de la rechute à la maladie professionnelle reconnue antérieurement et préconisé un reclassement professionnel. Sur saisine de Mme A, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a, par une ordonnance du 18 mai 2020, ordonné une expertise judiciaire, dont le rapport a été déposé le 19 février 2021. Le 18 mai 2021, la commission de réforme a émis un avis favorable à une mise à la retraite pour invalidité imputable au service et défavorable à l'imputabilité de la rechute du 15 septembre 2018 à la maladie professionnelle du 20 février 2017. Par une décision du 2 juin 2021, le directeur des ressources humaines des hôpitaux de Lannemezan a pris acte de cet avis défavorable et a décidé la prise en compte des arrêts de travail depuis le 15 septembre 2018 au titre de la maladie ordinaire. Mme A a exercé un recours administratif contre cette décision le 22 juillet 2021, demeuré sans réponse.
4. Par une requête enregistrée le 6 janvier 2020, sous le numéro 2000019, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le centre hospitalier de Lannemezan a opposé un refus à la demande qu'elle avait formée le 18 octobre 2019 de requalifier ses arrêts maladie, depuis le 15 septembre 2018, en accident de service, et d'annuler l'avis des sommes à payer d'un montant de 8 703,36 euros émis le 26 septembre 2019. Par une requête enregistrée le 30 septembre 2021 sous le numéro 2102631, elle demande au tribunal d'annuler la décision du 2 juin 2021 du directeur des ressources humaines des hôpitaux de Lannemezan en ce qu'elle décide de prendre en compte ses arrêts de travail à compter du 15 septembre 2018 au titre de la maladie ordinaire. Elle demande également au tribunal, dans ces deux requêtes, d'enjoindre aux hôpitaux de Lannemezan de requalifier ses arrêts de maladie depuis le 15 septembre 2018 en accident de service.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, seules dispositions applicables en l'absence de publication, à la date des décisions contestées, du décret d'application de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, prévu par le VI de cette ordonnance : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () ".
6. En application des dispositions précitées, une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Le bénéfice de ces dispositions est soumis à la condition que la maladie mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'accomplir son service soit en lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions. Par ailleurs, constitue un accident de service, pour l'application des dispositions précitées, un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci.
7. Mme A soutient que la pathologie affectant son état de santé depuis le 15 septembre 2018 est en lien direct avec les fonctions qu'elle a exercées comme standardiste à compter du 1er avril 2018 et avec ses conditions de travail. Elle se prévaut du rapport d'expertise médicale daté du 25 juillet 2019 ainsi que d'un certificat médical établi le 26 septembre 2019. Elle précise que le poste de standardiste qu'elle occupait lui a été proposé sans validation par la médecine du travail, qu'il n'a pas été aménagé, qu'elle a subi des pressions pour reprendre un poste à compter du 1er avril 2018. Enfin, elle se prévaut de ce que la commission de réforme a, le 18 mai 2021, émis un avis favorable à une mise à la retraite pour invalidité imputable au service.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a souffert d'une tendinopathie chronique qui a été reconnue comme maladie professionnelle et qui a provoqué plusieurs arrêts de travail entre le 20 février 2017 et le 31 mars 2018. Son état de santé nécessitant un poste aménagé, les hôpitaux de Lannemezan ont sollicité l'expertise d'un médecin généraliste qui, par un certificat du 3 mars 2018, a estimé que l'état de santé de Mme A était compatible avec les fonctions d'agent d'accueil standardiste telles que décrites dans la fiche de poste, en particulier avec les amplitudes horaires mentionnées, incluant des vacations de nuit, en précisant que l'intéressée avait suivi une formation en ce sens qui s'était bien passée et que si elle exprimait une réticence vis-à-vis des horaires de nuit, elle envisageait de " faire l'essai ". Mme A a accepté cette affectation par un courrier du 15 mars 2018 et elle a repris son activité le 1er avril 2018, au poste de standardiste, incluant des vacations de nuit à compter du 1er juin suivant. Le 30 juillet 2018, elle a informé la direction des ressources humaines de l'établissement qu'elle ne pouvait accepter ce poste, " compte tenu de l'obligation de faire des nuits () préjudiciables à sa santé physique et morale ", en précisant qu'elle souffrait d'avoir été obligée de renoncer à son métier de soignante. Si le rapport d'expertise daté du 25 juillet 2019, dont elle se prévaut, mentionne que la rechute et les arrêts de travail à compter du 15 septembre 2018 ne sont pas imputables à la maladie professionnelle reconnue à compter du 20 février 2017 mais qu'ils sont " motivés par un état dépressif réactionnel à un changement de poste de travail ", et si le certificat médical établi par son médecin traitant, le 26 septembre 2019, mentionne que " cet état est réactionnel à toutes les difficultés rencontrées actuellement dans le cadre de son milieu professionnel et de la non-reconnaissance de sa pathologie ", il ressort du rapport d'expertise judiciaire daté du 19 février 2021 que Mme A souffre de troubles de l'adaptation. Selon l'avis d'un professeur des universités - praticien hospitalier du service de psychiatrie et de psychologie médicale du centre hospitalier universitaire de Toulouse, ces troubles, stabilisés à compter du 1er janvier 2019, ne s'inscrivent pas dans le cadre d'une pathologie anxio-dépressive et ne sont pas directement liés à l'activité professionnelle de l'intéressée. Ainsi, s'il ressort des différentes pièces du dossier, en particulier des écritures de la requérante et des rapports d'expertise médicale, que Mme A a vécu douloureusement l'obligation de changer de fonctions, cette nouvelle affectation n'a été motivée que par l'inaptitude aux fonctions d'aide-soignante consécutive à la maladie professionnelle reconnue à compter du 20 février 2017, dont les hôpitaux de Lannemezan ont tenu compte en proposant à l'intéressée un poste adapté. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que Mme A aurait subi des pressions pour accepter ce poste. Par ailleurs, aucun élément ne permet d'invalider les termes du rapport d'expertise judiciaire qui excluent sans ambiguïté tout lien entre l'activité professionnelle et les troubles de l'adaptation dont a souffert la requérante, lesquels, au demeurant, doivent être regardés comme stabilisés à compter du 1er janvier 2019. Enfin, si la commission de réforme a émis un avis favorable à la mise en retraite de l'intéressée pour invalidité imputable au service et pour inaptitude aux fonctions liée aux conséquences de la tendinopathie, cette instance ne s'est pas prononcée en faveur d'une invalidité résultant des troubles psychiques allégués, si bien que Mme A ne peut se prévaloir de cet avis. Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une nouvelle mesure d'expertise, les circonstances dont il est fait état ne permettent pas d'établir l'existence de conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause et le lien direct entre la pathologie de la requérante et l'exercice de ses fonctions. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que les hôpitaux de Lannemezan ont refusé de requalifier les arrêts de travail de Mme A depuis le 15 septembre 2018 en accident de service et ont pris en compte ces arrêts de travail au titre de la maladie ordinaire.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle les hôpitaux de Lannemezan ont opposé un refus à sa demande datée du 18 octobre 2019, ainsi que de la décision du 2 juin 2021 du directeur des ressources humaines des hôpitaux de Lannemezan en ce qu'elle décide de prendre en compte les arrêts de travail à compter du 15 septembre 2018 au titre de la maladie ordinaire, ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'annulation de l'avis des sommes à payer d'un montant de 8 703,36 euros émis le 26 septembre 2019 doivent également être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation de Mme A et n'appelant, dès lors, aucune mesure d'exécution, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les dépens :
11. En application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 28 mai 2020, taxés et liquidés à la somme de 2 200 euros par ordonnance de taxation du 4 mars 2021, à la charge définitive de Mme A.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des hôpitaux de Lannemezan, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par Mme A. En application de ces mêmes dispositions, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de cette dernière une somme au titre des frais exposés par les hôpitaux de Lannemezan dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A enregistrées sous les numéros 2000019 et 2102631 sont rejetées.
Article 2 : Les frais d'expertise liquidés et taxés à la somme de 2 200 euros sont mis à la charge définitive de Mme A.
Article 3 : Les conclusions présentées par les hôpitaux de Lannemezan sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et aux hôpitaux de Lannemezan.
Copie en sera adressée au Docteur B D, expert.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Beneteau, première conseillère,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
A. F
La présidente,
Signé
M. C La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
2,2102631
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026