mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2000873 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 avril 2020, le 15 novembre 2021, le 22 décembre 2021, le 23 janvier 2022 et le 14 février 2022, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 février 2020 par lequel le maire de Rivière-Saas-et-Gourby a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle;
2°) de reclasser sa parcelle ou, à défaut, une partie, en zone Uda du plan local d'urbanisme de cette commune.
Il soutient que :
-la requête est recevable dès lors que l'intégralité de l'acte attaqué a été produit, après demande de régularisation en ce sens du tribunal ;
- la délibération du 18 décembre 2019 du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Grand Dax portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal-habitat sur laquelle se fonde la décision attaquée n'était pas opposable ;
- le classement de la parcelle cadastrée section D n°324 en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal-habitat de la communauté d'agglomération Grand Dax est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 août 2021 et le 21 décembre 2021, la commune de Rivière-Saas-et-Gourby, représentée par Me Bernal, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête n'est pas accompagnée de la copie intégrale de l'arrêté attaqué ;
- les conclusions indemnitaires de la requête sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas fait l'objet d'une réclamation préalable et ont été présentées sans ministère d'avocat ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- et les observations de M. B et de Me Bernal, représentant la commune de Rivière-Saas-et-Gourby.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 20 février 2020, le maire de Rivière-Saas-et-Gourby a rejeté la demande de permis de construire présentée par M. B en vue de l'édification d'une maison à usage d'habitation. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique. ". Aux termes de l'article R. 153-20 du même code : " Font l'objet des mesures de publicité et d'information prévues à l'article R. 153-21 : () 2° La délibération qui approuve, révise, modifie ou abroge un plan local d'urbanisme ; (). ". Aux termes de l'article R. 153-21 du même code : " Tout acte mentionné à l'article R. 153-20 est affiché pendant un mois au siège de l'établissement public de coopération intercommunale compétent et dans les mairies des communes membres concernées, ou en mairie. Mention de cet affichage est insérée en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département, à l'exception de la décision mentionnée au 6° de l'article R. 153-20. () L'arrêté ou la délibération produit ses effets juridiques dès l'exécution de l'ensemble des formalités prévues au premier alinéa, la date à prendre en compte pour l'affichage étant celle du premier jour où il est effectué. ".
3. Il résulte de ces dispositions que la légalité de l'arrêté de permis de construire s'apprécie à l'aune des dispositions législatives et réglementaires applicables à la date de son édiction, et non à la date du dépôt de la demande de permis de construire. Or il n'est pas contesté qu'au 20 février 2020, date de l'arrêté attaqué, le plan local d'urbanisme intercommunal-habitat (PLUIH) approuvé par délibération du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Grand Dax du 18 décembre 2019 était opposable. Par suite, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'erreur de droit.
4. En second lieu, l'arrêté attaqué se fonde sur ce que, dans la zone N " naturelle et forestière ", sont autorisés sous conditions les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole et que la demande concerne la construction d'une maison d'habitation, à vocation locative, qui n'est pas nécessaire à l'exploitation agricole. Par suite, M. B ne peut utilement invoquer par voie d'exception la délibération rappelée au point 3, en tant que le plan local d'urbanisme classe la parcelle cadastrée section D n° 324 en zone agricole.
5. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Rivière-Saas-et-Gourby, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme demandée par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Rivière-Saas-et-Gourby au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A B et à la commune de Rivière-Saas-et-Gourby.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère,
Mme Duchesne, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
V. C
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au préfet des Landes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026