jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001020 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | CAZENAVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 mai 2020, M. C B, représenté par Me Cazenave, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 janvier 2020 par laquelle la commission de recours amiable a rejeté le recours qu'il a formé à l'encontre de la décision du 1er juillet 2019 de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques lui notifiant un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 2 676,44 euros pour la période du 1er septembre 2017 au 30 juin 2019 ;
2°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques de lui restituer les sommes recouvrées au titre de l'indu en litige ;
3°) à titre subsidiaire, de prononcer une remise gracieuse partielle des indus mis à sa charge.
Il soutient que :
- la caisse d'allocations familiales n'établit pas que sa fille A ne vit plus en France ;
- l'indu n'est pas prouvé par la caisse d'allocations familiales ;
- il se trouve dans une situation de précarité ; ses seules ressources sont constituées par l'allocation adultes handicapes qu'il perçoit ;
- la caisse d'allocations familiales a procédé à une retenue de 170,64 euros au lieu des 129,95 euros initialement fixés, ce qui lui préjudicie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 8 septembre 2022 à 14 heures en présence de Mme Dangeng, greffière d'audience :
- le rapport de Mme E,
- et les observations de Me Cazenave, représentant M. B, qui s'en rapporte à ses écritures.
La caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques n'étant ni présente ni représentée, la clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 1er juillet 2019, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a mis à la charge de M. B un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 2 676,44 euros pour la période du 1er septembre 2017 au 30 juin 2019. Par un courrier du 23 juillet 2019, M. B a contesté le bien-fondé de cet indu. Par une décision du 17 janvier 2020 la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur le bien-fondé de l'indu :
2. Aux termes de l'article L. 351-3 du code de la construction et de l'habitation dans sa version applicable au litige : " Le montant de l'aide personnalisée au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. Ce barème est établi en prenant en considération : 1. La situation de famille du demandeur de l'aide occupant le logement et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; (). ". Aux termes de l'article R. 351-8 du même code dans sa version applicable au litige : " Sont considérés comme personnes à charge au sens des titres III à V du présent livre, sous réserve qu'ils vivent habituellement au foyer : / 1° Les enfants ouvrant droit aux prestations familiales et ceux qui, bien que n'ouvrant pas droit à ces prestations, doivent être considérés comme à charge au sens des 1° et 2° de l'article L. 512-3 et de l'article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et ont un âge inférieur à l'âge limite fixé au premier alinéa de l'article D. 542-4 du code de la sécurité sociale en application du dernier alinéa de l'article L. 512-3 du même code ; () ". Aux termes de l'article L. 512-3 du code de la sécurité sociale : " Sous réserve des règles particulières à chaque prestation, ouvre droit aux prestations familiales : 1°) tout enfant jusqu'à la fin de l'obligation scolaire ; 2°) après la fin de l'obligation scolaire, et jusqu'à un âge limite, tout enfant dont la rémunération éventuelle n'excède pas un plafond. (). ". Aux termes de l'article R. 512-1 du même code : " () Pour l'application de l'article L. 512-1, est considéré comme résidant en France tout enfant qui vit de façon permanente en France métropolitaine () ".
3. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
4. L'indu litigieux d'aide personnalisée au logement mis à la charge de M. B trouve notamment son origine dans la e circonstance, que depuis le mois d'août 2017, sa fille A, ne réside plus en France. Si M. B soutient que la caisse d'allocations familiales s'est uniquement basée sur les déclarations de son ex-compagne, sans qu'aucune preuve ne soit apportée, il ne produit quant à lui aucun élément permettant de tenir pour établi que sa fille ainée résidait toujours en France au titre de la période en litige. Il résulte d'ailleurs au contraire de la déclaration de situation qu'il a complétée le 5 avril 2019 qu'il ne mentionne plus sa fille comme vivant à son domicile, mais seulement ses deux autres enfants. Par suite, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 17 janvier 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a rejeté le recours qu'il a formé à l'encontre de cet indu, de sorte que les conclusions qu'il présente à cette fin, et par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction, doivent être rejetées.
Sur la demande de remise gracieuse :
5. En l'absence de toute décision statuant sur une demande de remise gracieuse de M. B qui n'établit pas ni même d'ailleurs n'allègue avoir sollicité la remise de sa dette, il n'appartient pas au tribunal de se substituer à l'administration pour examiner une telle demande.
6. Par ailleurs et en tout état de cause, si M. B évoque, au soutien de sa demande, sa situation de précarité, et produit à cet effet une attestation de paiement attestant qu'il est bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement, de l'allocation aux adultes handicapés et d'une majoration pour la vie autonome pour un montant mensuel total d'un peu plus de mille euros, il ne produit aucun élément permettant d'apprécier l'étendue des charges que son foyer supporte. Il s'ensuit que les conclusions de M. B tendant à bénéficier de la remise gracieuse de l'indu d'aide personnalisée au logement mis à sa charge doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C B, au ministre délégué chargé de la Ville et du Logement et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
La présidente,
Signé : V. QUEMENERLa greffière,
Signé : M. D
La République mande et ordonne au ministre délégué chargé de la Ville et du Logement, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026