vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001034 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCM MAUVEZIN SOULIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en production de pièces et un mémoire, enregistrés le
27 mai 2020, le 13 juin 2020 et le 5 février 2021, Mme D B, représentée par
Me Marcel, demande au tribunal :
1°) d'annuler le certificat d'urbanisme tacite ainsi que le certificat d'urbanisme du
25 février 2020 par lequel le maire d'Aureilhan a décidé que la parcelle cadastrée section
AM n° 112 ne pouvait être utilisée en vue de la création de huit lots à bâtir pour des maisons individuelles ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Aureilhan de lui délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel positif dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à venir ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Aureilhan une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le certificat d'urbanisme tacite :
- le certificat d'urbanisme a pour effet de cristalliser le classement de la parcelle cadastrée section AM n°112 en zone AUo alors que ce classement est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le certificat d'urbanisme du 25 février 2020 :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'erreur de fait et d'appréciation au regard de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ;
- le classement en zone AUo de la parcelle cadastrée section AM n° 112 est illégal.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 octobre 2020 et le 2 mars 2021, la commune d'Aureilhan, représentée par Me Soulié, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour Mme B a été enregistré le 16 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- et les observations de Me Marcel, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un certificat d'urbanisme du 25 février 2020, le maire d'Aureilhan a décidé que la parcelle cadastrée section AM n° 112 ne pouvait être utilisée en vue de la création de 8 lots destinés à l'édification de maisons à usage d'habitation. Mme B demande l'annulation du certificat d'urbanisme tacite né deux mois après le dépôt de sa demande et du certificat d'urbanisme du 25 février 2020.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité du certificat d'urbanisme tacite :
2. Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. () Le certificat d'urbanisme est délivré dans les formes, conditions et délais déterminés par décret en Conseil d'Etat par l'autorité compétente mentionnée au a et au b de l'article L. 422-1 du présent code. ". Aux termes de l'article R. 410-10 du même code : " Dans le cas prévu au b de l'article L. 410-1, le délai d'instruction est de deux mois à compter de la réception en mairie de la demande. ". Aux termes de l'article R. 410-12 du même code : " A défaut de notification d'un certificat d'urbanisme dans le délai fixé par les articles R. 410-9 et R. 410-10, le silence gardé par l'autorité compétente vaut délivrance d'un certificat d'urbanisme tacite. Celui-ci a exclusivement les effets prévus par le quatrième alinéa de l'article L. 410-1, y compris si la demande portait sur les éléments mentionnés au b de cet article. ".
3. Comme le soutient la requérante, le silence gardé par le maire de la commune d'Aureilhan pendant une période de deux mois suivant la date de dépôt de la demande de certificat d'urbanisme, implique la naissance d'un certificat d'urbanisme tacite qui avait pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir sa demande de permis de construire déposée pendant les dix-huit mois qui suivent, au regard des dispositions applicables à la date du certificat, en application du quatrième alinéa de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme. Toutefois, ces effets de cristallisation du droit ne s'étendent pas aux règles entachées d'illégalité à la date de ce certificat tacite. Par suite, Mme B ne peut utilement invoquer l'illégalité de règles d'urbanisme alors en vigueur.
En ce qui concerne la légalité du certificat d'urbanisme du 25 février 2020 :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " () Le certificat d'urbanisme est délivré dans les formes, conditions et délais déterminés par décret en Conseil d'Etat par l'autorité compétente mentionnée au a et au b de l'article L. 422-1 du présent code. ". Aux termes de l'article L. 422-1 du même code : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article L.2122-18 du code général des collectivités territoriales, : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 8 avril 2014, dont les modalités de publication ne sont pas discutées, le maire d'Aureilhan a donné délégation à M. C A, adjoint au maire et signataire de la décision attaquée, pour " intervenir ", notamment dans le domaine de l'urbanisme, à l'effet notamment de signer tous les documents relatifs à ce domaine, " dont les autorisations d'urbanisme diverses ". Cette délégation de signature ne se limitait donc pas aux seules autorisations d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur du certificat d'urbanisme attaqué manque en fait.
6. En second lieu, la décision attaquée se fonde sur ce que l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer si les réseaux publics de distribution d'électricité sont présents au droit du terrain ou dans quel délai des travaux portant sur ces travaux seront exécutés, et sur ce que le classement de la parcelle cadastrée section AM n° 112 en zone AUo1 n'autorise l'urbanisation que sous réserve de modification ou de révision du plan local d'urbanisme.
7. D'une part, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire () ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés () ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis de construire ne peut être délivré lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
8. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de l'avis du gestionnaire du réseau d'électricité du 12 décembre 2019, dont la teneur n'est pas contestée par Mme B, que si la parcelle cadastrée section AM n° 112 peut être raccordée au réseau électrique par un simple branchement, la puissance requise par le projet nécessiterait des travaux de renforcement de la capacité du réseau qui se traduiraient, d'après le plan annexé à cet avis, à la mutation du transformateur électrique " Castors Nord " d'une puissance de 250 kVA à celle de 400 kVA. Cet avis précise par ailleurs que la contribution à ces travaux sera à la charge de la collectivité sans indiquer ni le coût estimé, ni le délai prévisible de la réalisation de ces travaux. Or il n'est pas démontré que le maire d'Aureilhan était en mesure, à la date de l'arrêté attaqué, d'indiquer dans quel délai ces travaux pourraient être exécutés. Par suite, en fondant le certificat d'urbanisme attaqué sur le premier motif rappelé au point 6, le maire d'Aureilhan n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
9. D'autre part, aux termes de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone. ". Aux termes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Aureilhan : " Zone AUo : il s'agit des secteurs ouverts à l'urbanisation sous réserve de modification/révision du PLU. Pour ces secteurs, la commune souhaite que les porteurs de projets présentent des projets réfléchis et cohérents avant toute ouverture de secteur à l'urbanisation. / L'ouverture à l'urbanisation des secteurs AUo est conditionnée par une modification ou une révision du PLU. ". Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
10. Si, comme le relève la requérante, la parcelle cadastrée section AM n° 112, vierge de toute construction, se situe dans une zone déjà urbanisée, le classement en zone AU de cette parcelle n'implique que le caractère différé de son urbanisation. La requérante ne peut utilement, eu égard à ce classement, invoquer le caractère enclavé du terrain en zone densément urbanisé, ni l'objectif de lutte contre l'étalement urbain figurant dans le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme de la commune d'Aureilhan. Elle n'est par ailleurs pas fondée à soutenir que les réseaux existants sont suffisants pour desservir de nouvelles constructions, dès lors qu'il résulte de ce qui a été dit au point 9 qu'un renforcement des capacités du réseau public de distribution d'électricité étaient nécessaires. Dès lors, la délibération du 2 mai 2017 par laquelle le conseil municipal a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune d'Aureilhan, en tant qu'elle classe en zone AUo la parcelle cadastrée section AM n° 112, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, Mme B n'est pas fondée à invoquer son illégalité par voie d'exception.
11. Il résulte de tout ce qui précède que sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Aureilhan, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. La présente décision, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. D'une part, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.".
14. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent dès lors être rejetées. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de cette dernière une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune d'Aureilhan et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera à la commune d'Aureilhan une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme D B et à la commune d'Aureilhan.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
V. E
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026