vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | DEHAN-CHSINAZI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 août 2020, M. B D, représenté par Me Dehan, demande au tribunal d'annuler la décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction relevée à son encontre le 12 mai 2015 et la décision 48 SI du 28 mai 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Il soutient que :
- les décisions attaquées ne lui ont pas été notifiées ;
- de manière générale, les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées par un procès-verbal électronique sont entachées d'un vice de procédure substantiel tenant au défaut de délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- de manière générale, la réalité des infractions relevées au moyen d'un radar automatique n'est pas établie ; les décisions de retrait de points correspondantes sont entachées d'un vice de procédure substantiel tenant au défaut de délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- de manière générale, il en est de même pour les infractions constatées avec interception du véhicule et ayant donné lieu au paiement immédiat de l'amende forfaitaire ; il aurait dû recevoir ces informations au moment de la verbalisation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée 48 SI du 5 juin 2020, le ministre de l'intérieur a notifié à M. D l'ensemble des décisions de retrait de points ayant conduit à l'épuisement du solde affecté à son permis de conduire ainsi que la décision d'invalidation de son permis de conduire. Par la présente requête, au vu du caractère général et non circonstancié des écritures et de l'imprécision des conclusions, M. D doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction relevée à son encontre le 12 mai 2015 et, par voie de conséquence, l'annulation de la décision portant annulation de son permis de conduire.
2. En premier lieu, M. D soutient que les décisions attaquées ne lui ont pas été notifiées. Toutefois, le requérant verse à l'instance la décision 48 SI portant invalidation de son permis de conduire, ce dont il résulte qu'il en a reçu la notification. Par ailleurs, la circonstance que le ministre de l'intérieur ne soit pas en mesure d'apporter la preuve de la notification de la décision de retrait de trois points afférente à l'infraction du 12 mai 2015, lorsqu'elle a été prise, est sans incidence sur la légalité de cette décision dès lors que la formalité de notification ne conditionne pas la régularité de la procédure et a pour seul objet de faire courir le délai de contestation. Il s'ensuit que le moyen, à l'égard de chacune des décisions attaquées, ne peut être qu'écarté.
3. En second lieu, il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
4. Il résulte de l'instruction que l'infraction du 12 mai 2015, constituée de l'usage d'un téléphone par le conducteur du véhicule en circulation a été constatée lors de l'interception du véhicule et a donné lieu à l'établissement immédiat d'un procès-verbal d'infraction que le ministre de l'intérieur produit à l'instance et qui comporte la mention selon laquelle le contrevenant reconnait avoir reçu la carte de paiement et l'avis de contravention, lequel comporte les informations requises par le code de la route. Dans ces conditions, dès lors que le requérant ne démontre pas voir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet, il y a lieu de considérer que l'administration a rempli son obligation d'information préalable. Il s'ensuit que le vice de procédure manque en fait et ne peut être qu'écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction du 12 mai 2015, ni par voie de conséquence, l'annulation de la décision portant invalidation de son permis de conduire.
D E C I D E :
Article 1er : la requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.
La magistrate désignée,
V. REAUTLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026