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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2001545

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2001545

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2001545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantHMS ATLANTIQUE AVOCATS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I - Par une requête, enregistrée le 17 août 2020 sous le n° 2001545, ainsi que des mémoires et pièces complémentaires, enregistrés les 13 octobre 2020, 25 février 2022 et 2 novembre 2022, M. C E, représenté par Me Fouchet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 27 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur le territoire de la communauté de communes, ensemble la décision portant rejet du recours gracieux formé à son encontre ;

2°) et de mettre à la charge de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud la somme de 3 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la délibération a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'en méconnaissance des dispositions de l'article R. 153-20 du code de l'urbanisme, la délibération prescrivant l'élaboration du plan n'a pas été publiée dans un journal diffusé dans le département ;

- elle a été adoptée dans des conditions irrégulières, en l'absence de conférence intercommunale préalable à l'élaboration du plan, prévue à l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme ;

- les modalités de la concertation prévues par la délibération du 17 décembre 2015 de la communauté de communes n'ont pas été respectées, dès lors qu'aucun registre permettant de consigner les observations n'a été mis à disposition du public ;

- la délibération a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été procédé à une nouvelle consultation des personnes publiques associées après les modifications intervenues postérieurement à l'enquête publique ;

- le dossier soumis à enquête publique est incomplet, en l'absence de schéma des réseaux d'eau et d'assainissement existants ;

- la délibération a été prise en méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, en l'absence du résumé non technique prévu à l'article R. 123-8 du code de l'environnement dans le dossier soumis à enquête publique ;

- le rapport et les conclusions de la commission d'enquête sont insuffisants dans l'analyse des observations émises et insuffisamment motivés ;

- la délibération a également été adoptée dans des conditions irrégulières dès lors que les conditions de convocation des conseillers prévues aux articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales n'ont pas été respectées ;

- par ailleurs, le classement en espace boisé classé (EBC) de la zone au sein de laquelle se trouvent les parcelles du requérant est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que de nombreuses constructions ont été autorisées dans cette zone et sont incompatibles avec ce classement ;

- la délibération a été prise en méconnaissance de l'article L. 123-1-5 du code de l'urbanisme, dès lors que le zonage retenu pour sa parcelle est contraire aux orientations du projet d'aménagement et de développement durables (PADD).

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 janvier 2022, la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, représentée par le cabinet Noyer-Cazcarra avocats, désormais représentée par le cabinet HMS Atlantique, conclut au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Des pièces complémentaires, présentées pour les requérants, ont été enregistrées le 14 avril 2022.

Des mémoires, présentés pour la communauté de communes MACS, ont enregistrés le 15 avril 2022, 18 novembre 2022 et le 21 novembre 2022.

II - Par une requête, enregistrée le 28 août 2020 sous le n° 2001643, ainsi que des mémoires et pièces complémentaires, enregistrés les 13 octobre 2020 et 25 mars 2022, M. C E, représenté par Me Fouchet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 27 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur son territoire, ensemble la décision portant rejet des recours gracieux formés à son encontre ;

2°) et de mettre à la charge de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la délibération a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'en méconnaissance des dispositions de l'article R. 153-20 du code de l'urbanisme, la délibération prescrivant l'élaboration du plan n'a pas été publiée dans un journal diffusé dans le département ;

- elle a été adoptée dans des conditions irrégulières, en l'absence de conférence intercommunale préalable à l'élaboration du plan, prévue à l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme ;

- les modalités de la concertation prévues par la délibération du 17 décembre 2015 de la communauté de communes n'ont pas été respectées, dès lors qu'aucun registre permettant de consigner les observations n'a été mis à disposition du public ;

- la délibération a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été procédé à une nouvelle consultation des personnes publiques associées après les modifications intervenues postérieurement à l'enquête publique ;

- le dossier soumis à enquête publique est incomplet, en l'absence de schéma des réseaux d'eau et d'assainissement existants ;

- la délibération a été prise en méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, en l'absence du résumé non technique prévu à l'article R. 123-8 du code de l'environnement dans le dossier soumis à enquête publique ;

- le rapport et les conclusions de la commission d'enquête sont insuffisants dans l'analyse des observations émises et insuffisamment motivés ;

- la délibération a également été adoptée dans des conditions irrégulières dès lors que les conditions de convocation des conseillers prévues aux articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales n'ont pas été respectées ;

- par ailleurs, la communauté de communes a entaché sa délibération d'une erreur manifeste d'appréciation en classant la parcelle du requérant en zone N dès lors que ce classement méconnaît l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme ainsi que l'article R. 123-1-5 du même code ;

- ce classement méconnaît enfin l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, la parcelle se trouvant dans une zone déjà urbanisée de la commune.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2022, la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, représentée par le cabinet Noyer-Cazcarra avocats, désormais représenté par le cabinet HMS Atlantique avocats, conclut au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Un mémoire, présenté pour la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, a été enregistré le 27 octobre 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Perdu, présidente-rapporteure,

- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,

- les observations de Me Bergue, représentant M. E, présent,

- et les observations de Me Cazcarra, représentant la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, en présence de ses représentants Mme D et M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 27 février 2020, le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur le territoire de la communauté de communes. M. E a formé deux recours gracieux à l'encontre de cette délibération, qui ont été rejetés le 19 juin 2020 et le 20 juin 2020. Par les présentes requêtes, il demande au tribunal d'annuler la délibération du 27 février 2020, ensemble les décisions de rejet de ses recours gracieux.

2. Les requêtes n° 2001545 et n° 2001643 sont présentées pour le même requérant, contestent une même délibération et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. Par une délibération du 17 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Côte-Sud (MACS) a prescrit l'élaboration d'un plan local d'urbanisme intercommunal et a défini les modalités de la concertation, puis a mené lors des séances des 14 mars 2017 et 31 janvier 2019, notamment, des débats sur le projet d'aménagement et de développement durable (PADD). Par une délibération du 11 juillet 2019, le projet de PLUI a été arrêté et, par la délibération attaquée du 27 février 2020, le conseil communautaire a adopté le PLUI.

En ce qui concerne le défaut de publicité de la délibération du 17 décembre 2015 :

4. Aux termes de l'article R. 153-20 du code de l'urbanisme : " Font l'objet des mesures de publicité et d'information prévues à l'article R. 153-21 : / 1° La délibération qui prescrit l'élaboration ou la révision du plan local d'urbanisme et qui définit les objectifs poursuivis ainsi que les modalités de la concertation. Il en est de même, le cas échéant, de l'arrêté qui définit les objectifs poursuivis et les modalités de la concertation lors de la modification du plan local d'urbanisme ; () ". Aux termes de l'article R. 153-21 du même code, dans sa version alors applicable : " Tout acte mentionné à l'article R. 153-20 est affiché pendant un mois au siège de l'établissement public de coopération intercommunale compétent et dans les mairies des communes membres concernées, ou en mairie. Mention de cet affichage est insérée en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département. / Il est en outre publié : / () 2° Au Recueil des actes administratifs mentionné à l'article R. 5211-41 du code général des collectivités territoriales, s'il existe, lorsqu'il s'agit d'une délibération de l'organe délibérant d'un établissement public de coopération intercommunale comportant au moins une commune de 3 500 habitants et plus ; () ".

5. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été fait mention, dans l'édition du 9 janvier 2016 du journal " Le travailleur Landais ", journal habilité selon un arrêté du préfet des Landes du 2 décembre 2015 à publier pour l'année 2016 les annonces judiciaires et légales pour l'ensemble du département des Landes auxquelles appartiennent les communes de l'intercommunalité, de l'affichage pendant un mois, au siège de la communauté de communes et des 23 mairies la composant, de la délibération du 17 décembre 2015 prescrivant l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal. Par suite, ce moyen, qui ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la délibération approuvant le PLUI, ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le défaut d'organisation d'une conférence intercommunale :

6. Aux termes de l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de : / 1° L'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, de document d'urbanisme en tenant lieu et de carte communale, en collaboration avec les communes membres. L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale arrête les modalités de cette collaboration après avoir réuni une conférence intercommunale rassemblant, à l'initiative de son président, l'ensemble des maires des communes membres ; () ".

7. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal produit en défense, que dans le cadre du projet d'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal, la communauté de communes MACS a réuni une conférence intercommunale des maires, le 9 décembre 2015. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'une conférence intercommunale manque en fait et doit être écartée.

En ce qui concerne le non-respect des modalités de la concertation :

8. Aux termes de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme, alors applicable : " Font l'objet d'une concertation associant, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées : 1° Les procédures suivantes : a) L'élaboration et la révision du schéma de cohérence territoriale et du plan local d'urbanisme ; () ". Aux termes de l'article L. 103-3 du même code : " Les objectifs poursuivis et les modalités de la concertation sont précisés par : () 3° L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement public dans les autres cas. () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que par la délibération du 17 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté de communes MACS a défini les modalités de concertation, à savoir la mise à disposition au siège de la communauté de communes et dans chaque mairie des communes membres, pendant les heures et jours habituels d'ouverture de ces lieux, d'un registre permettant au public de consigner des observations écrites et des suggestions. De plus, il ressort des pièces produites en défense, et notamment du bilan de cette concertation, annexé à la délibération du 11 juillet 2019 arrêtant le projet de PLUI, ainsi que du rapport de la commission d'enquête publique annexé à la délibération du 27 février 2020 approuvant le PLUI, que ce registre a été mis à disposition du public, dans les conditions prévues par la délibération du 17 décembre 2015. Par ailleurs, si M. E fait valoir que l'annexe du bilan de la concertation ne fait état de l'existence de " seulement 8 registres ", il ressort toutefois du bilan de la concertation que ledit tableau ne recense que les registres ayant recueilli des observations, ainsi que l'énonce ce même bilan en point VI-1, sans relever les registres sur lesquels aucune observation n'a été recueillie. Ainsi, le requérant ne démontre nullement que les modalités de la concertation prévues par la délibération du 17 décembre 2015 n'auraient pas été respectées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne la consultation des personnes publiques associées :

10. Aux termes de l'article L. 153-14 du code de l'urbanisme : " L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou le conseil municipal arrête le projet de plan local d'urbanisme ". Aux termes de l'article L. 153-16 du même code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration, mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 ; 2° A la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers () ".

11. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à un établissement public de coopération intercommunale souhaitant modifier son projet de plan local d'urbanisme avant l'ouverture de l'enquête publique, notamment pour tenir compte de l'avis rendu par une personne publique associée à son élaboration, de consulter à nouveau l'ensemble des personnes publiques associées, afin que le dossier soumis à l'enquête publique comporte des avis correspondant au projet modifié. Cependant, l'omission de cette nouvelle consultation n'est de nature à vicier la procédure et à entacher d'illégalité la décision prise à l'issue de l'enquête publique que si elle a pu avoir pour effet de nuire à l'information du public ou si elle a été de nature à exercer une influence sur cette décision.

12. En outre, en dehors du cas expressément prévu à l'article L. 153-16 précité du code de l'urbanisme, aucune disposition législative ou règlementaire n'impose de consulter de nouveau les personnes publiques associées lorsque les auteurs du PLUI ont tenu compte de propositions figurant dans des avis émis par des personnes publiques associées, et ont adopté un PLUI comportant des modifications par rapport au projet de plan d'urbanisme sur lequel lesdites personnes publiques s'étaient prononcées. Toutefois, lorsqu'une telle modification est de nature à avoir exercé une influence sur le sens de l'avis émis par les personnes publiques associées, celles-ci doivent en principe être à nouveau consultées, et il appartient à la personne responsable du plan d'organiser une nouvelle enquête publique ou de faire usage des dispositions de l'article L. 123-14 du code de l'environnement en prolongeant l'enquête publique ou en organisant une enquête complémentaire. L'irrégularité qui résulte de l'abstention de la personne responsable du plan de ne pas procéder ainsi n'entache cependant d'illégalité la délibération approuvant le plan local d'urbanisme que si elle a eu pour effet de nuire à l'information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération ou d'exercer une influence sur le sens des résultats de l'enquête publique.

13. En l'espèce, si le requérant souligne les nombreuses modifications apportées au projet de PLUI après l'enquête publique, il ressort des pièces du dossier que sur les 131 secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) initialement prévus, représentant une superficie totale correspondant à 1,80 % du territoire intercommunal, le nombre de STECAL a été réduit et désormais ces secteurs représentent une superficie correspondant désormais à 0,05 % du territoire couvert par ce document. En outre, aucune modification substantielle des possibilités de construire et d'usage du sol sur le territoire intercommunal, par rapport aux choix du projet arrêté soumis pour avis aux personnes publiques associées, n'est démontrée ni ne ressort des pièces du dossier. A cet égard, aucune création d'OAP à Vieux-Boucau-les-Bains ne résulte de modifications du projet de PLUI postérieures à l'enquête, seul un zonage en zone U au lieu et place du zonage initial en zone AU est retenu, pour des OAP de faibles superficies, afin de rectifier une erreur purement matérielle contenue dans le projet soumis à enquête. Dans ces conditions, les modifications apportées au projet de PLUI à l'issue de l'enquête publique procèdent de l'enquête, ne remettent pas en cause l'économie du plan et ne peuvent regardés comme ayant pu influencer les avis émis.

14. Ainsi, il ne peut être retenu que les personnes publiques associées devaient être de nouveau consultées et que les dispositions précitées du code de l'urbanisme ont été méconnues. Enfin, à supposer que le requérant soutienne que l'ampleur des modifications apportées au projet de PLUI, après l'enquête publique, nécessitait l'organisation d'une nouvelle enquête publique et d'une nouvelle délibération du conseil communautaire, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, pour les mêmes motifs, doit également être écarté.

En ce qui concerne l'incomplétude du dossier soumis à enquête publique :

15. Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale () ". Aux termes de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le dossier soumis à l'enquête publique est composé des pièces mentionnées à l'article R. 123-8 du code de l'environnement et comprend, en annexe, les différents avis recueillis dans le cadre de la procédure. / Il peut, en outre, comprendre tout ou partie des pièces portées à la connaissance de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou de la commune par le préfet. ". Aux termes de l'article R. 123-8 du code de l'environnement, dans sa version alors applicable : " Le dossier soumis à l'enquête publique comprend les pièces et avis exigés par les législations et réglementations applicables au projet, plan ou programme. / Le dossier comprend au moins : / 1° Lorsqu'ils sont requis, l'étude d'impact et son résumé non technique, le rapport sur les incidences environnementales et son résumé non technique, et, le cas échéant, la décision prise après un examen au cas par cas par l'autorité mentionnée au IV de l'article L. 122-1 ou à l'article L. 122-4, l'avis de l'autorité environnementale mentionné au III de l'article L. 122-1 et à l'article L. 122-7 du présent code ou à l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme, ainsi que la réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale ; () ".

16. Contrairement à ce que soutient M. E, il ressort des pièces du dossier que le dossier soumis à l'enquête publique comprenait le résumé non technique de l'évaluation environnementale figurant en point 1.4 du rapport de présentation, lequel a été arrêté le 11 juillet 2019 et transmis le 22 juillet 2019 en préfecture, soit avant l'ouverture de l'enquête publique, ainsi que les schémas des réseaux d'eau potable et d'assainissement, joints en pièces annexes n° 6.3 à la délibération du 11 juillet 2019 arrêtant le projet de plan local d'urbanisme intercommunal. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier soumis à enquête publique manque en fait, et doit être écarté en toutes ses branches.

En ce qui concerne la contestation du rapport et des conclusions de la commission d'enquête :

17. Aux termes de l'article R. 123-19 du code de l'environnement : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. / Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public. / Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans une présentation séparée, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet. () ".

18. Si M. E soutient que la commission d'enquête n'a pas analysé de façon suffisamment détaillée les observations formulées durant l'enquête, ni indiqué les raisons qui ont motivé le sens de ses conclusions, il ressort des pièces du dossier que, d'une part, la commission a répondu à l'observation n° 523 par laquelle le requérant demandait la suppression de l'EBC, qu'" au regard de la configuration du quartier avec les détourages sur l'ensemble des autres parcelles, une réduction de l'EBC en cohérence avec l'environnement pourrait être réalisée ". D'autre part, il ressort des pièces du dossier que dans son rapport, la commission d'enquête a précisément analysé les contestations relatives à la détermination des espaces boisés classés, et, après avoir détaillé les diverses demandes et relevé que plusieurs avaient reçu un avis favorable, a formulé des préconisations et des recommandations quant aux traitements de ces demandes. Ainsi, et dès lors qu'en tout état de cause la commission d'enquête n'a pas à répondre de manière détaillée à chaque observation émise, l'avis de la commission d'enquête doit être regardé comme suffisamment motivé. Le moyen soulevé doit donc être écarté, en toutes ses branches.

En ce qui concerne l'information des conseillers communautaires :

19. Aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction alors en vigueur lors de l'adoption de la délibération prescrivant l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal, et applicable aux établissements publics de coopération intercommunale en application de l'article L. 5211-1 du même code : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est adressée par écrit, au domicile des conseillers municipaux ou, s'ils en font la demande, envoyée à une autre adresse ou transmise de manière dématérialisée. ". Aux termes du même article, dans sa rédaction alors en vigueur lors des autres délibérations : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse. ".

20. Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. / Si la délibération concerne un contrat de service public, le projet de contrat ou de marché accompagné de l'ensemble des pièces peut, à sa demande, être consulté à la mairie par tout conseiller municipal dans les conditions fixées par le règlement intérieur. / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. () ". Aux termes de l'article L. 2121-13 du même code, également applicable aux établissements publics de coopération intercommunale en application de l'article L. 5211-1 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. ".

21. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les conseillers communautaires ont été convoqués le 9 décembre 2015 pour la séance du conseil communautaire du 17 décembre 2015, le 6 mars 2017 pour la séance du 14 mars 2017, le 23 janvier 2019 pour la séance du 31 janvier 2019, le 3 juillet 2019 pour la séance du 11 juillet 2019 et le 19 février 2020 pour la séance du 27 février 2020. Ainsi, et alors qu'au demeurant M. E n'apporte aucun élément de nature à démontrer que certains des conseillers n'auraient pas été effectivement destinataires de ces convocations, le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires n'auraient pas été convoqués dans un délai supérieur ou égal à cinq jours francs, doit être écarté en ce qui concerne les conditions dans lesquelles la délibération du 27 février 2020 a été adoptée ainsi, en tout état de cause, qu'en ce qui concerne les conditions dans lesquelles les autres délibérations, citées dans les écritures des requérants, ont été adoptées.

22. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que les convocations adressées aux conseillers communautaires pour les séances du conseil communautaire des 14 mars 2017, 31 janvier 2019, 11 juillet 2019 et du 27 février 2020 comportaient toutes des notes de synthèses relatives aux différentes affaires soumises à délibération, en particulier pour la séance du 27 février 2020 au cours de laquelle a été adopté le plan local d'urbanisme intercommunal. En l'état, et dès lors qu'il n'est ni établi ni même allégué que la communauté de communes n'aurait pas fait droit à une demande de pièces ou de précisions de la part d'un conseiller, le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires n'auraient pas bénéficié des informations suffisantes, dans les délais prescrits, préalablement à la séance du conseil communautaire du 27 février 2020, ainsi, en tout état de cause, que préalablement aux autres séances à l'occasion desquelles les délibérations citées dans les écritures ont été adoptées, doit être écarté.

En ce qui concerne l'incohérence alléguée des classements en espace boisé avec les objectifs du PADD :

23. Aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme, applicable au litige : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".

24. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

25. Il ressort des pièces du dossier que le PADD du PLUI applicable à la communauté de communes MACS prévoit de lutter contre l'étalement urbain en privilégiant le renouvellement urbain et une densification des constructions autour des agglomérations et villages. Il ressort également de ce même document que les auteurs du PLUI se fixent des objectifs de développement urbain qualitatif, lesquels conduisent notamment à maintenir les espaces verts présents, et à sauvegarder les coupures d'urbanisation par le maintien de ces espaces, lesquels doivent être regardés comme des " respirations vertes " au sein du tissu urbain.

26. M. E n'est pas fondé à soutenir que le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal approuvé, en tant qu'il prévoit le classement de certaines zones en espaces boisés, alors que des constructions y seraient présentes, est, à l'échelle du territoire de cette communauté de communes, incohérent avec les objectifs du PADD. Le moyen tiré de la méconnaissance par les auteurs du PLUI, lorsqu'ils ont classé des espaces boisés, de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme, doit donc être écarté.

En ce qui concerne la contestation du classement en espace boisé des parcelles cadastrées section BI nos 205 et 206 situées à Capbreton :

27. Aux termes de l'article L. 113-1 code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s'appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies, des plantations d'alignements. / Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. () ". Aux termes de l'article L. 113-2 de ce code : " Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. ".

28. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

29. Il ressort des pièces du dossier que le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal maintient le classement en espace boisé d'une vaste zone comprenant deux parcelles appartenant à M. E, cadastrées section BI nos 205 et 206, situées à Capbreton. Il ne résulte pas des dispositions précitées des articles L. 113-1 et L. 113-2 que le classement en espace boisé d'un secteur a pour effet de rendre la zone inconstructible, les dispositions précitées autorisant la réalisation de constructions à condition que ces dernières ne soient pas de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.

30. De plus, si le requérant allègue que ce classement serait en l'espèce " sans objet " ou " incompatible avec la situation existante " dès lors qu'il relève que de nombreuses constructions ont été permises dans ce secteur, ces dernières décennies, alors que la zone était déjà classée en espace boisé dans le plan local d'urbanisme de la commune, ce qui aurait conduit à la suppression de certains arbres, ces circonstances ne suffisent pas à considérer que le classement de ses parcelles qui se situent au Sud du centre-ville et dont il ressort des pièces du dossier qu'elles sont comprises dans un secteur moins construit et comportant toujours de nombreux boisements, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la contestation du classement en zone N de la parcelle cadastrée AM n° 563 située à Messanges :

31. En premier lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. () ". Enfin aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ".

32. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A cet effet, ils peuvent être amenés à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés par les dispositions citées ci-dessus, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation.

33. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AM n° 563 se situe dans une zone peu urbanisée, située à environ un kilomètre au Sud du centre-ville de Messanges, au Nord-Est de la commune de Vieux-Boucau-les-Bains. Elle est entourée de parcelles arborées comprenant, pour certaines, des constructions, et une zone résidentielle se situe plus au Nord-Ouest. Il ressort également des différents documents graphiques du PLUI que la parcelle en cause est située dans une vaste zone en grande partie classée zone naturelle, agricole ou naturelle touristique, qu'elle est bordée à l'Ouest et au Nord-Est par de vastes espaces densément boisés, et la parcelle en litige est elle-même presque exclusivement couverte d'arbres.

34. Dans ces conditions, le classement en zone N de cette parcelle, concourt à la satisfaction des objectifs que se sont fixés les auteurs du PLUI au regard du PADD de la communauté de communes déjà énoncés en point 25 consistant notamment en la recherche d'un équilibre entre l'attractivité du territoire et les équilibres environnementaux, par une modération de la consommation des espaces naturels et forestiers et la priorité donnée au renouvellement urbain sur les extensions urbaines. Ainsi, le classement de cette parcelle en zone N respecte le parti d'urbanisme retenu, au regard des caractéristiques de la parcelle, alors même que la parcelle en cause était précédemment classée en zone constructible et que le requérant a d'ailleurs bénéficié sur cette parcelle d'un permis de construire le 19 juin 2018 qui ne saurait, en tout état de cause, être remis en cause en raison de ce nouveau classement.

35. De plus, au vu de l'environnement de cette parcelle et des caractéristiques du secteur dans lequel elle s'insère, précisés au point précédent, elle ne saurait être regardée comme une " dent creuse " au sein d'un secteur urbanisé. Et, si certains extraits du document d'orientation et d'objectifs (DOO) du schéma de cohérence territoriale (SCoT) adopté en 2014, sont produits par le requérant, afin d'indiquer que sa parcelle se situerait dans une zone identifiée comme urbanisée, ces documents, peu précis, n'ont pour objectif que de définir certaines orientations générales quant aux partis d'urbanisme à retenir, et ne sauraient faire obstacle au classement contesté en zone naturelle, ledit DOO ne classant pas la zone concernée dans les " agglomérations et villages " qu'il identifie.

36. Ainsi, le classement en zone N de la parcelle AM n° 563 n'est ni entaché d'erreur manifeste d'appréciation et, à supposer le moyen soulevé, le règlement du PLUI n'est pas davantage incompatible, pour ce motif, avec le SCoT applicable sur ce territoire intercommunal.

37. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que sa parcelle se situe en continuité avec l'urbanisation, au sens et pour l'application des dispositions du 1° de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, les dispositions de la loi Littoral ne saurait en tout état de cause avoir pour effet de rendre obligatoirement constructible sa parcelle, ou d'interdire le classement en zone naturelle de celle-ci. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entaché le classement de la parcelle, au regard de l'article L. 121-8 de l'urbanisme, ne peut également qu'être écarté.

38. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

39. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la communauté de communes MACS, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au requérant une somme au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes MACS et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2001545 et n° 2001643 sont rejetées.

Article 2 : M. E versera à la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros), au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et à la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Perdu, présidente,

Mme Duchesne, conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.

La présidente-rapporteure,

Signé : S. PERDUL'assesseure la plus ancienne,

Signé : M. DUCHESNE

La greffière,

Signé : M. B

La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Nos 2001545

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