lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001705 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | CAPES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 septembre 2020 et le 21 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Appaule, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 28 juin 2020 du silence gardé par la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes sur sa demande de délivrance d'informations relatives aux procédures d'attribution des logements sociaux ;
2°) d'enjoindre à l'office public de l'habitat du département des Landes de produire des justificatifs concernant la période d'attente d'attribution de logement social ;
3°) de condamner l'office public de l'habitat du département des Landes à lui verser la somme de 100 euros par jour de retard en réparation du préjudice subi du fait du délai de traitement anormalement long de son dossier d'attribution de logement social ;
4°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat du département des Landes la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a effectué une demande de logement social le 21 octobre 2019 auprès de l'office public de l'habitat du département des Landes ;
- aucune offre de logement social ne lui a été proposée jusqu'à fin juin 2020, malgré le fait que sa demande ait été classée prioritaire ;
- il a envoyé une lettre à la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes le 27 mai 2020 afin d'obtenir des informations sur les procédures d'attribution des logements sociaux ;
- le fait pour la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes de ne pas répondre à sa demande dans les délais légaux est illégitime ;
- le délai anormalement long de traitement de son dossier par l'office public de l'habitat des Landes est constitutif d'une faute engageant sa responsabilité ;
- il a droit par conséquent à la réparation de son préjudice moral, estimé à 100 euros par jour d'attente injustifiée d'attribution d'un logement social.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, l'office public de l'habitat du département des Landes, représenté par Me Capes, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il n'a commis aucune faute dans le délai d'attribution du logement ;
- le requérant n'a pas respecté la procédure prévue à l'article L441-2-3 du code de la construction et de l'habitation faute d'avoir saisi la commission de médiation ;
- le requérant ne revêt pas la qualité de demandeur prioritaire et ne peut donc opposer à l'administration un délai excessif dans le traitement de sa demande ;
- le requérant ne produit aucun élément probant permettant d'établir et de quantifier un préjudice moral.
Par une décision du 7 septembre 2021, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 10 novembre 2022 à 14 heures, en présence de Mme Strazkolwska, greffière d'audience :
- le rapport de Mme C ;
- et les observations de Me Cames représentant l'Office public de l'habitat des Landes qui confirme ses écritures en défense.
M.B n'étant ni présent, ni représenté, la clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a sollicité l'attribution d'un logement social auprès des services de l'Etat le 21 octobre 2019. Son dossier a été enregistré par l'office public de l'habitat du département des Landes le 5 novembre 2019. Par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 27 mai 2020 et réceptionnée le 28 mai 2020, M. B a adressé à la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes une demande d'informations concernant la procédure d'attribution des logements sociaux. La demande de logement social de M. B a été acceptée par l'office public de l'habitat du département des Landes par une décision du 15 juin 2020. M. B a pris possession du logement le 1er juillet 2020, avant d'adresser son congé par un courrier du 17 septembre 2021. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet, née le 28 juin 2020, du silence gardé par la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes sur sa demande du 27 mai 2020, d'enjoindre à l'office public de l'habitat du département des Landes de se justifier sur la période d'attente d'attribution de logement social, et de condamner ce dernier à lui verser la somme de 100 euros par jour d'attente non justifiée en réparation du préjudice moral subi en raison du délai excessif d'attribution d'un logement social.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Aux termes de l'article R421-1 du code de justice administrative : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".
3. Il résulte de l'instruction que le courrier du 27 mai 2020 adressé par M. B à la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes ne comporte aucune demande de réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal par courrier du 13 janvier 2021, M. B n'a pas produit, dans le délai qui lui était imparti et avant la date du présent jugement, la décision par laquelle l'office public de l'habitat du département des Landes a rejeté ses prétentions indemnitaires ou, à défaut d'une telle décision, la pièce justifiant de la date de dépôt de sa réclamation. Il s'ensuit que le contentieux n'étant pas lié, à supposer même qu'une faute aurait été commise, les conclusions indemnitaires de M. B ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " La Commission d'accès aux documents administratifs émet des avis lorsqu'elle est saisie par une personne à qui est opposé un refus de communication ou un refus de publication d'un document administratif (). / La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux. ". L'article R*311-12 du même code dispose : " Le silence gardé par l'administration, saisie d'une demande de communication de documents en application de l'article L. 311-1, vaut décision de refus. ".
5. Il résulte de l'instruction que, préalablement au présent recours, le requérant aurait saisi la commission d'accès aux documents administratifs du refus implicite de l'office public de l'habitat du département des Landes de lui communiquer les documents demandés, à savoir les " instructions officielles selon lesquelles est effectuée la prestation de logement social ", informations prévues aux articles L441 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet née le 28 juin 2020 du silence gardé par la directrice de l'office public de l'habitat du département des Landes sur la demande de communication de documents de M. B doivent en tout état de cause être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
6. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'injonction tendant à ce que l'office public de l'habitat du département des Landes produise des justificatifs sur la période d'attente d'attribution de logement social ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
7. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'office public de l'habitat du département des Landes, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque à ce titre. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme réclamée par l'office public de l'habitat du département des Landes au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'office public de l'habitat du département des Landes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement.
Copie pour information en sera adressée à l'office public de l'habitat du département des Landes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2022.
La présidente,
signé
V. QUEMENER
La greffière,
signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Signé A. STRZALKOWSKA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026