LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2001721

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2001721

lundi 19 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2001721
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantUHALDEBORDE-SALANNE GORGUET VERMOTE BERTIZBEREA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2020, ainsi que des mémoires et pièces enregistrés les 6 octobre 2020 et 3 août 2021, M. A, représenté par la SCP Uhaldeborde-Salanne Gorguet Vermote Bertizberea, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la délibération du 22 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Pays Basque a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Lahonce en tant qu'elle classe, en zone agricole, les parcelles cadastrées section AN n°s 274 et 406 et, en zone naturelle, les parcelles cadastrées AN n°s 404 et 405 ;

2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Pays Basque la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il appartient à l'administration de prouver que le signataire de la délibération approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) était compétent ;

- le rapport de présentation du PLU est entaché de nombreuses erreurs qui justifient l'annulation de la délibération attaquée, déjà signalées lors de l'enquête publique : le plan du réseau d'assainissement collectif ne fait pas apparaître que ces parcelles y sont raccordées ;

- par ailleurs, le classement en zone A des parcelles AN n°s 274 et 406 et le classement en zone N des parcelles AN n°s 404 et 405 procèdent d'une erreur figurant dans le plan du réseau d'assainissement collectif, sont en contradiction avec les objectifs du schéma de cohérence territoriale (SCoT) qui encourage l'urbanisation dans des zones déjà construites, comme celle dans laquelle se situent les parcelles ;

- ces classements sont, enfin, entachés d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 26 mars et 8 décembre 2021, la communauté d'agglomération Pays Basque, représentée par Me Logeais, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal fasse application des dispositions de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme afin de procéder à une éventuelle régularisation, et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle précise qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé et, qu'en cas de besoin, le tribunal pourrait sursoir à statuer afin de laisser à la communauté d'agglomération un délai pour régulariser l'éventuelle irrégularité dont pourrait être entachée la délibération attaquée.

Par une ordonnance du 10 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 10 juin 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Perdu, présidente-rapporteure,

- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cazeau pour M. A et celles de Me Logeais pour la communauté d'agglomération Pays Basque.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 22 février 2020, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Lahonce. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette délibération en tant qu'elle classe en zone agricole (zone A) les parcelles cadastrées n°s 274 et 406 et en zone naturelle (zone N) les parcelles cadastrées n°s 404 et 405.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 23 décembre 2019, pris en application des dispositions de l'article L. 5211-9 du code général des collectivités territoriales, régulièrement publié au recueil des actes de cet établissement public, le président de la communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a donné à M. B, directeur général des services de la communauté d'agglomération, délégation pour signer notamment les copies des délibérations du conseil communautaire figurant au registre. Le moyen ne peut donc, en tout état de cause, qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, si le requérant soutient que le rapport de présentation contient " des erreurs " de nature à entraîner son annulation, il ne développe ce moyen qu'en relevant que c'est à tort que ledit document n'inclue pas les parcelles dont le classement est contesté dans le présent litige, dans les secteurs bénéficiant du réseaux d'assainissement collectif. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la carte du zonage de l'assainissement collectif présent dans le rapport de présentation et des écritures en défense, que les parcelles litigieuses sont identifiées comme bénéficiant de l'assainissement collectif. Du reste, le rapport de présentation n'a pas à justifier du classement de chaque parcelle et le raccordement d'une parcelle à ce réseau collectif ne saurait à lui-seul emporter un classement en zone urbanisable. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que " des erreurs " entacheraient le rapport de présentation, tel que soulevé, ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme définit notamment " les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". En vertu de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ".

5. En outre, aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ". Il résulte, d'une part, des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite "zone A" du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. D'autre part, le classement du terrain en zone agricole n'est pas conditionné par le fait qu'il fasse l'objet d'une exploitation agricole mais à la circonstance qu'il s'insère dans un secteur à dominante rurale et à caractère agricole.

6. Aux termes, enfin, de l'article R. 151-24 du même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; () 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / ".

7. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils ne sont ainsi pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. Ces derniers peuvent être amenés, à cet effet, à classer en zone naturelle ou agricole, pour les motifs énoncés aux articles R. 151-24 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'un détournement de pouvoir.

8. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Lahonce, qui se situe non loin de Bayonne, aux abords de l'Adour, est un village qui se caractérise par une urbanisation faible et diffuse, et qui comprend de multiples zones boisées et agricoles. A ce titre, afin de préserver l'identité communale, les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixés comme objectifs, dans le programme d'aménagement et de développement durables (PADD), de limiter l'artificialisation des sols et l'étalement urbain ainsi que la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, d'assurer le maintien de l'empreinte naturelle du territoire de la commune, d'enrayer la réduction du nombre d'exploitations agricoles et de contribuer à une agriculture diversifiée.

9. Il ressort également des pièces du dossier, que les parcelles cadastrées section AN n°s 274 et 406 classées en zone A dans le règlement du plan local d'urbanisme en litige, présentent une superficie importante, dépassant respectivement 2 600 m² et 6 300 m². Elles sont, en outre, vierges de construction, se situent au sud du territoire communal, à plus de deux kilomètres du centre-bourg, et sont séparées du cœur du village par la route départementale n° 312. Elles se trouvent précisément dans le quartier " Doria ", secteur marqué par des constructions diffuses à usage d'habitation, des espaces boisés ainsi que des espaces naturels et agricoles, caractérisant ainsi un secteur à dominante rurale. Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu, elles ne sont pas incluses dans l'enveloppe urbaine communale, et les parcelles sont, par ailleurs, en contact avec plusieurs espaces classés en zones A et N, composés de parcelles vierges de construction et de boisements.

10. Par suite, au regard de la dominante rurale du secteur, bien que les deux parcelles en litige ne font plus l'objet d'une exploitation agricole, leur classement en zone A répond à la volonté des auteurs de retrouver une dynamique agricole pérenne, enjeu majeur pour le territoire communal de Lahonce. A cet égard, la circonstance que les parcelles litigieuses avaient été identifiées, dans le précédent PLU adopté en 2011, comme ayant vocation à compléter l'ossature villageoise et à structurer le développement urbain de la commune, ainsi que l'allégation selon laquelle leur maintien en zone urbanisable ne porterait pas atteinte aux objectifs du schéma de cohérence territoriale (SCoT) de Bayonne et Sud des Landes tendant à favoriser une urbanisation dans des zones déjà construites, ne font nullement obstacle à ce classement en zone A. Enfin, si le requérant se prévaut de l'avis favorable de la commissaire enquêtrice à sa demande de maintien en zone urbanisable, et de ce que la communauté d'agglomération semblait favorable à cette modification, il ressort cependant des pièces du dossier, notamment de l'extrait du rapport de l'enquête publique, produit par le requérant, que c'est uniquement la possibilité de créer un secteur de taille et de capacité limitée (STECAL) qui a été envisagée par la communauté d'agglomération, pour tenir compte précisément du raccordement de ces parcelles au réseau d'assainissement collectif, mais que ce choix n'a finalement pas été retenu. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'incompatibilité de ce classement avec les objectifs du SCoT, de l'incohérence de ce classement en zone A, et de ce qu'il serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.

11. Par ailleurs, le requérant conteste le classement en zone N des parcelles cadastrées n°s 404 et 405, d'une superficie respective de 800 m² et de 1 192 m2, qui jouxtent les parcelles n°s 274 et 406 susvisées. Si le rapport de présentation ne les identifie pas comme présentant un intérêt écologique ou paysager particulier, elles ne sont pas non plus incluses dans l'enveloppe urbaine communale existante. Les auteurs du PLU justifient leur zonage en zone N en les identifiant comme des espaces à prédominance naturelle qui s'inscrivent, à ce titre, dans un objectif de gestion économe, rationnelle et rigoureuse de l'espace dévolu au développement urbain. La circonstance que ces terrains sont équipés par certains réseaux publics, notamment d'assainissement, ne suffit pas à faire obstacle à ce classement. Tel que soulevé, le moyen tiré de l'incohérence et de l'erreur manifeste dont serait entaché le classement en zone N des parcelles n°s 404 et 405 doit donc être écarté.

12. Enfin, au regard de ce qui précède, la circonstance que d'autres parcelles sont classées en zone constructible, alors même qu'elles ne bénéficieraient pas de l'assainissement collectif et ne seraient pas desservies par les réseaux, contrairement aux parcelles objet du présent litige, est sans incidence sur la légalité du classement opéré.

13. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut, à titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées dans lesquels peuvent être autorisés : 1° Des constructions ; (). Leur caractère exceptionnel s'apprécie, entre autres critères, en fonction des caractéristiques du territoire, du type d'urbanisation du secteur, de la distance entre les constructions ou de la desserte par les réseaux ou par les équipements collectifs ". Ces dispositions permettent aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir, dans des zones naturelles ou agricoles, des secteurs de taille et capacité d'accueil limitées (STECAL), dans lesquels certaines constructions peuvent être implantées de façon limitée.

14. Ainsi que précisé, il ressort des pièces du dossier que le requérant, lors de l'enquête publique, a présenté une demande de maintien de l'ensemble de ses parcelles en zone urbanisée, que la CAPB a formulé un " avis plutôt favorable ", solution validée également par la commissaire enquêtrice, en précisant que la création d'un STECAL pouvait être envisagée. Toutefois, au vu des caractéristiques des secteurs dans lesquels elles s'insèrent et de leur environnement, et à supposer que ce moyen soit soulevé, le choix de ne pas faire usage de la possibilité de créer, à titre exceptionnel, un secteur de taille et de capacité d'accueil limité, à l'endroit où se situent les parcelles du requérant, n'est nullement empreint d'erreur manifeste et n'est pas de nature à rendre illégale la délibération attaquée.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Dès lors, les conclusions présentées en défense par la communauté d'agglomération Pays Basque tendant à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la communauté d'agglomération Pays Basque, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A une somme au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la communauté d'agglomération Pays Basque et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera à la communauté d'agglomération Pays Basque la somme de 1 000 euros (mille euros), au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la communauté d'agglomération Pays Basque.

Une copie pour information sera adressée à la commune de Lahonce.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Perdu, présidente,

Mme Duchesne, conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.

La présidente-rapporteure,

Signé : S. PERDUL'assesseure la plus ancienne,

Signé : M. D

La greffière,

Signé : P. UGARTE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Signé : P. UGARTE

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions