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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2001724

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2001724

lundi 19 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2001724
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantKALIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 septembre 2020, les 23 et 24 avril 2021 et les 31 janvier et 22 mars 2022, M. A G et Mme H G, représentés par Me Mandile, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2020 par lequel le maire d'Ustaritz a délivré à M. C F et Mme K I D un permis de construire en vue de l'édification d'une maison à usage d'habitation, ensemble la décision du 29 août 2020 par laquelle cette même autorité a implicitement rejeté leur recours gracieux formé contre cet arrêté ;

2°) à ce qu'il soit mis à la charge de la commune d'Ustaritz une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;

- la déclaration préalable de division parcellaire n'a pas cristallisé les règles d'urbanisme applicables au projet et elle est illégale, par voie d'exception ;

- le maire d'Ustaritz, en n'opposant pas un sursis à statuer tant à la déclaration préalable à l'opération de lotissement qu'à la demande de permis de construire, a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme ;

- le dossier de demande de permis de construire comprend des omissions, inexactitudes ou insuffisances ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les articles R. 431-5 du code de l'urbanisme et R. 214-1 du code de l'environnement dès lors que la demande de permis ne comprenait pas l'autorisation d'effectuer des travaux dans le lit du cours d'eau situé au nord-ouest du terrain d'assiette du projet ;

- il méconnaît l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comprend pas de notice d'incidences sur le site classé Natura 2000 situé au nord-ouest du terrain d'assiette ;

- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dans la mesure où le dispositif de rétention des eaux de pluie crée un risque d'inondation de leur terrain ;

- il méconnaît les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme en ce qu'il autorise l'édification d'un mur dans le périmètre d'un site classé Natura 2000 ;

- il méconnaît les articles 50-2 et 50-3 du règlement sanitaire départemental des Pyrénées-Atlantiques en ce que le dispositif d'assainissement autonome du projet ne respecte pas les distances minimales avec le cours d'eau et les limites séparatives ;

- il méconnaît l'article 153-4 du règlement sanitaire départemental des Pyrénées-Atlantiques en ce que la construction projetée ne respecte pas la distance minimale avec l'élevage de volailles du voisin ;

- il méconnaît les dispositions des articles UC 3, UC 7 et UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme d'Ustaritz approuvé par une délibération du 21 février 2013 ;

- il méconnaît les dispositions des articles UC 1, UC 2 et UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme d'Ustaritz approuvé par une délibération du 22 février 2020.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 mars et 21 décembre 2021, la commune d'Ustaritz, représentée par Me Malo, conclut à titre principal au rejet de la requête et subsidiairement, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme G, une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne présentent pas d'intérêt leur donnant qualité pour agir et qu'ils n'ont pas accompli les formalités prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. et Mme G ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 février et 20 décembre 2021 et le 28 février 2022, M. C F et Mme K I D, représentés par Me Delhaes, concluent à titre principal au rejet de la requête, subsidiairement à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme G une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne présentent pas d'intérêt leur donnant qualité pour agir et qu'ils n'ont pas accompli les formalités prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. et Mme G ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rousseau,

- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,

- les observations de Me Leplat, substituant Me Mandile, représentant M. et Mme G,

- les observations de Me Paiman, représentant la commune d'Ustaritz,

- et les observations de Me Gaborit, représentant M. F et Mme I D.

Une note en délibéré, présentée pour M. F et Mme I D, a été enregistrée le 1er juin 2023.

Considérant ce qui suit :

1. M. B J, propriétaire de la parcelle cadastrée section BD n° 27, a adressé au maire d'Ustaritz une déclaration préalable de division parcellaire en deux lots, en vue de construire sur le lot à cadastrer section BD n° 1126, l'autre lot supportant sa maison. Par un arrêté du 6 novembre 2017, le maire de cette commune ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Par un arrêté du 3 mars 2020, le maire a délivré à M. F et Mme I D un permis de construire une maison à usage d'habitation sur la parcelle à cadastrer section BD n° 1126. Par une décision du 29 août 2020, cette même autorité a rejeté le recours gracieux formé par M. et Mme G à l'encontre de cet arrêté. Par la présente requête M. et Mme G demandent l'annulation de ces décisions.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours ".

3. La requête de M. et Mme G a été respectivement notifiée le 22 septembre 2020, par deux lettres recommandées avec demande d'avis de réception, à la commune d'Ustaritz et aux pétitionnaires. Le moyen tiré de l'irrecevabilité de la requête pour défaut d'accomplissement de la formalité prescrite par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme manque donc en fait.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ".

5. M. et Mme G sont propriétaires d'une maison implantée sur une parcelle voisine du terrain d'assiette du projet autorisé par l'arrêté attaqué. Ils font valoir que le dispositif d'évacuation des eaux pluviales du projet générera des écoulements importants sur leur parcelle en raison de l'orientation de la pente du terrain d'assiette et qu'en créant des vues sur leur propriété, la construction d'une maison comprenant un étage et dont les pièces de vie sont orientées au Sud-Ouest entraînera une perte d'intimité. Si l'atteinte due à l'évacuation des eaux pluviales n'est pas établie dès lors que le projet prévoit la création d'un bassin de rétention dont les principales caractéristiques sont conformes aux dispositions du plan local d'urbanisme, les photographies jointes à la requête permettent de démontrer la perte d'intimité résultant de la proximité du projet et de l'orientation de ses espaces de jour en direction de la propriété des époux G. Il suit de là que l'arrêté attaqué est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de la maison que possèdent M. et Mme G. Dès lors, ces derniers justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la commune d'Ustaritz et les pétitionnaires doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 3 mars 2020 :

6. Aux termes de l'article L. 153-23 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le plan local d'urbanisme porte sur un territoire couvert par un schéma de cohérence territoriale approuvé, il est exécutoire dès lors qu'il a été publié et transmis à l'autorité administrative compétente de l'Etat dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ". Aux termes de l'article R. 153-20 du même code : " Font l'objet des mesures de publicité et d'information prévues à l'article R. 153-21 : () / 2° La délibération qui approuve, révise, modifie ou abroge un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article R. 153-21 du même code : " Tout acte mentionné à l'article R. 153-20 est affiché pendant un mois au siège de l'établissement public de coopération intercommunale compétent et dans les mairies des communes membres concernées, ou en mairie. Mention de cet affichage est insérée en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département, à l'exception de la décision mentionnée au 6° de l'article R. 153-20. () L'arrêté ou la délibération produit ses effets juridiques dès l'exécution de l'ensemble des formalités prévues au premier alinéa, la date à prendre en compte pour l'affichage étant celle du premier jour où il est effectué ".

7. Par une délibération du 22 février 2020, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Pays Basque a approuvé la révision générale du plan local d'urbanisme de la commune d'Ustaritz prescrite le 26 juin 2014 et arrêtée le 29 septembre 2018. Dès lors que la commune d'Ustaritz est couverte par un schéma de cohérence territoriale, la délibération du 22 février 2020 est entrée en vigueur le jour où, conformément aux dispositions des articles L. 153-23, R. 153-20 et R. 153-21 précitées du code de l'urbanisme, la transmission au représentant de l'Etat dans le département et l'affichage ont été réalisés. A cet égard, il ressort des mentions dont elle est revêtue que la délibération du 22 février 2020 a été transmise au sous-préfet de Bayonne le 27 février 2020 et affichée à compter du même jour. Par suite, et ainsi que le soutiennent les requérants, les dispositions du PLU révisé d'Ustaritz, lequel était donc exécutoire à la date de l'arrêté attaqué, le 3 mars 2020, étaient applicables au projet en litige.

8. La commune d'Ustaritz et les pétitionnaires font néanmoins valoir que la déclaration préalable de lotissement autorisée par l'arrêté du 6 novembre 2017 aurait eu pour effet de cristalliser les règles locales d'urbanisme antérieurement applicables.

9. Aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ". Aux termes de l'article L. 442-14 du même code : " Lorsque le lotissement a fait l'objet d'une déclaration préalable, le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la date de non-opposition à la déclaration préalable, et ce pendant cinq ans à compter de cette même date ".

10. En l'absence de tout transfert de propriété ou de jouissance du lot dont aurait résulté la division d'une parcelle, le bénéficiaire d'un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de lotissement ne peut se prévaloir, à l'occasion d'une demande de permis de construire, des droits attachés, en vertu de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, au lotissement autorisé, dont le projet de construction ne pouvait relever.

11. En l'espèce, les requérants soutiennent que la déclaration préalable de lotissement autorisée par l'arrêté du 6 novembre 2017 n'a pas cristallisé les règles d'urbanisme applicables au projet attaqué, dès lors que la division parcellaire n'était pas réalisée à la date de délivrance du permis de construire en litige. Si les pétitionnaires produisent à l'instance un document d'arpentage établi par un géomètre, ce document ne permet effectivement pas de démontrer qu'il a été procédé à la cession du terrain d'assiette du projet issu de cette division. Et ni la commune d'Ustaritz, ni les pétitionnaires ne justifient de l'existence d'un acte de vente ou d'échange, d'un bail emphytéotique ou de tout acte équivalent, permettant d'établir que la propriété ou la jouissance du lot à construire leur avait été transférée à la date de la délivrance du permis de construire, en conséquence de la division autorisée par l'arrêté du 6 novembre 2017. Dans ces conditions, les pétitionnaires ne peuvent se prévaloir des droits attachés, en vertu des dispositions précitées de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, au lotissement autorisé. Il suit de là qu'à la date de l'arrêté attaqué, il appartenait au maire d'Ustaritz d'instruire la demande de permis de construire de M. F et Mme I D au regard des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme entré en vigueur le 27 février 2020 et non de celles du règlement approuvé le 21 février 2013 et modifié le 12 mars 2014.

12. Or aux termes de l'article UC 1 du règlement du plan local d'urbanisme d'Ustaritz applicable au litige : " () En secteur UCna, sont interdites les constructions, installations ou travaux de toutes natures qui ne sont pas visés à l'article UC2 ". Aux termes de l'article UC 2 du même règlement : " () En secteur UCna : / Les habitations sont admises uniquement sous forme de : / annexe à l'habitation (garage, abri de jardin, local technique, pool house, etc) dans la limite de 50m² d'emprise au sol totale de ces annexes sur l'unité foncière et située à moins de 20m de l'habitation existante. (). L'annexe doit se situer dans la parcelle bâtie à la date de l'approbation du PLU ou attenante s'il s'agit d'un jardin d'agrément sans empiéter sur un espace agricole / extension (agrandissement d'une même enveloppe bâtie) limitée à 30% de l'emprise au sol existante à la date d'approbation du PLU, dans la limite de 50m² d'emprise au sol supplémentaire () ".

13. Les dispositions précitées des articles UC 1 du règlement du plan local d'urbanisme d'Ustaritz ne permettaient pas d'autoriser le projet en litige portant sur la construction d'une maison individuelle à usage d'habitation, d'une surface de 129 m2, sur la parcelle à cadastrer section BD n° 1126 classée en secteur UCna. Un tel projet n'étant pas, compte tenu de sa nature, au nombre de ceux limitativement énumérés par les dispositions précitées de l'article UC2. Par suite, en délivrant une telle autorisation, le maire d'Ustaritz a entaché l'arrêté attaqué d'erreur de droit.

14. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder l'annulation totale de l'arrêté du 3 mars 2020 par lequel le maire d'Ustaritz a délivré à M. F et Mme I D un permis de construire en vue de l'édification d'une maison à usage d'habitation sur la parcelle à cadastrer section BD n° 1126.

En ce qui concerne la légalité de la décision du 29 août 2020 :

15. La décision attaquée ne peut être regardée comme étant exempte du vice dont est entaché l'arrêté de permis de construire litigieux, énoncé au point 13.

16. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du maire d'Ustaritz du 3 mars 2020 et la décision de cette même autorité du 29 août 2020 doivent être annulés.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

17. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé par un permis modificatif peut, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, surseoir à statuer jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation. Si un tel permis modificatif est notifié dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations ".

18. Eu égard au motif d'annulation retenu, le permis de construire litigieux n'est pas susceptible de régularisation. En conséquence, il n'y a pas lieu de surseoir à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Sur les frais liés à l'instance :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mises à la charge de M. et Mme G, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la commune d'Ustaritz, d'une part, et M. F et Mme I D, d'autre part, demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

20. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Ustaritz, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme G et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du maire d'Ustaritz du 3 mars 2020 et la décision du 29 août 2020 sont annulés.

Article 2 : La commune d'Ustaritz versera à M. et Mme G la somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions reconventionnelles de la commune d'Ustaritz, de M. F et de Mme I D sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et à Mme H G, à la commune d'Ustaritz, à M. C F et à Mme K I D.

Copie pour information en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bayonne.

Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Quéméner, présidente,

M. Rousseau, premier conseiller,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2023.

Le rapporteur,

Signé : S. ROUSSEAU

La présidente,

Signé : V. QUEMENERLa greffière,

Signé : M. E

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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