mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001815 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | NOEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 septembre 2020 et le 16 novembre 2021, Mme C E, représentée par Me Noel, demande au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, la décision du 28 novembre 2019 par laquelle la responsable de la division ressources de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des séquelles de l'accident de service dont elle a été victime en 1990, dans le cadre de sa demande de retraite pour invalidité, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours hiérarchique formé à son encontre, ainsi que, d'autre part, l'arrêté du 9 juillet 2020 par lequel le directeur chargé du service d'appui aux ressources humaines de la direction générale des finances publiques a décidé de son admission à faire valoir ses droits à la retraite pour invalidité à compter du 22 septembre 2018, en tant qu'il ne reconnaît pas l'imputabilité au service de ces séquelles ;
2°) d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques de l'admettre à la retraite pour invalidité imputable au service, dans un délai de 2 mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 28 novembre 2019 est insuffisamment motivée ;
- les décisions du 28 novembre 2019 et du 9 juillet 2020 sont entachées de vices de procédure dès lors qu'en premier lieu la convocation à la séance de la commission de réforme du 20 novembre 2019 a été tardive et qu'en second lieu, la commission de réforme qui a examiné sa demande était irrégulièrement composée en l'absence d'un médecin spécialiste en rhumatologie ;
- ces décisions sont également entachées d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 24 mars 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut, à titre principal, à l'incompétence territoriale du tribunal et à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Il fait valoir que :
- le présent tribunal est territorialement incompétent dès lors qu'en matière de pension, les litiges relèvent du tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d'assignation du paiement de la pension et, en l'occurrence, il s'agit du centre de gestion des retraites de Toulouse ;
- en outre, les conclusions de la requête dirigées contre la décision du 29 novembre 2019 sont tardives, tandis que les conclusions de la requête dirigées contre la décision de radiation des cadres du 9 juillet 2020 sont irrecevables dès lors que l'acte de concession de la pension de retraite n'a pas été contesté ;
- enfin, à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Latour, représentant Mme E, présente.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, inspectrice des impôts à compter de 1977 a sollicité, le 7 février 2019, son admission à la retraite pour invalidité imputable au service, en raison des séquelles dont elle souffre depuis l'accident de trajet dont elle a été victime le 1er mars 1990. Par une décision du 28 novembre 2019, la responsable de la division ressources de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ces séquelles, dans le cadre de sa demande de retraite pour invalidité. Le recours hiérarchique exercé par l'intéressée à l'encontre de cette décision, reçu le 6 février 2020, est resté sans réponse et a fait naître une décision implicite de rejet. Mme E demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions et de l'arrêté du 9 juillet 2020 par lequel le directeur chargé du service d'appui aux ressources humaines de la direction générale des finances publiques, a décidé son admission à faire valoir ses droits à la retraite pour invalidité à compter du 22 septembre 2018 en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service des séquelles de son accident de service la mettant, selon elle, dans l'incapacité permanente de continuer à exercer ses fonctions.
Sur la compétence territoriale du tribunal :
2. Aux termes de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'État et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. () / Si cette décision prononce () une admission à la retraite ou toute autre mesure entraînant une cessation d'activité, () la compétence est déterminée par le lieu de la dernière affectation de ce fonctionnaire ou agent. () ".
3. Mme E conteste des décisions refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'une invalidité, dans le cadre de son admission à la retraite, nécessairement antérieures à l'acte de liquidation de la pension de sorte que la compétence territoriale du tribunal est déterminée par le lieu de sa dernière affectation. Il est constant qu'en 2000, Mme E a bénéficié d'une mutation de Pau à Tarbes, lieu de sa dernière affectation qui se situe, en vertu de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, dans le ressort territorial du tribunal administratif de Pau. Il s'ensuit que le présent tribunal est territorialement compétent pour connaître de la présente requête et l'exception d'incompétence territoriale opposée en défense doit être écartée.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense à l'encontre de la décision du 28 novembre 2019 :
4. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. () ". L'article R. 421-5 dudit code ajoute que : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
5. D'autre part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception " ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ". Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.
6. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics. Ce n'est qu'au cas où, dans le délai de deux mois ainsi décompté, l'auteur de la demande adressée à l'administration reçoit notification d'une décision expresse de rejet qu'il dispose alors, à compter de cette notification, d'un nouveau délai pour se pourvoir.
7. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 28 novembre 2019, produite par Mme E, la responsable de la division ressources de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des séquelles de l'accident de service dont elle a été victime en 1990, dans le cadre de sa demande de retraite pour invalidité. Avant l'expiration du délai de deux mois imparti en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative précité, par un courrier du 24 janvier 2020, Mme E justifie avoir exercé auprès du ministre de l'action et des comptes publics un recours hiérarchique dont ce dernier a accusé réception le 6 février 2020. Le silence gardé par cette autorité pendant deux mois a fait naître une décision implicite de rejet, le 6 avril 2020. En vertu des dispositions du I de l'article 15 de l'ordonnance n° 2020-305 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif, renvoyant à l'article 2 de l'ordonnance n° 2020-306 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période, le délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 421-2 du code de justice administrative, qui devait expirer le 8 juin 2020, a commencé à courir le 24 juin 2020. Ainsi, à la date d'enregistrement de la présente requête, le 21 septembre 2020, le délai de recours à l'encontre de la décision du 6 avril 2020, était expiré, et n'a pu, par voie de conséquence, proroger le délai de recours ouvert à l'encontre de la décision du 28 novembre 2019. Si enfin Mme E a reçu, dans le délai de recours, le 21 juillet 2020, l'arrêté du 9 juillet 2020 portant admission à la retraite, cet acte distinct, ne saurait être regardé comme une décision expresse de rejet de son recours hiérarchique ayant pour effet de proroger le délai de recours.
8. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'action et des comptes publics, tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 28 novembre 2019 doit être accueillie. Il s'ensuit, que les conclusions de la requête dirigée contre la décision implicite née le 6 avril 2020, rejetant le recours hiérarchique exercé à l'encontre de la décision du 28 novembre 2019, ne peuvent également qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2020 :
9. Aux termes de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées () en service () peut être radié des cadres par anticipation () ". Aux termes de l'article L. 28 du même code : "Le fonctionnaire civil radié des cadres dans les conditions prévues à l'article L. 27 a droit à une rente viagère d'invalidité () ". Aux termes de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'une invalidité ne résultant pas du service peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office () ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que seuls les fonctionnaires civils radiés des cadres sur le fondement de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, c'est-à-dire en raison d'une incapacité permanente imputable au service, peuvent percevoir une rente viagère d'invalidité.
10. Aux termes des dispositions de l'article L. 31 du même code : " La réalité des infirmités invoquées, la preuve de leur imputabilité au service, le taux d'invalidité qu'elles entraînent, l'incapacité permanente à l'exercice des fonctions sont appréciés par une commission de réforme selon des modalités qui sont fixées par un décret en Conseil d'Etat. / Le pouvoir de décision appartient, dans tous les cas, au ministre dont relève l'agent et au ministre des finances () ". Aux termes de l'article R.* 4 du même code : " L'acte de radiation des cadres spécifie les circonstances susceptibles d'ouvrir droit à pension et vise les dispositions légales invoquées à l'appui de cette décision. / Les énonciations de cet acte ne peuvent préjuger ni la reconnaissance effective du droit, ni les modalités de liquidation de la pension, ces dernières n'étant déterminées que par l'arrêté de concession ". Aux termes de l'article R. 38 du même code : " Le bénéfice de la rente viagère d'invalidité prévue à l'article L. 28 est attribuable si la radiation des cadres ou le décès en activité surviennent avant la limite d'âge et sont imputables à des blessures ou maladies résultant par origine ou aggravation d'un fait précis et déterminé de service ou de l'une des autres circonstances énumérées à l'article L. 27. () ". Aux termes de l'article R. 49 bis du même code, issu du décret du 18 avril 2011 relatif à la procédure d'admission à la retraite pour invalidité des fonctionnaires civils de l'Etat : " Dans tous les cas, la décision d'admission à la retraite pour invalidité, prise en application de l'article L. 31, est subordonnée à l'avis conforme du ministre chargé du budget ". Enfin, l'article R. 65 du même code dispose que : " Le service chargé de la mise en œuvre de la gestion administrative et financière du régime de retraite et d'invalidité des fonctionnaires civils et militaires de l'Etat constitue, pour chaque fonctionnaire, magistrat et militaire, à compter de la date de son affiliation au régime du présent code, un compte individuel de retraite. A partir de ce compte et après contrôle des informations y figurant, ainsi que, le cas échéant, des durées d'assurance et des périodes reconnues équivalentes validées dans un ou plusieurs autres régimes de retraite de base obligatoires, la pension de l'intéressé ou celle de ses ayants cause ou, le cas échéant, la rente viagère d'invalidité est liquidée et concédée par arrêté du ministre chargé du budget. / Les administrations ou établissements de l'Etat ou tous autres organismes employeurs de fonctionnaires de l'Etat, magistrats et militaires transmettent au service mentionné au premier alinéa, dans des conditions fixées par décret, tout au long de la carrière des intéressés, les informations à porter à leur compte individuel de retraite ".
11. En l'espèce, la décision attaquée du 9 juillet 2020, correspond à la décision prise par le directeur chargé du service d'appui aux ressources humaines de la direction générale des finances publiques, soit par le ministre dont relève cet agent, au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 31 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Elle se situe donc en amont de l'avis conforme devant être pris par le ministre du budget, et se distingue, a fortiori, du brevet de pension et de la décision prise sur la rente viagère d'invalidité ultérieurement prise, le cas échéant, par le ministre chargé du budget, en application des dispositions précitées de l'article R. 65 du même code.
12. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 9 juillet 2020 fait droit à la demande d'admission à la retraite pour invalidité de Mme E mais révèle que le service d'appui ressources humaines a implicitement considéré que la demande d'admission à la retraite n'était pas imputable au service. Mme E soutient que cette décision est entachée d'erreur d'appréciation.
13. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a été victime, le 1er mars 1990, d'un accident de trajet. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que la décision du 9 juillet 2020 a été prise à la suite de l'avis défavorable de la commission de réforme du 18 novembre 2019, avis entaché d'irrégularité et qui a, par suite, été remplacé par un avis favorable du 22 janvier 2020 qui se fonde notamment sur le rapport d'expertise du médecin M. A du 30 septembre 2019 qui a admis que ses cervicalgies et lombalgies avec radiculalgies étaient imputables à l'accident de service du 1er mars 1990, et entrainaient un taux d'invalidité respectivement évalué à 8 % et 15 %.
13. Pour justifier son refus d'imputabilité au service de la demande de mise à la retraite pour invalidité de cet agent, l'administration ne fait valoir en défense aucun élément. Le service des retraites de l'Etat se borne en effet à affirmer que Mme E ne pouvait prétendre à une rente viagère d'invalidité mais en l'espèce, le service gestionnaire ayant refusé, par la décision attaquée, de reconnaître l'imputabilité au service de la demande de mise à la retraite pour invalidité de Madame E, le SRE n'a pas pu examiner le droit à la rente viagère d'invalidité de Mme E.
14. Ainsi, quand bien même l'avis de la commission de réforme n'a pas pour effet de lier le ministre décisionnaire, l'auteur de l'arrêté attaqué, en admettant Mme E à faire valoir ses droits à la retraite pour invalidité mais en estimant que l'infirmité imputable au service, dont elle est également atteinte, n'était pas de nature à contribuer à sa mise à la retraite pour invalidité, sans aucune justification, a entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
15. Il s'ensuit que, dans ces conditions, Mme E est fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner ses autres moyens, à demander l'annulation de l'arrêté attaqué, en tant qu'il refuse de reconnaitre imputable au service sa demande de mise à la retraite pour invalidité.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique, dans les circonstances de l'espèce, la pension de retraite de Mme E ayant été liquidée, de réexaminer la demande d'imputabilité au service de la demande de mise à la retraite pour invalidité de Mme E, dans un délai de deux mois à compter de la notification de votre jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme E et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 9 juillet 2020 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de réexaminer la demande de mise à la retraite pour invalidité imputable au service de Mme E, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme E une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions présentées par Mme E est rejeté.
Article 5 : La présente décision sera notifié à Mme C E et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé : M. D
La présidente,
Signé : S. PERDULa greffière,
Signé : M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026