jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001878 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | BEDOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2020, M. C A, représenté par Me Cazeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 29 juin 2020 et du 22 juillet 2020 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes a fixé ses droits à l'allocation de logement sociale ;
2°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales des Landes de procéder au paiement de l'allocation à laquelle il a droit depuis le 1er mars 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la partie perdante la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées ne sont pas motivées ;
- les dispositions de l'article R. 823-11 du code de la construction et de l'habitation ont été méconnues.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, la caisse d'allocations familiales des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 novembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique tenue le 20 octobre 2022 à 15 heures, en présence de Mme Dangeng, greffière d'audience.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A occupe un logement situé 7 rue des Pénitents à Dax (Landes). Il a déposé auprès de la caisse d'allocations familiales des Landes une demande tendant à l'attribution de l'allocation de logement sociale. Le directeur de cet organisme a fixé ses droits par une décision du 29 juin 2020. En réponse à la demande de renseignement de M. A du même jour, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes lui a indiqué que les droits sont ouverts à compter de la date de la demande et lui a confirmé, par une décision du 22 juillet 2020, qu'il pouvait bénéficier de l'allocation logement à compter du 1er juin 2020. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler ces décisions en tant qu'elles déterminent la date d'ouverture des droits au 1er juin 2020.
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'autorité compétente, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction.
3. En premier lieu, eu égard à l'office du juge tel qu'il est décrit au point précédent, M. A ne peut utilement se prévaloir de ce que les décisions attaquées lui attribuant l'aide au logement à compter d'une date qu'il conteste, ne seraient pas suffisamment motivées sur ce point précis. Le vice de forme ne peut donc être qu'écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 823-5 du code de la construction et de l'habitation : " Les modalités d'ouverture et d'extinction des droits sont fixées par voie réglementaire." Aux termes de l'article R. 823-10 du même code : "Les aides personnelles au logement sont dues à compter du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel les conditions d'ouverture du droit sont réunies. / Toutefois, lorsque ces conditions sont réunies antérieurement au mois de la demande, l'aide est due à compter du premier jour du mois au cours duquel la demande est déposée.".
5. Il résulte de l'instruction que la demande d'aide au logement de M. A présentée au titre du nouvel appartement qu'il a pris à bail à Dax, datée du 5 juin 2020, a été reçue par la caisse d'allocations familiales des Landes le 11 juin 2020. Dans ces conditions, c'est par une exacte application des dispositions énoncées au point précédent que le directeur de la caisse d'allocations familiales des Landes a décidé d'attribuer l'aide au logement à M. A, non à la date d'effet du bail comme il le souhaiterait, mais à compter du premier jour du mois au cours duquel il a déposé sa demande, soit le 1er juin 2020. Il s'ensuit que l'erreur de droit manque en fait et doit être écartée.
6. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 29 juin 2020 et du 22 juillet 2020 en tant qu'elles fixent l'ouverture de ses droits à l'aide au logement à compter du 1er juin 2020. Il s'ensuit que, sans qu'il soit besoin de s'interroger sur leur recevabilité, les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction et les conclusions présentées au titre des frais liés au litige doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Landes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
La présidente,
V. QUEMENER
La greffière,
M.DANGENG
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026