lundi 19 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001919 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET FERRANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 octobre 2020 et le 12 septembre 2022, Mme B F et la société Pilema, représentés par Me Ferrant, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2020 par lequel la préfète des Landes a refusé de délivrer une autorisation de défrichement pour la parcelle cadastrée section BH n° 203, située sur le territoire de la commune de Parentis-en-Born ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de délivrer l'autorisation de défrichement sollicitée ou, à défaut, de réexaminer la demande d'autorisation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la requête est recevable dès lors que Mme F, qui n'a pas formé le présent recours en qualité de mandataire de la société Pilema, a déposé la demande d'autorisation de défrichement qui a donné lieu au refus en litige et justifie ainsi d'un intérêt à agir contre cet arrêté ;
- en outre, si la décision d'attribution d'une aide publique, jointe à la requête, ne concerne pas la parcelle en cause dans le présent litige, la décision du 27 mai 2014 par laquelle le préfet des Landes a attribué une aide aux travaux de nettoyage des peuplements forestiers sinistrés par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, portant sur cette parcelle, est produite par l'administration en défense ;
- par ailleurs, l'administration doit justifier de ce que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature de la préfète des Landes ;
- l'arrêté est, en outre, insuffisamment motivé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'instruction technique DGPE/SDFCB/2017-712 du 29 août 2017 du ministre de l'agriculture et de l'alimentation ;
- l'arrêté est également entaché d'erreur de droit dès lors que l'aide publique, dont a bénéficié la parcelle, a été accordée pour les travaux de nettoyage des peuplements forestiers, sinistrés par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, et n'a pas le caractère d'une aide publique à la constitution ou à l'amélioration des peuplements forestiers, au sens du 7° de l'article L. 341-5 du code forestier ;
- il est, enfin, entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le délai de cinq ans pendant lequel le bénéficiaire de l'aide publique s'est engagé, sous réserve de l'attribution de l'aide, à réaliser certains travaux, est expiré ; en outre, cette aide publique n'avait pas pour objet de valoriser la production mais de réparer les dégâts occasionnés par une tempête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2021, la préfète des Landes conclut à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Elle précise que :
- la requête est irrecevable dès lors que Mme F ne justifie pas de sa qualité pour représenter la société Pilema ;
- en outre, les requérantes produisent une pièce qui ne correspond pas à celle dont elles se prévalent dans leurs écritures ;
- enfin, à titre subsidiaire, les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code forestier ;
- l'arrêté interministériel du 15 mai 2007 relatif aux subventions de l'Etat accordées en matière de nettoyage, de reconstitution et de lutte phytosanitaire dans les peuplements forestiers sinistrés par des phénomènes naturels exceptionnels ;
- l'arrêté du 4 mars 2013 du préfet de la région Aquitaine relatif aux conditions de financement par des aides publiques des travaux de nettoyage des peuplements forestiers sinistrés par la tempête Klaus ;
- l'instruction technique DGPE/SDFCB/2017-712 du 29 août 2017 du ministre de l'agriculture et de l'alimentation relative aux règles applicables en matière de défrichement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guillout, représentant Mme B F et la société Pilema.
Des notes en délibéré présentées pour Mme B F et la société Pilema ont été enregistrées les 1er et 13 décembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'échange notarié en date du 13 décembre 2019, la propriété de la parcelle boisée cadastrée section BH n° 203, sur le territoire de la commune de Parentis-en-Born, d'une surface de 20 ha 56 a et 54 ca, a été transférée des consorts C, anciens propriétaires indivis, à la société Pilema. Par une délibération du 10 juin 2020 de son assemblée délibérante, la société Pilema a autorisé Mme F à déposer une demande d'autorisation de défrichement de cette parcelle. Le 6 juillet 2020, Mme F a déposé en préfecture des Landes une demande d'autorisation de défrichement, en vue de la mise en culture biologique de cette parcelle. Par un arrêté du 6 août 2020, la préfète des Landes a refusé, sur le fondement des dispositions du 7èmement de l'article L. 341-5 du code forestier, de délivrer cette autorisation, au motif que la parcelle a bénéficié d'une aide publique aux travaux de nettoyage des peuplements forestiers sinistrés par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, attribuée aux consorts C le 27 mai 2014, qui est considérée comme ayant le caractère d'une aide publique à la constitution ou à l'amélioration des peuplements forestiers, et que la conservation des bois de cette parcelle est nécessaire à la valorisation des investissements publics consentis pour l'amélioration en quantité ou en qualité de la ressource forestière. Par la présente requête, Mme F et la société Pilema demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 6 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et de la consultation du site internet de la préfecture, librement accessible, que la préfète des Landes a, par un arrêté du 25 février 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 40-2020-021 du même jour, donné délégation à M. E D, directeur départemental des territoires et de la mer, à l'effet de signer, notamment, les décisions refusant de délivrer des autorisations de défrichement à des particuliers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 7° Refusent une autorisation () ". En outre, aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, notamment les articles L. 341-1 et suivants du code forestier, et mentionne le 7° de l'article L. 341-5 de ce code, qui en constitue la base légale. Il expose, en outre, les circonstances de fait propres à la demande d'autorisation de défrichement de la parcelle cadastrée section BH n° 203 et mentionne, en particulier, que cette parcelle a fait l'objet, le 27 mai 2014, d'une aide aux travaux de nettoyage, qui a été soldée le 23 avril 2015. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et permet ainsi aux requérantes d'en contester utilement le bien fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté manque en fait et doit être écarté.
5. En troisième lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 341-3 du code forestier : " Nul ne peut user du droit de défricher ses bois et forêts sans avoir préalablement obtenu une autorisation. / () ". Aux termes de l'article L. 341-5 du même code : " L'autorisation de défrichement peut être refusée lorsque la conservation des bois et forêts ou des massifs qu'ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à une ou plusieurs des fonctions suivantes : / () 7° A la valorisation des investissements publics consentis pour l'amélioration en quantité ou en qualité de la ressource forestière, lorsque les bois ont bénéficié d'aides publiques à la constitution ou à l'amélioration des peuplements forestiers ; / () ". Aux termes de l'instruction technique DGPE/SDFCB/2017-712 du 29 août 2017 du ministre de l'agriculture et de l'alimentation relative aux règles applicables en matière de défrichement : " La valorisation s'entend comme l'atteinte de l'objectif visé par l'investissement. Dans la plupart des cas il s'agit de la production de bois d'œuvre. Etant donné que les coupes intermédiaires sont des opérations sylvicoles de sélection visant à atteindre cet objectif, le terme de la valorisation est celui de la coupe définitive à l'âge d'exploitabilité pour l'essence considérée. Ce terme peut être précisé dans les SRGS, les DRA et les SRA, mais néanmoins, on peut considérer que l'objectif est atteint dès lors que le boisement est valorisable en grumes de bois d'œuvre ".
6. D'autre part, aux termes de l'article D. 156-7 du code forestier : " Les subventions que l'Etat peut accorder en matière d'investissement forestier sont destinées à permettre la réalisation des opérations suivantes : / () 5° Les travaux de nettoyage, reconstitution et lutte phytosanitaire dans les peuplements forestiers sinistrés par des phénomènes naturels exceptionnels ; / () ". Aux termes de l'article D. 156-8 du même code, dans sa version en vigueur jusqu'au 16 octobre 2015 : " () / Sans préjudice des dispositions des articles L. 121-6 et L. 124-1 relatives à la garantie ou à la présomption de gestion durable, le bénéfice des aides est subordonné au respect des conditions fixées dans les arrêtés du préfet de région. / Ces dispositions s'appliquent pendant une durée de cinq ans à compter de la notification de la décision attributive de l'aide. ". Enfin, aux termes de l'article L. 312-6 de ce code : " En cas de mutation au bénéfice d'un particulier d'une propriété forestière dotée d'un plan simple de gestion agréé, l'application de ce plan est obligatoire jusqu'à son terme. / () L'acte constatant la mutation doit, à peine de nullité, mentionner l'existence de ce plan simple de gestion agréé et les obligations qui en résultent ".
7. Par ailleurs, la circulaire DGPAAT/SDFB/C2009-3021 du 5 mars 2009 du ministre de l'agriculture et de la pêche précise que l'éligibilité au dispositif d'aide exceptionnelle aux travaux de nettoyage et de reconstitution des parcelles sinistrées par la tempête Klaus du 24 janvier 2009 implique le maintien de la destination forestière des terrains. En outre, un arrêté du 4 mars 2013 du préfet de la région Aquitaine a fixé les conditions techniques et financières d'attribution des aides aux travaux de nettoyage des peuplements sinistrés par la tempête Klaus du 24 janvier 2009.
8. Il ressort des pièces du dossier que, le 22 octobre 2012, les consorts C, alors propriétaires indivis de la parcelle boisée cadastrée section BH n° 203, située à Parentis-en-Born, ont déposé en préfecture des Landes une demande d'aide aux travaux de nettoyage des peuplements forestiers sinistrés par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, portant notamment sur cette parcelle. Il ressort du formulaire de cette demande que les consorts C se sont engagés, sous réserve de l'attribution de cette aide, à réaliser les travaux nécessaires à la reconstitution naturelle ou artificielle. Le même formulaire mentionne, en outre, au titre de la garantie de gestion durable, que les parcelles constituant le projet ont fait l'objet d'un plan simple de gestion, lequel implique le maintien de leur destination forestière. Il ressort également des pièces du dossier que, par une décision du 27 mai 2014, le préfet des Landes a attribué une aide d'un montant maximum de 35 615,60 euros. L'engagement des consorts C, bénéficiaires de l'aide, de réaliser les travaux nécessaires à la reconstitution des peuplements forestiers, s'appliquait pendant une durée de cinq ans à compter de la notification de cette décision d'attribution du 27 mai 2014, en application des dispositions précitées de l'article D. 156-8 du code forestier.
9. Il ressort, en outre, de la fiche technique intitulée " Nettoyage des parcelles sinistrées ", éditée en décembre 2010, par le centre régional de la propriété forestière d'Aquitaine, que " le nettoyage consiste à mettre la parcelle sinistrée dans un état permettant son reboisement ". La préfète précise que les travaux de nettoyage visent à supprimer les obstacles ligneux au sol, afin de permettre le déplacement des tracteurs lors des travaux de régénération et de reboisement, qu'ils ont également pour objet de prévenir le développement de champignons pathogènes, et qu'ils doivent ainsi faciliter la reconstitution des peuplements. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent Mme F et la société Pilema, le dispositif d'aide exceptionnelle aux travaux de nettoyage des parcelles sinistrées par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, prévu sur le fondement des dispositions précitées du 5° de l'article D. 156-7 du code forestier, et dont les conditions d'attribution ont été fixées par l'arrêté préfectoral du 4 mars 2013 précité, n'a pas pour seul objet le nettoyage des terrains mais constitue un investissement public forestier destiné à la reconstitution des peuplements forestiers. Dès lors, l'aide attribuée le 27 mai 2014 aux consorts C, soumise à l'engagement de ses bénéficiaires à réaliser les travaux nécessaires à la reconstitution des peuplements forestiers, a le caractère d'une aide publique à la constitution ou à l'amélioration des peuplements forestiers, au sens des dispositions précitées du 7° de l'article L. 341-5 du code forestier. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète des Landes aurait entaché l'arrêté attaqué d'une erreur de droit au regard de ces dispositions doit être écarté.
10. En quatrième lieu, le délai de cinq ans cité au point 8, à l'expiration duquel l'engagement des propriétaires de la parcelle, de réaliser les travaux nécessaires à la reconstitution des peuplements forestiers, a cessé de s'appliquer, ne saurait être confondu avec la période nécessaire à la valorisation de l'investissement public que représente l'aide financière accordée. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que plusieurs parcelles appartenant aux consorts C, dont la parcelle cadastrée section BH n° 203, ont fait l'objet d'un plan simple de gestion, présenté en 2015 et agréé le 31 mars 2016, par le centre régional de la propriété forestière d'Aquitaine, en application du chapitre II du titre Ier du livre III du code forestier, cet agrément étant valable jusqu'au 31 décembre 2029. La préfète des Landes précise en défense, sans être contestée, que les mentions portées sur ce plan simple de gestion agréé, concernant la parcelle litigieuse, prévoient un reboisement après coupe rase en 2015 (" SU.R "), des entretiens de peuplements en 2018 (" RF ") et 2022 (" DB "), ainsi qu'une première récolte en 2028, consistant en une coupe intermédiaire de première éclaircie (" E1.DB "), laquelle ne suffira pas nécessairement à valoriser l'investissement initial. L'application par la société Pilema, désormais propriétaire de la parcelle, de ce plan simple de gestion agréé, mentionné par l'acte d'échange notarié cité au point 1 du présent jugement, reste obligatoire jusqu'à son terme, en application des dispositions précitées de l'article L. 312-6 du code forestier. Dès lors, contrairement à ce que soutiennent les requérantes, la date à laquelle le boisement, résultat des travaux de nettoyage et de reconstitution des peuplements forestiers, est considéré comme étant valorisable par la production de bois d'œuvre, est un élément sur lequel la préfète pouvait se fonder pour apprécier si la conservation des bois de la parcelle était nécessaire à la fonction de valorisation de l'investissement public consenti, par la décision du 27 mai 2014 précitée, pour l'amélioration en quantité ou en qualité de la ressource forestière. En estimant qu'à la date de l'arrêté attaqué, la conservation des bois de la parcelle était nécessaire à la valorisation de cet investissement public, la préfète des Landes n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées du 7° de l'article L. 341-5 du code forestier.
11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense par la préfète des Landes, les conclusions présentées par Mme F et la société Pilema aux fins d'annulation de l'arrêté du 6 août 2020 par lequel la préfète des Landes a refusé de délivrer une autorisation de défrichement doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par Mme F et la société Pilema ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme F et la société Pilema demandent au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme F et la société Pilema est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F, à la société Pilema et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie pour information en sera adressée à la préfète des Landes.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.
Le rapporteur,
Signé : F. ALa présidente,
Signé : S. PERDULa greffière,
Signé : P. UGARTE
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Signé : P. UGARTE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026