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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2002137

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2002137

mercredi 12 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2002137
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantDUMAZ-ZAMORA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 octobre 2020 et le 10 décembre 2021, Mme F E, représentée par Me Dumaz Zamora, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 20 septembre 2018 par le maire de Marciac pour le recouvrement d'une créance de 5 884,80 euros, et de la décharger de l'obligation de payer cette somme ou, à titre subsidiaire, de la décharger du paiement de la somme de 2 044,80 euros correspondant à des travaux effectués mais non nécessaires ;

2°) et de mettre à la charge de la commune de Marciac une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celui-ci renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle conformément à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la requête est recevable ;

Sur la légalité du titre :

- le bordereau de titres de recettes n'est pas signé par l'ordonnateur ;

- le titre exécutoire attaqué est insuffisamment motivé ;

Sur le bien-fondé de la créance :

- l'exécution d'office, par la commune, des mesures nécessaires pour garantir la sécurité est illégale dès lors qu'aucun arrêté de péril n'a été notifié à la requérante ;

- les travaux exécutés d'office n'étaient pas nécessaires pour garantir la sécurité ;

- le prix de ces travaux est excessif en raison de l'absence de mise en concurrence de plusieurs prestataires par la commune.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 janvier 2021 et le 28 janvier 2022, la commune de Marciac conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de Mme E une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 20 septembre 2018 sont tardives ;

- les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.

Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2019/28193 du 27 décembre 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rousseau,

- et les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Madame F E, née en 1960, titulaire d'une carte et d'une pension d'invalidité, vit à Paris. Elle est propriétaire d'un bien immobilier situé 27 rue Henri Laignoux, à Marciac. Par une ordonnance du 18 juin 2018, le juge des référés du présent tribunal, saisi par la commune sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert qui a préconisé, dans son rapport du 22 juin 2018, la réalisation de travaux sur cet immeuble afin de mettre un terme à un péril imminent. Le 17 juillet 2018, le maire de Marciac a fait procéder à l'exécution d'office des travaux considérés comme nécessaires à la sécurisation du bien. Il a ensuite émis à l'encontre de Mme E un titre exécutoire en date du 20 septembre 2018 afin de recouvrer la somme de 5 884,80 euros correspondant au coût de ces travaux. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de ce titre exécutoire et la décharge totale ou, à titre subsidiaire, partielle, de l'obligation de payer cette somme.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Aux termes du 2° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale () pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite ". Il en résulte que le non-respect de l'obligation d'informer le débiteur sur les voies et les délais de recours, prévue par la première de ces dispositions, ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie, est de nature à faire obstacle à ce que le délai de forclusion, prévu par la seconde, lui soit opposable. Une mention portée sur un titre exécutoire indiquant au débiteur d'une créance qu'il peut la contester devant le tribunal judiciaire ou le tribunal administratif compétent selon la nature de cette créance, suivie d'une liste d'exemples ne comportant pas celui de la créance en litige, ne peut faire courir les délais de recours.

3. Toutefois, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable.

4. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.

5. Par ailleurs, aux termes de l'article 38 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : () / c) De la date à laquelle le demandeur à l'aide juridictionnelle ne peut plus contester la décision d'admission ou de rejet de sa demande en application du premier alinéa de l'article 56 et de l'article 160 ou, en cas de recours de ce demandeur, de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ; / d) Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné ".

6. Il ressort, tout d'abord, des pièces du dossier que le titre de recettes exécutoire émis par la commune de Marciac le 20 septembre 2018 précise que : " Dans le délai de deux mois suivant la notification du présent acte (article L1617-5 du code général des collectivités territoriales) vous pouvez contester la somme mentionnée ci-dessus en saisissant directement le tribunal judiciaire ou le tribunal administratif compétent selon la nature de la créance ". Sont ensuite cités plusieurs exemples de créances pour lesquelles est précisée la juridiction compétente sans que l'exécution d'office de travaux, en cause dans le présent litige, figure dans ces exemples. Il suit de là que la notification du titre de recettes attaqué n'a pas fait courir le délai de recours de deux mois. En revanche, par une lettre du 27 septembre 2018 adressée au comptable public de la trésorerie de Plaisance-du-Gers, Mme E demande l'annulation du titre exécutoire n° 362 émis le 20 septembre 2018 par la commune de Marciac. Il s'ensuit qu'elle doit être regardée comme ayant eu connaissance du titre attaqué à la date du 27 septembre 2018, date à compter de laquelle le délai raisonnable d'un an pour exercer un recours juridictionnel a donc commencé à courir.

7. Il ressort, ensuite, des pièces du dossier qu'afin de former un recours contre le titre attaqué, Mme E a présenté une demande d'aide juridictionnelle au tribunal judiciaire de Paris le 24 mai 2019, ce qui a interrompu le délai de recours. Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 décembre 2019 adressée à l'ordre des avocats à Pau le 16 septembre 2020. Ce dernier a désigné un avocat le 21 septembre 2020. Dès lors que la requête présentée pour Mme E a été enregistrée le 26 octobre 2020, soit dans le délai d'un an à compter de la désignation de l'avocat, elle n'est pas tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation ".

9. Il résulte de l'instruction que le bordereau n° 43 comprenant le titre de recettes n° 362 par lequel Mme E est rendue débitrice de la somme de 5 884,80 euros, est signé par M. D C en sa qualité de maire de Marciac, ordonnateur des dépenses et des recettes de la commune. Le moyen manque donc en fait.

10. En second lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation ".

11. Conformément aux dispositions précitées de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, le titre exécutoire du 20 septembre 2018 émis à l'encontre de Mme E mentionne que la somme à recouvrer de 5 884,80 euros repose sur la facture détaillée n° 2018022 établie le 6 septembre 2018 par l'entreprise Villecampe LL, dont une copie est jointe au titre et dont la commune de Marciac s'est acquittée pour les travaux de mise en sécurité de l'immeuble de la requérante sis 27 rue Henri Laignoux à Marciac. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante indication des bases de liquidation de la créance litigieuse manque en fait.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa version applicable au litige : " Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un péril grave et imminent, le maire ordonne les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité (). / Dans le cas où ces mesures n'auraient pas été exécutées dans le délai imparti, le maire les fait exécuter d'office. En ce cas, le maire agit en lieu et place des propriétaires, pour leur compte et à leurs frais. () ".

13. Il résulte de l'instruction que la lettre du 27 juin 2018 - dont il est soutenu sans être contesté qu'elle était accompagnée de l'arrêté du 2 juillet 2018 de péril grave et imminent concernant le bien en litige - par laquelle le maire de Marciac a mis la requérante en demeure d'exécuter, dans le délai d'un mois, les travaux préconisés par l'expert désigné par le juge des référés du présent tribunal administratif, a été notifiée à Mme E par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il résulte également de l'instruction que, par une lettre datée du 22 juin 2018 et dont la commune de Marciac affirme, sans être contredite, qu'elle lui a été adressée le 2 juillet 2018, Mme E " accuse réception de l'arrêté de péril " et affirme qu'elle cherche à obtenir des aides financières. Il s'ensuit, que le moyen tiré de ce que l'exécution d'office des mesures nécessaires pour garantir la sécurité serait illégale dès lors que l'arrêté de péril n'aurait pas été notifié à la requérante, manque en fait.

14. En quatrième lieu, lorsqu'en cas de péril imminent, le maire prescrit à un propriétaire, en application de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, de prendre les mesures provisoires et urgentes nécessaires pour garantir la sécurité, il ne peut s'abstenir de préciser la nature et la consistance de ces mesures.

15. Il résulte de l'instruction que par son arrêté du 2 juillet 2018, le maire de Marciac a mis en demeure Mme E de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique, et notamment de réaliser, dans un délai d'un mois, les travaux consistant à " mettre en œuvre une clôture jointive " au droit de la façade, sur le trottoir, et de " réaliser un étaiement de la façade qui permettra de s'assurer de la tenue du mur à l'endroit où il subit des poussées anarchiques ". Conformément à ces prescriptions, qui reprennent les mesures proposées par l'expert dans son rapport du 22 juin 2018, le maire a fait procéder, le 17 juillet 2018, à l'installation d'une palissade ou clôture jointive sur la largeur du trottoir et à l'étaiement du mur de la façade. Si l'installation de contrepoids n'est pas expressément prévue dans l'arrêté, elle fait partie des solutions techniques auxquelles le maître d'œuvre pouvait recourir afin de s'assurer de la tenue du mur à l'endroit où il subit des poussées anarchiques.

16. En revanche, même si elle répond au besoin d'assurer la sécurité des piétons par rapport à la voie publique à l'endroit où la palissade réduit la largeur de trottoir disponible, la pose de barrières de chantier, qui n'est pas prescrite par l'arrêté du 2 juillet 2018, ne saurait être regardée, au vu des autres mesures prises, comme nécessaire pour garantir la sécurité publique. Par suite, Mme E est fondée à demander l'annulation du titre exécutoire attaqué en tant qu'il porte sur la fourniture et l'installation de cinq barrières de chantier pour une somme totale de 600 euros hors taxes soit 720 euros toutes taxes comprises.

17. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 2122-8 du code de la commande publique, dans sa version applicable au litige : " L'acheteur peut passer un marché sans publicité ni mise en concurrence préalables pour répondre à un besoin dont la valeur estimée est inférieure à 25 000 euros hors taxes () ".

18. Si la requérante fait valoir que le prix des travaux réalisés sur son immeuble est excessif en raison de l'absence de mise en concurrence de plusieurs prestataires par la commune, il résulte des dispositions précitées de l'article R. 2122-8 du code de la commande publique qu'il était loisible au maire de Marciac de retenir l'entreprise Villecampe L.L. sans procéder à une mise en concurrence préalable, dès lors que la valeur estimée du besoin à satisfaire était inférieure à 25 000 euros hors taxes. En outre, Mme E ne produit aucun élément de comparaison chiffré de nature à établir le caractère excessif du prix des travaux litigieux. Il s'ensuit que ce moyen doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E est fondée à demander l'annulation du titre exécutoire attaqué, émis à son encontre le 20 septembre 2018, en tant qu'il met à sa charge la somme de 720 euros. Le titre exécutoire en litige devra en conséquence être fixé à la seule somme de 5 164,80 euros.

Sur les conclusions à fin de décharge :

20. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions aux fins de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

21. Eu égard au motif énoncé au point 16, l'annulation du titre exécutoire émis le 20 septembre 2018 en tant qu'il porte sur la fourniture et l'installation de cinq barrières de chantier implique de décharger Mme E de l'obligation de payer la somme de 720 euros.

Sur les frais liés à l'instance :

22. Mme E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Marciac le versement à Me Dumaz-Zamora de la somme de 1 200 euros qu'elle demande.

D E C I D E :

Article 1er : Le titre exécutoire émis le 20 septembre 2018 à l'encontre de Mme E est annulé en tant qu'il porte sur la fourniture et l'installation de cinq barrières de chantier. Le montant mis à la charge de Mme B est ramené à 5164,80 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F E et à la commune de Marciac.

Copie en sera adressée à Me Dumaz-Zamora et au comptable public de la trésorerie de Plaisance-du-Gers.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Quéméner, présidente,

M. Rousseau, premier conseiller,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé : S. ROUSSEAU

La présidente,

Signé : V. QUEMENERLa greffière,

Signé : M. A

La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière,

2002137

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