lundi 7 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002283 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TUGAS |
Vu les procédures suivantes :
Par un arrêt n° 19BX01412 du 17 novembre 2020, la cour administrative d'appel de Bordeaux, saisie d'un appel présenté par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, a annulé l'ordonnance n° 1802149 du président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Pau en date du 23 janvier 2019 et renvoyé l'affaire au tribunal pour qu'il soit statué sur la requête présentée par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, représentée par Me Tugas, tendant à obtenir l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2018 par lequel la préfète des Hautes-Pyrénées a modifié les arrêtés du 28 juillet 1988 et du 3 février 2015 arrêtant les conditions de disposer de l'énergie des eaux de la rivière " le Nées " au profit de la société des Forces Hydrauliques du Nées, et la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2022, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la présente requête, enregistrée sous le n° 2002283, après le renvoi prononcé par la cour d'appel de Bordeaux.
Par une décision n° 448722 du 24 mars 2023, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Bordeaux du 17 novembre 2020 et renvoyé le jugement de l'affaire à la cour.
Par un arrêt n° 23BX00824 du 31 mai 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté la requête de la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques dirigée contre l'ordonnance précitée du 23 janvier 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, la société des Forces Hydrauliques du Nées, représentée par Me Larrouy-Castera, conclut au non-lieu à statuer, et à ce que soit mise à la charge de la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (). 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un arrêt du 17 novembre 2020, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé l'ordonnance en date du 23 janvier 2019 par laquelle le président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Pau a rejeté pour irrecevabilité les conclusions aux fins d'annulation présentées par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, et renvoyé le jugement de l'affaire au tribunal de céans. Toutefois, par une décision du 24 mars 2023, le Conseil d'Etat a annulé cet arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux et lui a renvoyé le jugement de cette affaire puis, par un arrêt du 31 mai 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté la requête de la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques dirigées contre l'ordonnance.
3. Il s'ensuit qu'à la date de la présente ordonnance, les conclusions aux fins d'annulation de la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, présentées dans la présente requête, enregistrée à la suite du renvoi prononcé par la cour administrative de Bordeaux dans son arrêt de 2020, dirigées contre l'arrêté préfectoral du 28 mai 2018, sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
4. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques et la société des Forces Hydrauliques du Nées, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques.
Article 2 : Les conclusions présentées par la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques et par la Société des Forces Hydrauliques du Nées, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fédération départementale des Hautes-Pyrénées pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, au préfet des Hautes-Pyrénées, et à la société des Forces Hydrauliques du Nées.
Fait à Pau, le 7 août 2023.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé : S. PERDU
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026