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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2002385

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2002385

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2002385
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantHMS ATLANTIQUE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 novembre 2020, et un mémoire, enregistré le 22 février 2022, M. B demande au tribunal d'annuler la délibération du 27 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur le territoire de la communauté de communes, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours formé à son encontre le 23 juillet 2020.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié que des personnes publiques, mentionnées dans le rapport de la commission d'enquête, ont bien été associées à l'élaboration du PLUI, à savoir : le président de la région Nouvelle-Aquitaine, la chambre des métiers et de l'artisanat des Landes, la chambre de commerce et d'industrie des Landes, le comité régional de la conchyliculture et le comité régional de l'habitat et de l'hébergement ;

- le projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) a été modifié puis soumis à enquête publique, sans avoir été de nouveau soumis à avis des PPA et sans avoir fait l'objet d'une nouvelle délibération du conseil communautaire, en méconnaissance des articles L.153 14 et L. 153-19 du code de l'urbanisme ;

- les modifications apportées au projet arrêté de PLUI portent atteinte à l'économie générale du plan ;

- les dispositions du 1° de l'article R. 151-1 du code de l'urbanisme ont été méconnues en raison de l'absence, dans les annexes du rapport de présentation, des études et évaluations ayant servi de support au diagnostic territorial ;

- le rapport de présentation du PLUI est insuffisant au regard des exigences de justification de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme ;

- le PLUI ne comporte pas, en annexe, les schémas des réseaux d'assainissement, en méconnaissance du 8° de l'article R. 151-53 du code de l'urbanisme ;

- en outre, le PLUI méconnait le PADD et l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'il s'appuie sur des données démographiques incorrectes, reposant sur des données de l'INSEE de 2013, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le dossier soumis à enquête présentait de nombreuses anomalies de nature à nuire à l'information du public et était illisible en raison de sa lourdeur et du nombre des pièces le composant, lesquelles en raison notamment de l'échelle retenue et des couleurs utilisées étaient inexploitables ;

- par ailleurs, l'emplacement réservé créé sur les parcelles AL 259 et 260, en vue de la réalisation d'un parking n'est pas justifié et est illégal ;

- il en est de même de l'emplacement réservé grevant les parcelles AK 403 et 407 destiné à préserver un " poumon vert ", lequel est illégal et entaché d'un détournement de procédure; il est également entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que la parcelle AK 386 voisine, d'une altitude plus basse, devrait servir à protéger le secteur des inondations par des plantations d'arbres ;

- en outre, l'OAP n° 7, placée sur le terrain situé 9 rue des Lilas, attenant à la maison familiale du requérant, est illégalement " déclassé " en zone AU, au lieu d'un classement en zone U, alors qu'il est entièrement équipé, et qu'il était déjà ouvert à l'urbanisation en méconnaissance de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme ; cette OAP n'est pas justifiée dans le rapport de présentation, n'a pas été précédée d'une consultation du propriétaire ; la création de cette OAP caractérise un détournement de pouvoir ;

- les OAP classées en zone AU doivent donc être annulées car elles concernent des zones entièrement urbanisées ; si des rectifications d'erreurs matérielles ont été faites, des informations erronées figuraient dans les documents soumis à enquête publique ;

- la règlementation de l'OAP n° 4 est incohérente, dès lors que la zone artisanale du Pignadar est, dans le règlement du PLUI, concernée par les règles applicables en zone U alors qu'elle est classée également en zone AU ; elle est, en outre, entachée d'un détournement de pouvoir, cette OAP autour de la colonie de vacances Le Pignadar, ne visant qu'à faire pression sur la colonie ;

- les OAP n° 5 et 6 sont entachées d'erreurs et ne correspondent à aucun secteur identifiable ;

- les OAP de Vieux-Boucau-les-bains, qui ont la simple valeur d'orientation, ne peuvent, en outre, légalement fixer les caractéristiques des constructions susceptibles d'être réalisées, cette définition relevant du règlement ;

- la délibération méconnait également le 3° du I de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme dans sa version applicable au litige, dès lors que les OAP ne comprennent pas d'échéancier prévisionnel de la réalisation des équipements correspondant à l'ouverture à l'urbanisation ;

- les OAP ont également illégalement défini deux sous-destinations non prévues par les articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme, à savoir " activités de service accueillant du public " et " équipements d'intérêt général " ;

- les choix opérés par la MACS en terme de desserte par les voies pour les terrains du requérant, sont discriminatoires, et les choix opérés pour les autres terrains concernés par les OAP caractérisent une erreur manifeste d'appréciation ; de même, les choix de desserte par les transports en communs, et notamment les deux arrêts de bus Vieux-Boucau caractérisent une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'ils sont " peu utiles " ;

- la délibération méconnait également l'article R. 151-6 du code de l'urbanisme dès lors que les OAP ne comportent pas de schéma d'aménagement précisant l'organisation spatiale des secteurs ;

- par ailleurs, le classement en " périmètre de mixité sociale " de la colonie de vacances l'Abri côtier est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 151-15 du code de l'urbanisme en tant qu'il prévoit un coefficient de 100 % de logements sociaux ;

- enfin, l'ouverture à l'urbanisation de parcelles boisées, pour la création des zones artisanales économiques du Poey de l'Ancre (ZAE 2 et 3) à Messanges méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 janvier 2022 et le 27 avril 2022, la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, représentée par le cabinet Noyer-Cazcarra avocats, désormais représentée par le cabinet HMS Atlantique avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant, une somme de 3 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle précise qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une ordonnance du 1er mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 29 avril 2022, à 12 heures.

Des pièces ont été produites par M. B, enregistrées le 19 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Perdu, présidente-rapporteure,

- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cazcarra, représentant la communauté d'agglomération de Maremne Adour Côte-Sud, en présence de ses représentants Mme D et M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 27 février 2020, le conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) applicable sur le territoire de la communauté de communes. Par la présente requête, M. B, propriétaire de biens immobiliers sur le territoire de la commune de Vieux-Boucau-les-Bains, demande au tribunal l'annulation de cette délibération. En outre, par une délibération du 6 mai 2021, le conseil communautaire a adopté la modification simplifiée n° 1 de son PLUI.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la procédure d'adoption et le contenu du plan local d'urbanisme intercommunal :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme : " L'État, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat, les collectivités territoriales ou les établissements publics mentionnés à l'article L. 312-3 du présent code, les établissements publics chargés d'une opération d'intérêt national ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V. / Il en est de même des chambres de commerce et d'industrie territoriales, des chambres de métiers, des chambres d'agriculture et, dans les communes littorales au sens de l'article L. 321-2 du code de l'environnement, des sections régionales de la conchyliculture. Ces organismes assurent les liaisons avec les organisations professionnelles intéressées. ". Aux termes de l'article L. 153-16 du même code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / 1° Aux personnes publiques, associées à son élaboration, mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 () ".

3. Il ressort des pièces produites en défense que, par des courriers adressés en recommandé avec accusés de réceptions, signés le 29 juillet 2019, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, la chambre des métiers et de l'artisanat des Landes, la chambre de commerce et de l'industrie des Landes, le comité régional de la conchyliculture, ainsi qu'à l'Office public de l'Habitat des Landes (XL Habitat) ont été saisis pour avis et rendus destinataires du projet de PLUI adopté par la communauté de communes MACS, le 11 juillet 2019. S'agissant de l'établissement public compétent en matière de programme de l'habitat (PLH), il ressort des pièces du dossier que la communauté de communes MACS est déjà dotée d'un PLH valable pour la période 2016-2021. Dans ces conditions, et dès lors que le PLUI en litige ne tient pas lieu de PLH, le moyen doit être écarté.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 153-14 du code de l'urbanisme : "L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou le conseil municipal arrête le projet de plan local d'urbanisme. ". L'article L. 153-16 du même code, précité, prévoit que le projet est soumis pour avis aux personnes publiques associées à son élaboration, mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9, et enfin, en vertu de l'article L. 153-19 de ce code, le projet de plan local d'urbanisme arrêté est soumis à enquête publique.

5. Aucune disposition législative ou règlementaire n'impose de consulter de nouveau les personnes publiques associées lorsque les auteurs du PLUI ont tenu compte des propositions figurant dans des avis émis par des personnes publiques associées, et ont adopté un PLUI comportant des modifications par rapport au projet de plan d'urbanisme sur lequel lesdites personnes publiques s'étaient prononcées. Toutefois, lorsqu'une telle modification est de nature à avoir exercé une influence sur le sens de l'avis émis par les personnes publiques associées, celles-ci doivent en principe être à nouveau consultées, et il appartient à la personne responsable du plan d'organiser une nouvelle enquête publique ou de faire usage des dispositions de l'article L. 123-14 du code de l'environnement en prolongeant l'enquête publique ou en organisant une enquête complémentaire. L'irrégularité, qui résulte de l'abstention de la personne responsable du plan de ne pas procéder ainsi, n'entache cependant d'illégalité la délibération approuvant le plan local d'urbanisme que si elle a eu pour effet de nuire à l'information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération ou d'exercer une influence sur le sens des résultats de l'enquête publique.

6. En l'espèce, s'il est constant que la création de nombreux secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) prévus par l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme, a été abandonnée par la communauté de communes afin de tenir compte, en particulier, de l'avis émis par le préfet des Landes, il ressort des pièces du dossier que lors de l'enquête publique, la communauté de communes s'est ainsi engagée à reclasser 102 STECAL sur les 131 secteurs particuliers initialement prévus, lesquels représentaient 1,80 % de la superficie du territoire intercommunal, en classant les parcelles concernées majoritairement en zone N indicées, et que le public a pu prendre connaissance de cet engagement. S'il ressort également des pièces du dossier qu'à l'issue de l'enquête publique, seuls 17 STECAL ont été maintenus sur les 29 annoncés dans le mémoire de la MACS produit en réponse aux avis des personnes publiques associées, durant l'enquête publique, ce qui représentait une superficie non contestée représentant 0, 05 % du territoire intercommunal, il n'est nullement établi et il ne ressort d'aucune pièce produite, que ces dernières modifications apportées au projet de PLUI après l'enquête publique, ont été, en raison de leur nature et de leur ampleur, de nature à exercer une influence sur le sens des résultats de l'enquête publique. Il ne peut donc être considéré qu'un nouvel avis des personnes publiques associées devait être recueilli, ou que l'enquête publique devait être prolongée ou complétée en raison, notamment, de ces dernières suppressions de STECAL. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 153-14 à L.153-19 du code de l'urbanisme doit donc être écarté, en toutes ses branches.

7. En outre, aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme: " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale et, le cas échéant, après que l'avis des communes sur le plan de secteur qui couvre leur territoire a été recueilli () ".

8. Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.

9. Si M. B souligne le nombre important de modifications apportées au projet de PLUI soumis à enquête publique et la portée des changements apportés au projet, en particulier en ce qui concerne les secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL), d'une part, ainsi que précisé, sur les 131 STECAL initialement prévus, représentant une superficie totale correspondant à 1, 80 % du territoire intercommunal, le nombre de STECAL figurant dans le PLUI approuvé, représente une superficie correspond désormais à 0, 05 % du territoire couvert par ce document tandis que, d'autre part, aucune modification substantielle des possibilités de construire et d'usage du sol sur le territoire intercommunal, par rapport aux choix et orientations définis par les auteurs du PLUI, n'est démontrée ni ne ressort des pièces du dossier. A cet égard, aucune création d'OAP à Vieux-Boucau-les-Bains ne résulte de modifications du projet de PLUI postérieures à l'enquête, seul un zonage en zone U au lieu et place du zonage initial en zone AU est retenu, pour des OAP de faibles superficies, afin de rectifier une simple erreur matérielle contenue dans le projet soumis à enquête. Dans ces conditions, nonobstant les nombreuses modifications apportées au projet de PLUI à l'issue de l'enquête publique, elles ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et aucune méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme ne peut être retenue.

10. Par ailleurs, si M. B soutient que des documents obligatoires ne figurent pas en annexe au PLUI, il ressort des pièces du dossier que les documents mentionnés à l'article R. 151-1 du code de l'urbanisme y figurent, notamment les études et évaluations ayant servi de support au diagnostic territorial, de sorte que, tel que soulevé, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions manque en fait. Et s'il est encore allégué que le rapport de présentation serait insuffisant au regard des exigences des articles R. 151-2 de ce code, le moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, alors qu'il ressort des pièces du dossier que le rapport de présentation comporte de nombreuses justifications des zonages opérés et des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) prévues sur l'ensemble du territoire intercommunal.

11. En outre, il est justifié en défense de ce que le PLUI comporte des annexes relatives aux réseaux d'assainissement. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 8°) de l'article R. 151-53 du code de l'urbanisme doit donc être écarté.

12. Enfin, si M. B fait sienne l'appréciation de l'autorité environnementale (Mrae) laquelle a précisé, dans son avis émis sur le projet de PLUI, que les données de l'INSEE utilisées pour décrire les tendances démographiques de ce territoire sont relatives à l'année 2013 et qu'elles méritaient d'être mises à jour au regard des dernières informations désormais disponibles à l'échelle des 23 communes afin de fiabiliser les hypothèses du projet de territoire, il ressort des pièces du dossier que la communauté de communes a pris en compte les données démographiques disponibles lors de l'élaboration du PLUI, à savoir les données démographiques publiées par l'INSEE en 2013, puis mises à jour en 2015 et publiées en 2018, soit entre l'arrêt du projet et l'approbation du PLUI. Dans ces conditions, et dès lors que le requérant ne démontre pas que les projections démographiques finales réalisées à partir de ces données actualisées serait erronées, le moyen tiré de ce que le PLUI contiendraient des données démographiques erronées doit être écarté. Il en est de même, pour les mêmes raisons, des moyens tirés de ce que le PLUI méconnaîtrait l'axe 1 du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) dénommé " se développer de manière équilibré et durable ", ainsi que les exigences de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, à l'appui desquels le requérant soulève les mêmes arguments.

En ce qui concerne la méconnaissance des principes d'intelligibilité et d'accessibilité :

13. S'il n'est pas contestable que le PLUI de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, par l'ampleur du territoire qu'il recouvre, doit, en application de la loi, adopter un document unique à l'échelle du territoire intercommunal, ce qui rend sa manipulation et sa compréhension plus difficile qu'un document élaboré à l'échelle communale, il est constant que la communauté de communes MACS a élaboré, en particulier, une cartographie interactive disponible sur son site internet, laquelle permet, à l'aide d'une recherche par adresse ou par sélection cartographique, d'identifier, pour chaque parcelle de terrain, le zonage réglementaire, les prescriptions applicables, les servitudes d'utilité publique ainsi que les spécificités relatives à la zone sélectionnée. Ce document facilite ainsi l'identification des règles applicables et leur lisibilité. Cette carte interactive est accompagnée de l'ensemble des différents documents d'urbanisme composant le PLUI, lesquels sont classés par intitulé et sont également directement consultables sur le site internet de la communauté de communes MACS. Dans ces conditions, en dépit du nombre important de documents composant le PLUI de la communauté de communes et de leurs volumes, ce document d'urbanisme ne méconnaît pas l'objectif constitutionnel d'accessibilité et d'intelligibilité de la norme.

En ce qui concerne les classements de parcelles et les zonages contestés :

14. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils peuvent être amenés, à cet effet, à modifier le zonage ou les activités autorisées dans une zone déterminée. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

15. Il ressort du rapport de présentation du PLUI adopté que le territoire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, composé de paysages variés tels qu'une bande littorale, une importante zone forestière, les lacs d'arrière dune, les collines de Gosse et la vallée de l'Adour, que la volonté des auteurs du PLUI est de protéger la biodiversité et la qualité des paysages du territoire, et de les préserver en veillant à réguler la pression touristique et urbaine, à maintenir des coupures d'urbanisation, à freiner le développement linéaire de l'urbanisation le long des principaux axes routiers. La prise en compte des risques naturels (submersion et érosion marine, inondations, en particulier par remontée de nappes et débordements de cours d'eau, ainsi que les feux de forêts), des nuisances provoquées par les nombreuses installations classées pour la protection de l'environnement recensées sur le territoire intercommunal (55) et la gestion des déchets, sont également présentées comme prioritaires.

16. Il ressort également des pièces du dossier, notamment du rapport de présentation (partie 1.2 Justification des choix) que les quatre axes du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) " se développer de manière équilibré et durable " (axe 1) précité, " affirmer le rayonnement du territoire et son attractivité économique " (axe 2), " valoriser le territoire par l'approche environnementale, paysagère et patrimoniale " (axe 3) et " construire un territoire des proximités " (axe 4), ont conduit les auteurs du document intercommunal à maîtriser le développement et à le rééquilibrer, à modérer la consommation foncière, les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) étant présentées comme permettant d'assurer une meilleure maîtrise et coordination des opérations de développement envisagées. Enfin, la " destination de la consommation foncière " fait également l'objet de nombreux développements, le rapport de présentation, à l'aide, notamment, de cartes spécifiques à chaque commune membre, permettant de visualiser les zones bâties et celles encore vierges de construction, l'enveloppe urbaine, ainsi que son évolution entre 2006 et 2018.

S'agissant de la contestation des emplacements réservés :

17. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section AL n° 259 et n° 260 appartenant à M. B, situées rue des Ecoles, à proximité de l'église de la commune de Vieux-Boucau-les-Bains, en centre-ville, font l'objet, dans le PLUI contesté, d'un emplacement réservé (n° VIEU08) d'une superficie d'environ 1 600 m2 destiné à réaliser une aire de stationnement de véhicules. Si le requérant fait état, à l'issue d'observations sur place réalisées par ses soins, de l'inutilité du parc de stationnement projeté, et de l'incohérence de la position de la communauté de communes en raison des places supplémentaires de stationnement qui pouvaient être exigées " de la ZAC des Tamaris ", il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur l'opportunité des choix des auteurs d'un document d'urbanisme mais seulement de contrôler que le classement opéré n'est pas fondé sur des faits matériellement inexacts ou entaché d'une erreur manifeste quant à l'intention réelle des auteurs de ce document. En l'espèce, au vu des justifications apportées à la création de cet emplacement réservé figurant, notamment dans la réponse de la communauté de communes aux observations présentées par le requérant lors de l'enquête publique, aucune illégalité qui entacherait la création de cet emplacement réservé (ER) n'est établie. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'ER contesté vise à étendre celui prévu dans l'ancien PLU de la commune sur des parcelles voisines et, au vu de l'ensemble de ces éléments, le détournement de pouvoir allégué ne peut qu'être écarté.

18. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section AK n°s 403 à 407, représentant un ensemble de plus de 2 500 m2 de superficie situé à l'angle de la route des Lacs et de celle du 19 mars 1962 à Vieux-Boucau-les-Bains, étaient grevées d'une protection particulière dans le plan local d'urbanisme adopté par la commune en 2013, à savoir un espace boisé classé (EBC), sur le fondement de l'article L. 113-1 du code de l'urbanisme. Le rapport de présentation du PLUI ici en litige justifie la création sur ces parcelles boisées de l'emplacement réservé contesté (n° VIEU20) par la volonté de protéger ce " poumon vert ". Si le requérant à l'appui de sa contestation rappelle qu'il a, en 1983, cédé une partie de ce terrain à la commune pour créer la rue du 19 mars 1962 et qu'un projet de création d'un lotissement était connu de la commune, des arbres d'essence " banale " devant d'ailleurs être préservés (pins, chênes, acacias), et s'il mentionne aussi que la présentation de ce terrain comme étant situé " en entrée de ville ", dans le rapport de présentation du PLUI, serait erronée, par ces éléments il ne conteste pas utilement la légalité de la création de cet emplacement réservé. Il en est de même de la circonstance alléguée que la parcelle AK 386, voisine, aurait une altitude plus basse, et devrait servir à protéger le secteur des inondations par des plantations d'arbres. Enfin, le détournement de procédure alléguée n'est pas davantage établi et ne ressort d'aucune pièce du dossier.

S'agissant des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) :

19. En vertu de l'article R. 151-6 du code de l'urbanisme, les plans locaux d'urbanisme peuvent définir : " Les orientations d'aménagement et de programmation par quartier ou secteur définissent les conditions d'aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s'inscrit la zone, notamment en entrée de ville. ()". L'article R. 151-8 du même code précise que : " Les orientations d'aménagement et de programmation des secteurs de zones urbaines ou de zones à urbaniser () dont les conditions d'aménagement et d'équipement ne sont pas définies par des dispositions réglementaires garantissent la cohérence des projets d'aménagement et de construction avec le projet d'aménagement et de développement durables. Elles portent au moins sur : /1° La qualité de l'insertion architecturale, urbaine et paysagère ;/ 2° La mixité fonctionnelle et sociale ; /3° La qualité environnementale et la prévention des risques ;/ 4° Les besoins en matière de stationnement ;/ 5° La desserte par les transports en commun ; / 6° La desserte des terrains par les voies et réseaux. / Ces orientations d'aménagement et de programmation comportent un schéma d'aménagement qui précise les principales caractéristiques d'organisation spatiale du secteur. ".

20. Il ressort des pièces du dossier que les huit opérations d'aménagement et de programmation (OAP) prévues à Vieux-Boucau-les-Bains, localisées au sein de tissus bâtis, sont présentées comme devant prendre en compte des enjeux de densification (dents creuses) ou de renouvellement urbain (mutations d'ancienne usine ou colonie de vacances). Elles ont été classées en zone U à l'issue de l'enquête publique, de sorte que le requérant ne peut contester le classement en zone AU figurant initialement dans le projet de PLUI, en se prévalant du caractère urbanisé des secteurs dans lesquelles ces OAP s'insèrent.

21. En outre, il ressort des pièces du dossier que si, l'OAP n° 4 " Mixité fonctionnelle ", correspondant à la zone artisanale du Pignadar, était classée en zone AU dans le projet de PLUI, elle est classée en zone U dans le règlement adopté, ainsi que cela ressort notamment de la carte interactive. Ainsi, aucune " incohérence " entre le PLUI et le PADD ou illégalité de cette création n'est démontrée ni ne ressort des pièces du dossier. Du reste, il ressort également des pièces du dossier et il est précisé en défense que, depuis la modification simplifiée n° 1 du PLUI adoptée le 6 mai 2021, cette dernière ne figure plus parmi les zones soumises aux règles applicables en zone U, dès lors que l'activité artisanale n'étant pas largement autorisée en zone U, les auteurs du PLUI ont décidé qu'elle serait exclusivement régie par les seules dispositions applicables aux constructions prévues dans les OAP.

22. Il en est de même, pour les mêmes motifs, de la situation de l'OAP n° 7 grevant un terrain appartenant à M. B, attenant à sa maison familiale. Le moyen soulevé en des termes identiques à l'encontre du classement en zone AU de l'OAP n° 7 ne peut donc qu'être écarté.

23. Le moyen relatif aux erreurs qui entacheraient les OAP n° 5 et 6 identifiées à Vieux-Boucau-les-Bains n'est pas assorti des précisions permettant d'en trancher le bien-fondé.

24. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'OAP n° 7 concerne plusieurs parcelles, partiellement construites, situées au sein d'un secteur densément construit. S'il est soutenu que l'inclusion d'une parcelle attenante à la maison familiale de M. B dans le périmètre de cette orientation d'aménagement procède d'un détournement de pouvoir, les auteurs du PLUI ayant uniquement tenu compte des précédents recours formés par le requérant et l'association qu'il préside, contre des précédents documents d'urbanismes ou des permis de construire, ce moyen doit être écarté au vue de ce qui précède et de ce que la création de cette OAP ne peut être considérée comme dépourvue de tout intérêt général.

25. Le requérant souligne également les imprécisions figurant dans la présentation et la justification des huit OAP présentes dans la commune de Vieux-Boucau-les-Bains, soutient que de la voie de desserte prévue sur l'OAP n° 1 correspond à un projet existant dans le précédent PLU mais qui n'a pas été réalisé, et critique également le contenu de la règlementation prévue dans ces OAP formulée, non pas sous forme d'orientations générales, mais sous la forme d'interdictions ou de prescriptions qui concernent, notamment la hauteur maximale des constructions, et dénonce une volonté de " bloquer des terrains ", " supprimer un centre de vacances " et de " fabriquer du terrain à bâtir ". Cependant, au vu des éléments figurant dans le rapport de présentation, et des précisions apportées en défense, notamment sur les dispositions applicables aux constructions prévues dans les OAP, aucune illégalité des OAP identifiées sur le territoire de cette commune ne peut, en l'état, être retenue. Et si un document intitulé " Orientations d'aménagement et de programmation " est joint au règlement du PLUI modifié, le règlement du PLUI renvoyant expressément à ce document pour fixer un " référentiel " des principes d'aménagement urbain et des " codes " tendant à respecter l'architecture locale et à harmoniser les futures constructions, en déclinant des spécificités applicables aux OAP selon la situation des secteurs dans lesquels elles se trouvent dans chaque commune, il ne peut être retenu que dans leur ensemble ces précisions dépassent celles pouvant figurer, par nature, au sein d'une OAP. Ainsi, et dès lors que le règlement du PLUI renvoie expressément à ce document spécifique aux OAP, tel que soulevé, le moyen peut être écarté.

26. Enfin, aucune incohérence entre le PLUI et le PADD ne saurait résulter, à l'échelle du territoire intercommunal, de ces OAP concernant Vieux-Boucau-les-Bains. Et aucune méconnaissance de l'article 647 du code civil ne peut être utilement opposée aux OAP en litige.

27. En outre, il ressort des pièces du dossier qu'un échéancier prévisionnel permettant une ouverture à l'urbanisation des secteurs comportant des OAP à court et moyen terme, sur la période 2020-2030, est prévu, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance du 3° du I de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige, manque en fait.

28. Par ailleurs, la critique des sous-destinations mentionnées dans certaines OAP doit, en tout état de cause, être écartée, la sous-destination " activités de service accueillant du public " correspond à la sous-destination " activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle" de la destination " commerce et activités de service ", et la sous-destination " équipements d'intérêt général " peut être assimilée à celle d'équipements d'intérêt collectif et services publics prévue par l'article R. 151-27 du code de l'urbanisme. Aucune méconnaissance des articles R. 151-27 et 28 du code de l'urbanisme ne peut donc être, en tout état de cause, retenue.

29. Enfin, le requérant ne conteste pas utilement les choix opérés par la communauté de communes en ce qui concerne la desserte des OAP en litige par des voies publiques et par les transports en commun.

En ce qui concerne la servitude de mixité sociale imposée à la parcelle sur laquelle se trouve la colonie l'Abri Côtier :

30. Aux termes de l'article L. 151-15 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut délimiter, dans les zones urbaines ou à urbaniser, des secteurs dans lesquels, en cas de réalisation d'un programme de logements, un pourcentage de ce programme est affecté à des catégories de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale. ". Aux termes de l'article R. 151-21 du même code : " Dans les zones U et AU, le règlement peut, à l'intérieur d'une même zone, délimiter des secteurs dans lesquels les projets de constructions situés sur plusieurs unités foncières contiguës qui font l'objet d'une demande de permis de construire ou d'aménager conjointe sont appréciés comme un projet d'ensemble et auxquels il est fait application de règles alternatives édictées à leur bénéfice par le plan local d'urbanisme. Ces règles alternatives définissent notamment les obligations faites à ces projets lorsque le règlement prévoit sur ces secteurs, en application de l'article L. 151-15, qu'un pourcentage des programmes de logements doit être affecté à des catégories de logement en précisant ce pourcentage et les catégories prévues. Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose. ".

31. Contrairement à ce que soutient le requérant, les dispositions précitées ne s'opposent pas à ce que l'autorité administrative impose un taux de 100 % de logements sociaux à un programme de construction, prévue sur la parcelle AL 36 de 5 000 m2 de superficie, située à Vieux-Boucau-les-Bains dans une zone urbaine à vocation résidentielle exclusive, alors qu'en outre le respect des objectifs de mixité sociale s'apprécie à l'échelle communale. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les zones artisanales économiques du Poey de l'Ancre (ZAE 2 et 3) à Messanges :

32. D'une part, si le requérant soutient que la route départementale D 652 sépare les zones artisanales économiques 2 et 3 prévues, en complément de la ZAE n° 1 existante, au Sud de Messanges, à proximité de la commune de Vieux-Boucau-les-Bains, et devrait ainsi être regardée comme créant une rupture ne permettant pas de considérer que cette ouverture à l'urbanisation d'un secteur décrit comme boisé, éloigné du bourg de Messanges et de celui de Vieux-Boucau-les-Bains, respecte les conditions prévues à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, il ressort cependant des pièces du dossier que le PLUI est compatible avec les dispositions du SCoT applicable dans la communauté de communes, adopté en 2014, qui prévoit un renforcement des zones d'activités, et a identifié en particulier la zone d'activité du Poey de l'Ancre comme un secteur urbanisé. D'autre part, eu égard au secteur dans lequel elle s'insère, lequel est desservi par les réseaux et jouxte une zone artisanale existante, aucune erreur manifeste d'appréciation ne peut davantage être retenue. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de la loi Littoral et de l'erreur manifeste d'appréciation commise par les auteurs du PLUI doivent donc être écartés.

33. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

34. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, qui n'a pas la qualité de partie perdante, une somme au titre des frais exposés par M. B. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B, une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes MACS, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud une somme de 1 000 euros (mille euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la communauté de communes MACS présentée sur le fondement des dispositions de l'article L ; 761-1 du code de justice administrative est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Perdu, présidente,

Mme Duchesne, conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.

La présidente-rapporteure,

Signé : S. PERDUL'assesseure la plus ancienne,

Signé : M. DUCHESNE

La greffière,

Signé : M. C

La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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