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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2002518

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2002518

lundi 22 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2002518
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et cinq mémoires, enregistrés les 14 décembre 2020, 4 et 26 octobre 2022, 13 décembre 2022, et 24 février 2023, Mme D C, représentée par Me Etcheverry, demande au tribunal :

1°) de condamner l'EHPAD Léon Lafourcade de Saint-Martin-de-Seignanx à lui verser une somme de 24 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des manquements commis par cet établissement dans les suites de la rechute de son accident de service survenue le 29 juillet 2019 ;

2°) de mettre à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son employeur était tenu au respect d'une obligation de sécurité à son égard ;

- le non-respect des modalités d'organisation de son mi-temps thérapeutique prescrites par le médecin du travail, la mise en demeure de reprendre ses fonctions, et son maintien dans une situation provisoire pendant plus de dix-huit mois constituent des fautes commises par l'EHPAD Léon Lafourcade de nature à engager sa responsabilité ;

- elle est fondée à obtenir l'indemnisation de ses préjudices, lesquels doivent être indemnisés à hauteur de :

- 6 000 euros s'agissant des souffrances physiques et des troubles dans ses conditions d'existence engendrés par l'obligation de reprendre ses fonctions en effectuant des journées complètes ;

- 12 000 euros s'agissant du préjudice financier tendant à la restitution du demi-traitement mensuel qui lui a été versé pendant près de deux ans ;

- 6 000 euros s'agissant du préjudice A subi du fait de la survenance de décisions la concernant pendant près de deux ans.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 29 juillet 2021, le syndicat CFDT Services de Santé, représenté par Me Etcheverry, demande au tribunal :

1°) de faire droit aux demandes présentées par Mme C ;

2°) de mettre à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 2132-3 du code du travail ;

3°) de mettre à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 21 janvier 2022, 18 novembre 2022 et 25 janvier 2023, l'EHPAD Léon Lafourcade, représenté par Me Aveline, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- l'intervention volontaire du syndicat CFDT Services de Santé doit être rejetée comme irrecevable ;

- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 8 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 3 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E,

- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,

- les observations de Me Etcheverry, représentant Mme C,

- et les observations de Me Aveline, représentant l'EHPAD Léon Lafourcade.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D C, qui exerçait des fonctions d'agent de service hospitalier au sein de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Léon Lafourcade depuis 2004, a été victime d'un accident du travail le 12 avril 2017, reconnu comme étant imputable au service par la directrice de l'établissement le 20 juillet 2018. Par une décision du 20 février 2019, la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a décidé de la reprise à temps partiel de ses fonctions par Mme C, dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique, pour une quotité de 50 %. Mme C se serait blessée sur son lieu de travail le 29 juillet 2019. Cet accident a été reconnu imputable au service par une décision de la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade du 2 août 2019, laquelle a fait l'objet d'un retrait par décision du 29 novembre suivant. Mme C a été placée en congé maladie ordinaire à titre conservatoire du 30 juillet 2019 jusqu'au 29 octobre 2019, avec maintien de son plein traitement. Par une décision du 3 décembre 2019, Mme C a été placée en congé maladie à plein traitement du 30 octobre au 2 décembre 2019, à titre conservatoire dans l'attente d'un avis de la commission de réforme. Par deux avis des 4 février 2020 et 2 mars 2021, la commission de réforme a émis un avis favorable à la prise en charge de l'accident du 29 juillet 2019 au titre d'un accident de service. Par un courrier du 7 septembre 2020, Mme C a saisi l'EHPAD Léon Lafourcade d'une demande indemnitaire préalable, en vue de l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis dans les suites de son accident du 29 juillet 2019. Cette demande a été rejetée par une décision de la directrice de cet établissement du 16 octobre 2020. Par deux décisions du 2 avril 2021, la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute d'accident du travail du 29 juillet 2019, et placé rétroactivement Mme C en congé maladie ordinaire à partir de cette dernière date jusqu'au 30 juillet 2020, avec maintien de son plein-traitement du 30 juillet au 30 octobre 2019, et mise à demi-traitement du 31 octobre 2019 au 30 juillet 2020. Par sa requête, Mme C demande au tribunal de condamner l'EHPAD Léon Lafourcade de Saint-Martin-de-Seignanx à lui verser une somme de 24 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des manquements commis par cet établissement dans les suites de son accident du 29 juillet 2019.

Sur l'intervention volontaire du syndicat CFDT Services de Santé :

2. Est recevable à former une intervention, devant le juge du fond comme devant le juge de cassation, toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige. Toutefois, l'intervention formée dans le cadre d'un recours indemnitaire n'est recevable que si l'issue du contentieux indemnitaire lèse de façon suffisamment directe les intérêts de l'intervenant.

3. En se bornant à faire valoir que la violation portée aux droits de Mme C porte une atteinte directe et certaine aux intérêts collectifs des professions qu'il représente, le syndicat CFDT Services de Santé n'établit pas que l'issue du contentieux indemnitaire opposant Mme C à l'EHPAD Léon Lafourcade lèserait de façon suffisamment directe et certaine les intérêts dont il a la charge. Dès lors, son intervention au soutien des conclusions de Mme C est irrecevable.

4. Par ailleurs, le syndicat CFDT Services de Santé n'est pas recevable à présenter, en qualité d'intervenant, des conclusions propres distinctes de celles du demandeur ou du défendeur. Ainsi, les conclusions propres présentées par ce syndicat tendant à la condamnation de l'EHPAD Léon Lafourcade à lui verser une somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 2132-3 du code du travail, qui sont des conclusions propres distinctes de celles de Mme C, sont irrecevables et doivent dès lors être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité de l'EHPAD Léon Lafourcade :

5. Les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions qui instituent ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, tels que des souffrances physiques ou morales, un préjudice esthétique ou d'agrément ou des troubles dans les conditions d'existence, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne.

6. En premier lieu, Mme C demande l'indemnisation des préjudices nés des conditions d'exécution du mi-temps thérapeutique mis en place le 20 février 2019. Elle soutient que des journées complètes lui auraient été imposées, alors qu'avait été préconisée par le médecin du travail une organisation de son temps de travail en demi-journées. Il résulte de l'instruction que Mme C a été victime d'un accident de travail le 12 avril 2017, avec rechute au 12 juillet 2018, reconnu comme étant imputable au service par la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade le 20 juillet 2018. Par décision du 20 février 2019, elle a été placée en mi-temps thérapeutique pour une quotité de 50 % pour une durée de 3 mois, soit jusqu'au 10 juin 2019, cette décision ayant été renouvelée pour trois mois le 3 mai 2019, soit jusqu'au 10 septembre 2019. Le 18 mars 2019, le médecin du travail a émis un avis favorable à la reprise du travail, préconisant l'organisation du travail en demi-journées. La reprise du travail par Mme C a été fixée au 25 mars 2019 avec une organisation en demi-journées. Par un second avis du 25 juin 2019, le médecin du travail a prescrit à nouveau l'organisation du travail de la requérante en demi-journées. Cet avis a été maintenu dans un courrier adressé à la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade du 29 juillet 2019. Il résulte également de l'instruction que lors d'un entretien du 26 juillet 2019, les modalités de travail de Mme C ont été redéfinies, afin que celle-ci effectue, en alternance, une semaine de deux jours travaillés à hauteur de sept heures par jour, et une semaine de trois travaillés à hauteur de sept heures par jour, week-end inclus.

7. Il résulte également de l'instruction, et notamment de la déclaration d'accident du travail remplie par l'intéressée le 30 juillet 2019, que celle-ci aurait ressenti, alors que ses horaires de travail du jour étaient fixés de 8 heures à 15 heures, un pincement au milieu du dos à 11h45, soit au terme de 3h45 de travail. S'il est vrai que ses heures de travail n'étaient pas ventilées en continu sur des demi-journées conformément aux recommandations médicales, il ne résulte pas de l'instruction, dès lors que l'intéressée était, avant l'entretien du 26 juillet 2019, tenue d'effectuer 3 heures et 30 minutes de travail par journée, que l'accident dont elle a été victime le 29 juillet 2019 qu'un lien de causalité direct et certain puisse être regardé comme établi entre la réorganisation du temps de travail de Mme C et cet accident. Par suite, Mme C n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'EHPAD Léon Lafourcade sur ce fondement.

8. En deuxième lieu, l'agent qui se trouve en position de congé de maladie est regardé comme n'ayant pas cessé d'exercer ses fonctions. Par suite, il ne peut en principe faire l'objet d'une mise en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service à la suite de laquelle l'autorité administrative serait susceptible de prononcer sa radiation des cadres pour abandon de poste. Il en va toutefois différemment lorsque l'agent, reconnu apte à reprendre ses fonctions lors d'une contre-visite médicale, se borne, pour justifier sa non présentation ou l'absence de reprise de son service, à produire un certificat médical prescrivant un nouvel arrêt de travail sans apporter, sur son état de santé, d'éléments nouveaux par rapport aux constatations sur la base desquelles a été rendu l'avis lors de la contre-visite médicale.

9. Il résulte de l'instruction que Mme C a bénéficié d'un congé maladie du 30 juillet au 30 septembre 2019 pour " dorsalgo, douleur majeure et impotence fonctionnelle ", qui a fait l'objet de renouvellements successifs. L'EHPAD Léon Lafourcade a fait procéder à une contre-visite par un médecin agréé le 25 novembre 2019, lequel a conclu que Mme C était apte à reprendre le travail dès le 2 décembre suivant. L'intéressée a alors produit un nouvel arrêt de travail du 2 décembre 2019 au 15 janvier 2020, pour la même pathologie, sans faire état de circonstances nouvelles tirées d'une aggravation de son état de santé ou d'une nouvelle affection. Par lettre du 5 décembre 2019, la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a mis en demeure Mme C de rejoindre son poste au plus tard deux jours ouvrés après réception dudit courrier, dont l'intéressé a accusé réception le 7 décembre 2019. Par courrier du 23 décembre 2019, la directrice de l'établissement a enjoint à Mme C de réintégrer son poste le 30 décembre suivant. Si Mme C a produit le 24 décembre 2019 un certificat par lequel le médecin du travail a émis un avis défavorable à ce qu'elle reprenne le travail, ce certificat ne fait état d'aucun élément nouveau par rapport aux constatations faites par le médecin agréé. Dans ces conditions, l'EHPAD Léon Lafourcade ne saurait être regardé comme ayant commis une faute en mettant en demeure la requérante de reprendre son poste et en lui indiquant qu'à défaut de déférer à cette demande, l'établissement serait susceptible de prononcer sa radiation des cadres pour abandon de poste. Il s'ensuit que Mme C n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'établissement sur ce fondement.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 21 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés maladie des agents de la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction alors applicable : " () Lorsque l'administration est amenée à se prononcer sur l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident, elle peut, en tant que de besoin, consulter un médecin expert agréé ".

11. Il résulte de l'instruction que Mme C a présenté sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de son accident le 30 juillet 2019 et que la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a accédé à cette demande le 2 août suivant. Conformément aux dispositions de l'article 21 du décret du 19 avril 1988, l'EHPAD Léon Lafourcade a désigné pour avis un médecin agréé, qui a rendu son rapport le 25 novembre 2019. Au vu des conclusions de ce rapport, l'EHPAD a retiré la décision reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident le 29 novembre 2019, puis a saisi la commission de réforme qui a rendu un premier avis le 4 février 2020. Il résulte également de l'instruction que l'EHPAD Léon Lafourcade a, par la suite, désigné un autre médecin agréé, le Dr A, qui a rendu son rapport le 23 septembre 2020, puis a saisi à nouveau la commission de réforme qui a rendu son avis le 2 mars 2021. Par une décision du 2 avril 2021, l'établissement a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme C du 29 juillet 2019. En l'espèce, le délai qui s'est écoulé entre la demande de la requérante et l'arrêté par lequel l'établissement s'est prononcé sur celle-ci ne saurait en l'espèce être regardé comme présentant un caractère déraisonnable dès lors qu'aucune disposition légale ou réglementaire n'impose à la commission de réforme de se réunir ou au médecin agréé de se prononcer dans un délai déterminé, la personne publique ne pouvant dès lors être tenue pour responsable des délais nécessaires à la réalisation de l'expertise médicale et à l'instruction de la demande par ladite commission. Eu égard à ces éléments, l'EHPAD Léon Lafourcade ne peut être regardé comme ayant commis une faute tirée du délai déraisonnable du traitement du dossier de l'intéressée. Il s'ensuit que Mme C n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'EHPAD Léon Lafourcade sur ce point.

12. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence de faute de nature à engager la responsabilité de l'EHPAD Léon Lafourcade, la requête de Mme C doit être rejetée.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

14. Le syndicat CFDT Services de Santé n'étant pas partie à la présente instance, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées comme irrecevables.

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'EHPAD Léon Lafourcade présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : L'intervention du Syndicat CFDT Services de Santé n'est pas admise.

Article 2 : La requête de Mme C est rejetée.

Article 3 : Les conclusions de l'EHPAD Léon Lafourcade présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, à la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade et au syndicat CFDT Services de Santé.

Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2023.

La rapporteure,

Signé

L. E La présidente,

Signé

M. B

La greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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