vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002591 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | MOURA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2020, M. A C E, représenté par Me Moura, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande d'ouverture de droit aux prestations ;
2°) d'annuler la décision du 4 août 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques lui a notifié un indu total de 27 053,77 euros au titre du revenu de solidarité active (RSA), de l'allocation de logement sociale (ALS) et de l'allocation adulte handicapé (AAH) ;
3°) d'annuler les décisions du 4 septembre 2020 confirmant les deux décisions des 3 et 4 août 2020 ;
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- les sommes réclamées sont prescrites conformément aux dispositions de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale ; la récupération des indus ne pouvait aller au-delà du 4 août 2018 ;
- étant de bonne foi et en situation de précarité, il a droit à la remise gracieuse des sommes réclamées ;
- la décision de refus de droits est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers du droit d'asile ; il a acquis un droit au séjour permanent en France ; dès lors, il n'a pas à justifier d'une condition d'activité, de ressources ou d'affiliation à une assurance maladie contrairement à ce que prétend la caisse d'allocations familiales ; il convient de tenir compte du fait que, en vertu de l'article R. 121-6 1° du même code, il a conservé un droit au séjour en qualité de travailleur salarié ou non salarié du fait de la reconnaissance d'une incapacité de travail temporaire ;
- cette même décision méconnaît les stipulations des articles 8 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2022, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer sur la décision relative à l'indu d'allocation aux adultes handicapés ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2022 le département des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 10 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R.611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions des 3 et 4 août 2020 auxquelles s'est substituée la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire exercé à leur encontre.
M. C E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 octobre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de Mme D a été entendu, puis les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E, né le 28 décembre 1963, de nationalité portugaise, a bénéficié du revenu de solidarité active et de l'allocation de logement sociale. L'attribution de l'allocation adulte handicapé au titre des mois de janvier 2019 à décembre 2023 a provoqué une révision de sa situation, et en particulier de son droit au séjour en France qui n'avait pas été contrôlé depuis 2015. A l'issue de cette étude, la caisse d'allocations familiales a considéré qu'il ne remplissait plus les conditions du droit au séjour depuis le 1er mars 2016, motif pour lequel M. C E a été informé, par une décision du 3 août 2020, que ses droits à prestations étaient remis en cause, et par une décision du 4 août 2020, qu'il devait rembourser des indus de prestations d'allocation de logement sociale, d'allocation adulte handicapé et d'allocation de revenu de solidarité active pour un montant total de 27 053,77 euros. Il a contesté la décision du 3 août 2020 par un courrier du 14 août 2020. Par deux décisions du 4 septembre 2020, la commission de recours amiable a confirmé tant le principe de l'absence de droits aux prestations d'allocation adulte handicapé et d'allocation de logement sociale que le remboursement des indus. Le recours gracieux transmis au président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques en ce qui concerne l'allocation de revenu de solidarité active a donné lieu à une décision implicite de rejet le 31 octobre 2020. Par la présente requête, M. C E demande au tribunal d'annuler les décisions des 3 et 4 août 2020 ainsi que la décision du 4 septembre 2020.
Sur l'exception d'incompétence :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 821-5 du code de la sécurité sociale : " L'allocation aux adultes handicapés est servie comme une prestation familiale. () / Les différends auxquels peut donner lieu l'application du présent titre et qui ne relèvent pas d'un autre contentieux sont réglés suivant les dispositions régissant le contentieux de la sécurité sociale. ". En outre, aux termes de l'article L. 142-8 du même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ". Cet article dispose que le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs notamment à l'application des législations et réglementations de sécurité sociale.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale () "
4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que les litiges relatifs à l'allocation aux adultes handicapés relèvent de la compétence du juge judiciaire. En l'espèce, les conclusions dirigées contre les décisions des 3 et 4 août 2020 et du 4 septembre 2020, en tant qu'elles visent cette allocation, doivent donc être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître et transmises au pôle social du tribunal judiciaire de Pau, territorialement compétent.
Sur les conclusions dirigées contre les décisions des 3 et 4 août 2020 en tant qu'elles concernent l'allocation de logement sociale :
5. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation désormais applicable, " () Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : a) L'allocation de logement familiale ; / b) L'allocation de logement sociale. ". Aux termes de l'article L. 825-3 du même code prévoit que : " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : / 1° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement ; (). ". L'article R. 825-1 de ce code dispose que : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée. () ".
6. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il suit de là que la décision par laquelle celle-ci rejette, implicitement ou expressément, ce recours se substitue à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge.
7. Par la décision du 4 septembre 2020, le directeur de la caisse d'allocations familiales s'est prononcé, à la suite de l'avis de la commission de recours amiable rendu le même jour, à la fois sur la remise en cause des droits de M. C E et sur l'indu d'allocation de logement sociale qui en résultait. Par l'effet du recours administratif préalable obligatoire, cette décision s'est substituée aux décisions des 3 et 4 août 2020 par lesquelles la même autorité l'a informé, respectivement, de la remise en cause de ses droits à cette prestation et de l'indu mis à sa charge. Il s'ensuit que les conclusions dirigées contre les décisions du 3 et 4 août 2020 sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions dirigées contre la décision du 4 septembre 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales a confirmé la fin de droits à l'allocation de logement sociale et l'existence d'un indu de 6 466 euros :
8. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'allocation de logement social, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
9. D'une part, aux termes de l'article L821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; 2° Les allocations de logement : a) L'allocation de logement familiale ; b) L'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article L. 822-2 du même code : " I.-Peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement : 1° Les personnes de nationalité française ; 2° Les personnes de nationalité étrangère remplissant les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. () ". Cet article dispose que : " Bénéficient de plein droit des prestations familiales dans les conditions fixées par le présent livre les ressortissants des Etats membres de la Communauté européenne, () qui remplissent les conditions exigées pour résider régulièrement en France, la résidence étant appréciée dans les conditions fixées pour l'application de l'article L. 512-1. () ".
10. D'autre part, aux termes de l'article L121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifié à l'article L233-1 : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes :1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". En vertu de l'article L. 122-1 du même code, sauf si leur présence constitue une menace pour l'ordre public, ceux de ces ressortissants qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français.
11. Par ailleurs, l'article R. 121-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur dispose : " I.- Les ressortissants mentionnés au 1° de l'article L. 121-1 conservent leur droit au séjour en qualité de travailleur salarié ou de non-salarié : 1° Ils ont été frappés d'une incapacité de travail temporaire résultant d'une maladie ou d'un accident ; / 2° S'ils se trouvent en chômage involontaire dûment constaté après avoir exercé leur activité professionnelle pendant plus d'un an et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ; "
12. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que M. C E réside sur le territoire français depuis le mois de septembre 2011. Il y a travaillé régulièrement de janvier 2012 à juin 2015, et a perçu ensuite l'allocation chômage jusqu'au 25 septembre 2017. Dans ces conditions, dès lors qu'il a exercé une activité professionnelle sans interruption à compter de janvier 2012 et a conservé son droit au séjour en qualité de chômeur indemnisé jusqu'en septembre 2017, soit durant plus de cinq ans, le requérant a acquis un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français qui s'opposait à ce que la perception de l'allocation au logement soit remise en cause à compter du mois d'août 2018. C'est donc à tort que le directeur de la caisse d'allocations familiales a remis en cause ses droits au versement de cette prestation et a mis à sa charge un indu 6 466 euros pour la période du 1er août 2018 au 31 juillet 2020.
13. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, M. C E est fondé à demander l'annulation de la décision du 4 septembre 2020 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales relative à ces droits à l'allocation de logement sociale et au remboursement de l'indu.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Compte tenu de ce qui précède, l'exécution du présent jugement implique que le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques procède au réexamen de la situation de M. C E dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. M. C E est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Moura, avocat de M. C E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques le versement à Me Moura d'une somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête dirigées contre les décisions relatives à l'allocation adulte handicapé sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le dossier de la requête présentée par M. C E en tant qu'il concerne les décisions relatives à l'allocation adulte handicapé est transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Pau.
Article 3 : La décision du directeur de la caisse d'allocations familiales du 4 septembre 2020 relative aux droits de M. C E à l'allocation de logement sociale et à l'indu mis à sa charge au titre de la période du 1er août 2018 au 31 juillet 2020 est annulée.
Article 4 : Il est enjoint au directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques de procéder au réexamen des droits de M. C E à l'allocation de logement sociale, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : La caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques versera à Me Moura une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C E est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A C E et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques, au département des Pyrénées-Atlantiques et à Me Moura.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La présidente,
Signé : V. QUEMENERLa greffière,
Signé : M. B
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Signé : M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026