jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100027 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CABINET PERSONNAZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 janvier 2021 et le 9 septembre 2022, Mme E D, épouse B, et M. F B, représentés en dernier lieu par Me Jambon, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la présidente de la communauté de communes du Seignanx a refusé d'abroger le plan local d'urbanisme de la commune de Tarnos, en tant qu'il porte classement de la parcelle cadastrée section AK n° 478 en secteur Npi de la zone Np ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes du Seignanx de procéder au classement de la parcelle litigieuse en secteur Uhp 1 de la zone Uhp ;
3°) et de mettre à la charge de la communauté de communes du Seignanx la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable ;
- le signataire de la décision attaquée est incompétent ;
- par ailleurs, le classement, par le plan local d'urbanisme de la commune de Tarnos, de la parcelle cadastrée section AK n° 478 en secteur Npi de la zone Np, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; en effet, la parcelle litigieuse constitue une dent creuse et est entourée de parcelles bâties, de taille similaire, classées en secteur Uhp 1 de la zone Uhp ; en outre, elle est située en zone urbanisée et en zone blanche et bleue du PPRI ;
- la parcelle litigieuse est située dans une partie urbanisée de la commune de Tarnos, qui constitue une agglomération ou un village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- en tout état de cause, elle est située dans un secteur déjà urbanisé au sens du deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique ; la communauté de communes devait ainsi saisir le préfet pour accord, en application de cet article du code de l'urbanisme ; la parcelle litigieuse se situe également en zones bleue et blanche du plan de prévention du risque d'inondation (PPRI) de la commune de Tarnos, lesquelles sont constructibles, la zone bleue n'étant exposée qu'à un aléa faible de risque d'inondation et la zone blanche ne présentant aucun risque ;
- le classement de la parcelle litigieuse porte également atteinte au principe d'égalité et au droit de propriété ; la parcelle litigieuse doit ainsi être classée en secteur Uhp 1 de la zone Uhp, comme le sont les parcelles voisines.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 octobre 2021 et le 7 octobre 2022, la communauté de communes du Seignanx, représentée par Me Dunyach, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et demande au tribunal de mettre la somme de 2 500 euros à la charge des requérants, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle précise que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté, dès lors qu'un délai de près de dix mois s'est écoulé entre la naissance de la décision implicite attaquée et l'enregistrement de la requête ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- les observations de Me Leduc, substituant Me Jambon, représentant les requérants,
- et les observations de Me Malbert, substituant Me Dunyach, représentant la communauté de communes du Seignanx.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision implicite, la présidente de la communauté de communes du Seignanx a rejeté la demande formée par M. et Mme B, par un courrier du 14 janvier 2020, tendant à ce que le plan local d'urbanisme de la commune de Tarnos soit modifié, en tant qu'il porte classement en secteur Npi de la zone Np de la parcelle leur appartenant, cadastrée section AK n° 478, située avenue Lénine au lieu-dit l'Aygas sur la commune de Tarnos, et à ce que cette parcelle soit classée dans le secteur Uhp 1 de la zone Uhp. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée par laquelle la présidente de la communauté de communes du Seignanx a rejeté la demande formée par M. et Mme B, par un courrier du 14 janvier 2020, tendant à ce que le plan local d'urbanisme de la commune de Tarnos soit modifié, est une décision implicite. Par suite, le moyen tiré de ce que le signataire de cette décision est incompétent ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. / L'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Elle est refusée lorsque ces constructions et installations sont de nature à porter atteinte à l'environnement ou aux paysages ". Aux termes du III de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (dite loi " ELAN ") : " Jusqu'au 31 décembre 2021, des constructions et installations qui n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre du bâti existant, ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti, peuvent être autorisées avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat, après avis de la commission départementale de la nature des paysages et des sites, dans les secteurs mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction résultant de la présente loi, mais non identifiés par le schéma de cohérence territoriale ou non délimités par le plan local d'urbanisme en l'absence de modification ou de révision de ces documents initiée postérieurement à la publication de la présente loi ".
4. Les dispositions précitées de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et du III de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018, applicables aux seules autorisations d'urbanisme, n'interdisent pas le classement d'une parcelle en zone inconstructible par le plan local d'urbanisme, notamment en cas de risque d'inondation, quand bien même ladite parcelle serait située dans une agglomération, un village existant ou un secteur déjà urbanisé au sens de ces dispositions. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article R. 151-17 du même code : " Le règlement délimite, sur le ou les documents graphiques, les zones urbaines, les zones à urbaniser, les zones agricoles, les zones naturelles et forestières. / Il fixe les règles applicables à l'intérieur de chacune de ces zones dans les conditions prévues par la présente section ". Aux termes de l'article R. 151-24 de ce code : " Les zones naturelles et forestières sont dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ".
6. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
7. Il ressort des pièces du dossier que le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la commune de Tarnos, approuvé le 18 avril 2011 et annexé au PLU, classe le sud de la parcelle litigieuse en zone blanche, c'est-à-dire en zone non concernée par le risque d'inondations, et le nord de ladite parcelle en zone bleue, correspondant aux secteurs bâtis pour lesquels l'aléa du risque d'inondations est considéré comme faible, le principe de constructibilité y étant accepté, sous réserve des mesures prises pour assurer la sécurité des personnes et limiter ou réduire la vulnérabilité des biens. En outre, le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Tarnos classe la totalité de cette parcelle en secteur Npi de la zone Np, relatif au secteur naturel à protéger en raison de sa sensibilité aux risques d'inondations, dans lequel sont notamment interdites les constructions nouvelles à usage d'habitation.
8. D'une part, le PPRI constitue une servitude d'utilité publique annexée au PLU, ayant pour objet de définir des zones exposées à des risques à l'intérieur desquelles s'appliquent des contraintes d'urbanisme importantes, et a ainsi pour effet de déterminer des prévisions et règles opposables aux personnes publiques ou privées au titre de la délivrance des autorisations d'urbanisme qu'elles sollicitent. Le classement de la parcelle litigieuse par le PPRI et les prescriptions de ce dernier ne font pas obstacle à ce que le PLU adopte, le cas échéant, des règles plus contraignantes quant aux possibilités de construction.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, notamment du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) et du rapport de présentation, que les auteurs du PLU de la commune de Tarnos ont entendu prendre en compte les zones sensibles aux risques d'inondations, en particulier dans le secteur de l'Aygas. Il ressort des mêmes pièces que la parcelle litigieuse, d'une superficie de 816 m², vierge de construction, est bordée par l'avenue Lénine, au sud, et s'ouvre, au nord, sur une vaste zone naturelle et boisée traversée par le ruisseau de l'Aygas. En outre, elle est entourée à l'ouest et à l'est, sur ses côtés les plus larges, de parcelles comprenant des constructions toutes classées en secteur Uhp 1 de la zone Uhp, constructible, du PLU, et comprises dans un ensemble plus vaste entièrement construit. Il ressort également des observations formulées par les requérants en 2010, dans le cadre de l'enquête publique relative à l'élaboration du PPRI, que la parcelle litigieuse a subi des inondations en 2009 et 2010 et, il ressort des pièces produites à la présente instance, que cette parcelle a été de nouveau inondée, le 24 mai 2018, à l'occasion des inondations survenues sur la commune, qui ont fait l'objet d'un arrêté interministériel du 4 octobre 2018 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Il ressort également des pièces du dossier que l'aggravation du risque d'inondations dans le secteur de l'Aygas est prise en compte dans le cadre de l'élaboration du nouveau PLUi du Seignanx, prescrite par une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes du Seignanx du 28 avril 2021 et qu'en outre, par des courriers du 15 novembre 2021 et du 31 janvier 2022, le maire de Tarnos et la présidente de la communauté de communes ont sollicité la mise à jour du PPRI, tandis que le comité technique du PLUi a envisagé, le 18 février 2022, l'actualisation du PPRI dans le secteur du ruisseau de l'Aygas. Enfin, si les parcelles voisines, toutes classées en zone Uhp constructible, ont également été impactées par les inondations survenues dans ce secteur, il est constant que lesdites parcelles sont construites, et l'étaient déjà lors de l'adoption du PLU, contrairement à la parcelle litigieuse, de sorte qu'aucune atteinte au principe d'égalité ne découle du classement contesté.
10. Dans ces conditions, en tenant compte des circonstances de fait détaillées au point précédent, postérieures à l'adoption du PLU de Tarnos, les moyens tirés de ce que le refus de modifier ce PLU serait illégal en raison de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entaché le classement contesté, ainsi que de l'atteinte que porterait ce classement au principe d'égalité et au droit de propriété, doivent être écartés.
11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions présentées par M. et Mme B afin d'obtenir l'annulation du refus opposé à leur demande de modification du classement de la parcelle cadastrée section AK n° 478 dans le règlement du PLU de Tarnos, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. et Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes du Seignanx, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme B demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
14. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes du Seignanx et non compris dans les dépens, en application de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront à la communauté de communes du Seignanx une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D, épouse B, à M. F B et à la communauté de communes du Seignanx.
Copie pour information en sera adressée à la commune de Tarnos.
Délibéré après l'audience du 22 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé : F. ALa présidente,
Signé : S. PERDULa greffière,
Signé : M. C
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Signé : M. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026