lundi 21 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100031 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | HOURCADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2021, l'Association des amis du littoral d'Anglet, représentée par Me David, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pris par la préfète des Landes et le préfet des Pyrénées-Atlantiques portant prescriptions complémentaires à l'arrêté du 24 mai 2016 portant autorisation d'exploiter de l'usine Celsa France sur le territoire des communes de Boucau et de Tarnos ;
2°) à titre subsidiaire :
- de supprimer l'article 2 de l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pour revenir aux prescriptions minimales de volume de stockage préexistante de l'arrêté n°2016-227 du 24 mai 2016 ;
- de réformer l'article 5 de l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pour intégrer l'arrêt de tout rejet dans les milieux aquatiques de cadmium, de HAP, et de mercure et ses composés ;
- de réformer l'article 5 de l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pour diminuer les concentrations maximales de rejet de plomb et d'arsenic à 7 microgrammes par litre ;
- de réformer l'article 6 de l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pour augmenter la périodicité des mesures d'auto-surveillance à 8 mesures par an pour les rejets n°1 et 4 mesures par an pour les autres rejets ;
- de réformer l'article 7 de l'arrêté inter-préfectoral n°2020-428 du 14 septembre 2020 pour augmenter la fréquence des mesures " comparatives " à un an et demi pour les rejets n°1 et deux ans et demi pour les autres rejets ;
- d'ordonner la publication des résultats des mesures d'auto-surveillance et de mesures comparatives sur le site internet du secrétariat permanent pour la Prévention des pollutions et des risques industriels (SPPPI) - estuaire de l'Adour dans les 30 jours de la réception de ces résultats par l'exploitant ou l'autorité compétente.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 mai 2021 et le 19 août 2021, la préfète des Landes et le préfet des Pyrénées-Atlantiques concluent, à titre principal, à l'irrecevabilité des requêtes, à titre subsidiaire, à leur rejet.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er septembre 2021 et le 20 octobre 2022, la société par actions simplifiée Celsa France, représentée par Me Hourcade, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité des requêtes, à titre subsidiaire à leur rejet, et en tout hypothèse à ce que soit mis à la charge solidaire des requérants une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du CJA.
Par un acte, enregistré le 27 octobre 2022, l'Association des amis du littoral d'Anglet déclare se désister purement et simplement de son instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements ; () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens ; (). "
2. Par un acte, enregistré le 27 octobre 2022, l'Association des amis du littoral d'Anglet déclare se désister de son instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Celsa France au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de l'Association des amis du littoral d'Anglet.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Celsa France au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Association des amis du littoral d'Anglet, au préfet des Pyrénées-Atlantiques, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société par actions simplifiée Celsa France.
Copie en sera adressée pour information au préfet des Pyrénées-Atlantiques et à la préfète des Landes.
Fait à Pau, le 21 novembre 2022.
La présidente du tribunal,
Signé : V. QUEMENER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
N°2100031
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026