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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2100291

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2100291

vendredi 22 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2100291
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantMARBOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 février 2021 et le 24 mai 2022, Mme D A, représentée par Me Marbot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 3 mars 2020 par laquelle la communauté de communes du pays d'Orthe et Arrigans a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe, ensemble la décision du 8 décembre 2020 par laquelle le président de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a rejeté son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle méconnaît l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucun procès-verbal de la séance du 11 juillet 2017 au cours de laquelle a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables n'a été annexé au plan local d'urbanisme intercommunal approuvé ;

- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le respect des modalités de concertation prévues à l'article L. 123-6 du code de l'urbanisme n'est pas démontré ;

- il n'est pas rapporté la preuve que l'ensemble des conseillers communautaires aient été destinataires de la note de synthèse, conformément aux dispositions des articles L. 2121-12 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales ;

- la délibération est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut d'information préalable des conseillers communautaires lors du débat sur les orientations générales d'aménagement et d'urbanisme ;

- l'orientation d'aménagement et de programmation du secteur 1 est en contradiction avec plusieurs axes du projet d'aménagement et de développement durables ;

- le classement des 4 000 m² situés à l'ouest de la partie nord de la parcelle cadastrée section ZI n° 17 en zone agricole est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est desservie par les réseaux et apparaît comme une dent creuse dans une zone construite.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 février 2022 et le 15 juin 2022, la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans, représentée par Me Miranda, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, demande qu'il soit sursis à statuer en application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,

- les observations de Me Marcel, représentant Mme A,

- et les observations de Me Dauga, représentant la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A est propriétaire de plusieurs parcelles sur le territoire de la commune de Port-de-Lanne dont la parcelle cadastrée ZI 17 qui a fait l'objet d'un classement en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe. Par la présente requête, elle demande au tribunal l'annulation de la délibération du 3 mars 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a approuvé ce plan ainsi que de la décision du 8 décembre 2020 par laquelle il a rejeté son recours gracieux.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme : " Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux ou du conseil municipal sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables mentionné à l'article L. 151-5, au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme. ".

3. Il résulte de ces dispositions que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables doivent faire l'objet d'une inscription à l'ordre du jour d'une séance du conseil municipal se tenant au moins deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme et que les membres du conseil municipal doivent être mis à même de discuter utilement, à cette occasion, des orientations générales envisagées.

4. Il ressort des pièces du dossier que par la délibération n° 2020-37 du 3 mars 2020 le conseil communautaire a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe. Celle-ci mentionne dans ses visas les débats sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables qui se sont notamment déroulés au sein du conseil municipal de Port-de-Lanne le 15 février 2017 et au sein du conseil communautaire de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans le 11 juillet 2017 dont le compte rendu est produit en défense. Si la requérante soutient que la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'aucun procès-verbal de ces séances de débat ne figure en annexe et que le maire de la commune de Port-de-Lanne a quitté la séance du 11 juillet 2017 à 20 heures, avant le débat en question, cette formalité et la présence du maire à la séance ne sont toutefois pas exigées par les dispositions précitées de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. En deuxième lieu, selon l'article L. 123-6 du code de l'urbanisme dans sa rédaction alors applicable, une délibération prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme et précise les modalités de concertation, qui, conformément à l'article L. 300-2 du même code dans sa rédaction applicable, associe, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées. A l'issue de la concertation, l'organe délibérant de l'établissement public en arrête le bilan.

6. En se bornant à alléguer que la communauté de communes du Pays d'Orthe ne démontre pas que les modalités fixées pour la concertation ont été respectées, ce qui au demeurant a pour effet d'inverser la charge de la preuve, la requérante n'apporte aucun élément permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, également applicable aux établissements publics de coopération intercommunale s'ils comprennent au moins une commune de 3500 habitants et plus en application de l'article L. 5211-1 du même code dans sa rédaction en vigueur à la date de la délibération attaquée : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. () ".

8. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 5211-1 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales que pour les établissements publics de coopération intercommunale comprenant au moins une commune de 3 500 habitants et plus, la convocation aux réunions du conseil communautaire doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Le défaut d'envoi de cette note ou son insuffisance entache d'irrégularité les délibérations prises, à moins que le président de l'établissement de coopération intercommunale n'ait fait parvenir aux membres du conseil communautaire, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette information, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des décisions envisagées et d'en mesurer les implications. Elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés, lesquels peuvent au demeurant solliciter des précisions ou explications conformément à l'article L. 2121-13 du même code, une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.

9. Alors qu'il est constant que le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans comprend au moins une commune de 3 500 habitants et plus à la date de la délibération attaquée, il ressort des mentions de la délibération du 3 mars 2020 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, que la convocation à la séance du 3 mars 2020 a été adressée aux conseillers communautaires le 26 février 2020. Il ressort des pièces du dossier que la note de synthèse mentionnée ci-dessus, figure en annexe de l'ordre du jour de la séance et fait état des avis favorables des personnes publiques associées, et de l'avis favorable sous réserve de la commission d'enquête. Il est indiqué que ces éléments ont en parallèle été transmis par courrier électronique du 21 février 2020 aux conseillers communautaires et il ne ressort d'aucun élément du dossier qu'un ou plusieurs membres du conseil communautaire auraient demandé en vain à disposer d'autres éléments d'information ou fait état de réserve sur leur degré d'information. Dans ces conditions, la délibération du 3 mars 2020 n'a pas été adoptée au terme d'une procédure irrégulière.

10. Par ailleurs, si la requérante soutient que la délibération est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut d'information préalable des conseillers communautaires lors du débat sur les orientations générales d'aménagement et d'urbanisme, il ressort des pièces produites au dossier que la note de synthèse était jointe en annexe de l'ordre du jour de la séance du 11 juillet 2017, dont le compte rendu confirme la transmission aux conseillers municipaux de l'ensemble des documents produits dans le cadre de l'élaboration du document d'urbanisme. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'information des conseillers municipaux pour débattre utilement des orientations du PADD doit être écarté.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles. () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que, pour répondre à l'objectif de l'axe 4.3.2 du PADD de produire 2 060 logements supplémentaires, associé à un objectif de densité de 10 à 6 logement par hectare dans les communes rurales et, à cette fin, d'urbaniser en priorité les espaces libres à l'intérieur de la tache urbaine, le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe a défini deux orientations d'aménagement et de programmation. Mme A soutient que l'orientation d'aménagement et de programmation du secteur 1 est en contradiction avec plusieurs axes du PADD, en particulier le développement de l'activité agricole et l'optimisation des réseaux d'assainissement, dès lors qu'elle porte sur une grande parcelle nécessitant d'importants travaux pour la viabiliser tandis qu'il existe de nombreuses petites dents creuses à combler, comme les parcelles cadastrées AL 91, AL 45, AL 47, AM 7, AM 87 et le nord de la parcelle ZI 17. Toutefois, il ressort de l'analyse d'ensemble du PADD que la communauté de communes s'est donnée pour objectif, tout en préservant les espaces naturels et agricoles et en réduisant leur consommation de 30 %, de privilégier le renouvellement urbain à l'étalement urbain, en optimisant au maximum le potentiel de densification. Il ressort des pièces du dossier que l'OAP du secteur 1, qui couvre une surface de 3,7 hectare, est constituée de parcelles vierges de construction se situant à l'intérieur de l'enveloppe urbaine de la commune de Port-de-Lanne, à moins de 300 mètres du bourg et permettra d'en prolonger le centre ancien. Au regard des particularités de ce secteur, qui est compris dans une zone fortement urbanisée et qui favorisera les connexions avec le centre ancien de par sa proximité, l'institution de l'OAP du secteur 1 ne contrarie pas les orientations générales et objectifs précités définis dans le PADD et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En outre, l'allégation selon laquelle certaines parcelles distinctes seraient des dents creuses ne vient en rien étayer la contradiction invoquée, alors au demeurant que les parcelles cadastrées AL 91, AL 45, AL 47, AM 7, AM 87 et le nord de la parcelle ZI 17 ne sont pas dans un environnement ou une configuration comparable aux parcelles de l'OAP du secteur 1. De même, la grande superficie des parcelles d'assiette de l'OAP du secteur 1 n'est pas de nature à établir que la condition relative à l'optimisation des réseaux d'assainissements collectifs des communes ne serait pas respectée. Enfin, la requérante n'établit pas, en se bornant à l'affirmer, que l'urbanisation du secteur nécessitera d'important travaux pour le viabiliser et qu'elle serait contraire au PADD qui précise à son point 3.2.3 que les centres bourgs et hameaux raccordés ou raccordables aux réseaux collectifs soient les supports principaux de l'urbanisation future mais n'exclut pas pour autant les constructions qui devront, faute d'assainissement collectif à proximité, s'équiper d'assainissement autonome.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ". Aux termes de l'article R. 151-23 du même code : " Peuvent être autorisées, en zone A : / 1°-Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ou au stockage et à l'entretien de matériel agricole par les coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime ; / 2° Les constructions, installations, extensions ou annexes aux bâtiments d'habitation, changements de destination et aménagements prévus par les articles L. 151-11, L. 151-12 et L. 151-13, dans les conditions fixées par ceux-ci. ". S'agissant du classement du terrain en zone agricole, ce dernier n'est pas conditionné par le fait qu'ils fassent l'objet d'une exploitation agricole mais à la circonstance qu'ils s'insèrent dans un secteur à dominante rurale et à caractère agricole.

14. Il résulte, d'une part, des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite "zone A", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, et leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

15. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle litigieuse cadastrée section ZI n° 17 située à Port-de-Lanne, dont Mme A est propriétaire, est classée en zone A par le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Orthe de la communauté de commune du Pays d'Orthe et Arrigans. L'angle vierge de constructions de la partie extrême nord-ouest de cette parcelle, est contigu à des habitations, la partie nord-Est de la parcelle, sur une superficie de 6 000 m², abrite une habitation et une étable et est bordée au nord et à l'Est de parcelles classées en zone agricoles. D'ailleurs, la carte de diagnostic agricole annexée au rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal identifie cette parcelle comme accueillant à tout le moins un bâtiment d'exploitation et un bâtiment d'élevage, imposant le respect d'un rayon de réciprocité de 50 mètres. Le reste de la parcelle est vierge de construction, bordé à l'Est par la voie publique sur toute sa longueur, soit plus de 400 mètres et cerné par des parcelles agricoles. Si la requérante se prévaut de la réponse de la commission d'enquête à ses observations tendant au classement en zone urbanisable de la partie nord-ouest de la parcelle, selon laquelle une superficie raisonnable devrait pouvoir être accordée au plus près des réseaux, il ressort des pièces du dossier que cette réponse porte sur une autre parcelle que la parcelle litigieuse, laquelle a en revanche fait l'objet d'un avis défavorable de la commission d'enquête à sa constructibilité, même partielle. Ainsi, contrairement à ce que soutient Mme A, la parcelle en cause ne peut être regardée comme étant dépourvue de potentiel agricole, alors même qu'elle serait en partie desservie par les réseaux. D'une superficie totale de plus de 4 hectares, elle s'inscrit plus largement, à l'ouest, à l'est et au sud, en bordure d'un secteur composé de parcelles vierges de construction qui ouvrent sur un vaste ensemble agricole lui-même incluant des zones naturelles. Ainsi, compte tenu de ce qui précède, la requérante ne peut utilement se prévaloir de ce que la partie nord-ouest de sa parcelle serait une dent creuse, alors au demeurant que les orientations du projet d'aménagement et de développement durables tendent à préserver et à développer l'activité agricole en évitant d'enclaver les parcelles agricoles par l'urbanisation et à modérer la consommation des espaces naturels, agricoles et forestier, dans la limite de 165 hectares de 2019-2030, afin de la réduire d'environ 30% comparé à la période de référence de 2002 à 2018. Ainsi, ni la présence de réseaux, ni la circonstance que la parcelle ne serait pas le siège d'une exploitation agricole ne sont de nature à remettre en cause la pertinence de leur classement en zone agricole. Par suite, le moyen tiré de ce que le classement des parcelles de la requérante en zone agricole serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête doivent être rejetées, de même que celles présentées en défense par la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans tendant à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.

Sur les frais liés au litige :

17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de ce dernier une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A versera à la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans une somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans tendant à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et à la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Quéméner, présidente,

Mme Réaut, première conseillère,

Mme Duchesne, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.

La rapporteure,

Signé

M. C

La présidente,

Signé

V. QUEMENERLa greffière,

Signé

M. B

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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