mercredi 22 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100691 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PHILIPPON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 mars 2021 et le 7 décembre 2022, M. B, représenté par Me Philippon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a refusé sa titularisation dans le corps des professeurs agrégés et a mis fin à son détachement dans le corps des professeurs agrégés stagiaires, ensemble la délibération de la commission administrative paritaire nationale et la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre sur son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, à titre principal de procéder à sa titularisation ou, à défaut, de l'autoriser à effectuer une nouvelle année de stage et de reconstituer sa carrière, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation administrative sous les mêmes conditions d'astreinte et de délai, et sinon, de proroger son stage pour une période de cinquante-quatre jours supplémentaires pour tenir compte du confinement général instauré du 17 mars 2020 au 10 mai 2020, et lui permettre ainsi d'achever sa seconde année de stage dans des conditions normales ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été adoptée en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'il n'a pas été invité à consulter son dossier ni à présenter ses observations lors de la séance de la commission administrative paritaire nationale ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 6 du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré et celles de l'article 2 de l'arrêté du 22 août 2014 fixant les modalités de stage, d'évaluation et de titularisation des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré stagiaire dès lors qu'il a été averti tardivement qu'il était autorisé à participer à la formation à l'ISPE mais sans dispense d'obligation de service ou modification de son emploi du temps ;
- aucun professeur n'a été désigné pour assurer son tutorat en méconnaissance de l'article 6 du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 et de l'article 5 de l'arrêté du 22 août 2014 ;
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure entachée de nombreuses irrégularités et a méconnu les articles 4, 5 et 6 de l'arrêté du 22 août 2014 dès lors que le rapport faisant suite à l'inspection du 3 mars 2020, n'a pas été précédé de la consultation du rapport du tuteur du requérant, que l'avis défavorable à sa titularisation, rendu par l'inspectrice générale, est antidaté au 25 juin 2020, et n'a pas été complété par un rapport d'évaluation motivé et qu'il n'a, par ailleurs, pas eu communication de son dossier ;
- la procédure est également viciée du fait de l'irrégularité de la composition de la commission administrative paritaire nationale et de l'organisation de la procédure relative à la tenue de cette commission ;
- la décision est entachée d'erreur de fait quant au niveau d'investissement professionnel retenu à son encontre, à sa participation au travail en équipe et à la vie de l'établissement dès lors qu'il était professeur principal d'une classe de terminale et que les travaux d'élèves sollicités le 26 juin 2020, n'ont pu être transmis à l'inspecteur dès lors qu'à quelques jours des vacances scolaires, ils étaient déjà restitués ;
- elle est, en outre, entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de son aptitude professionnelle dans la mesure où des circonstances exceptionnelles et de graves irrégularités ont émaillé l'année probatoire ;
- elle est, enfin, entachée d'erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article 6 du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 dès lors qu'il n'a pas été placé, au cours de son stage, dans des conditions lui permettant de démontrer ses compétences professionnelles.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 25 novembre 2022, la recteur de l'académie de Toulouse conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Il soutient que :
- la requête est tardive dès lors que M. B n'a pas contesté la décision du 7 juillet 2020 par laquelle le recteur a refusé de le titulariser et qu'ensuite, pour la décision prise le 5 octobre 2020, le ministre était en situation de compétence liée ; cette décision, en effet, décide seulement de mettre fin au détachement de l'intéressé ;
- les conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, sont irrecevables dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de procéder à sa titularisation ou à l'autoriser à effectuer une nouvelle année de stage, ni davantage à décider d'une prorogation de ce stage probatoire ;
- enfin, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 ;
- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ;
- le décret n° 84-914 du 10 octobre 1984 ;
- l'arrêté du 22 août 2014 fixant les modalités de stage, d'évaluation et de titularisation des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré stagiaires ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, professeur certifié d'histoire et géographie, a été admis au concours interne de l'agrégation d'histoire et géographie de la session 2018. Par un arrêté du 1er octobre 2018, l'intéressé a été nommé en qualité de professeur agrégé stagiaire, dans l'académie de Toulouse, à compter du 1er septembre 2018. A l'issue du stage effectué dans le lycée d'Artagnan à Nogaro, la rectrice de l'académie de Toulouse l'a autorisé, par un arrêté du 28 juin 2019, à effectuer une deuxième année de stage, dans le même lycée. A l'issue de ce stage, le recteur de l'académie de Toulouse l'a informé, par un courrier du 7 juillet 2020, qu'à la suite de la réunion de la commission administrative paritaire académique du 29 juin 2020, il avait été décidé de ne pas le titulariser. Par un arrêté du 5 octobre 2020, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, après avis de la commission administrative paritaire nationale du 25 septembre 2020, a mis fin à son détachement dans le corps des professeurs agrégés, le courrier de notification de cet arrêté précisant que l'avis défavorable à la titularisation de l'inspection générale a été confirmée par la proposition du recteur. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté, de l'avis de la commission administrative paritaire nationale du 25 septembre 2020 et de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre à l'encontre de son recours gracieux réceptionné le 3 décembre 2020.
Sur la fin de non-recevoir :
2. D'une part, aux termes de l'article 6 du décret du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré : " I.- Les candidats qui ont été admis aux concours externe ou interne sont nommés professeurs agrégés stagiaires à la rentrée scolaire de l'année au titre de laquelle est organisé le recrutement et classés, dès leur nomination, selon les dispositions du décret du 5 décembre 1951 susvisé. () / Les professeurs agrégés stagiaires sont affectés dans une académie par le ministre chargé de l'éducation nationale pour la durée du stage. / Le stage a une durée d'un an. Au cours de leur stage, les professeurs stagiaires bénéficient d'une formation organisée, dans le cadre des orientations définies par l'Etat, par un établissement d'enseignement supérieur, visant l'acquisition des compétences nécessaires à l'exercice du métier. Cette formation alterne des périodes de mise en situation professionnelle dans un établissement scolaire et des périodes de formation au sein de l'établissement d'enseignement supérieur. Elle est accompagnée d'un tutorat et peut être adaptée pour tenir compte du parcours antérieur des professeurs stagiaires. / Les modalités du stage et les conditions de son évaluation sont arrêtées conjointement par le ministre chargé de l'éducation et par le ministre chargé de la fonction publique. / A l'issue du stage, les professeurs agrégés stagiaires sont titularisés en qualité de professeur agrégé par le recteur de l'académie dans le ressort de laquelle ils ont accompli leur stage. / Les prolongations éventuelles du stage sont prononcées par le recteur de l'académie dans le ressort de laquelle le stage est effectué. / Ceux d'entre eux qui possédaient déjà la qualité de fonctionnaire titulaire de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent sont placés en position de détachement pour la durée du stage. / Les professeurs agrégés stagiaires dont le stage n'a pas été jugé satisfaisant peuvent être autorisés par ce même recteur à effectuer une seconde année de stage qui n'est pas prise en compte pour l'ancienneté d'échelon. / Les professeurs stagiaires qui n'ont pas été autorisés à effectuer une seconde année de stage ou dont la seconde année de stage n'a pas été jugée satisfaisante sont soit licenciés par le ministre chargé de l'éducation nationale, soit réintégrés dans leur corps ou cadre d'emplois d'origine s'ils avaient la qualité de fonctionnaire. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 22 août 2014 : " L'inspecteur général de l'éducation nationale ou, le cas échéant, l'inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional de la discipline de recrutement concernée formule un avis sur l'aptitude du professeur agrégé stagiaire à être titularisé. Pour les professeurs agrégés stagiaires qui n'ont pas reçu un avis favorable, un rapport d'évaluation motivé est établi. / En outre, lorsqu'il concerne un stagiaire qui effectue une première année de stage, l'avis défavorable doit être complété par un avis sur l'intérêt, au regard de l'aptitude professionnelle, d'autoriser le professeur agrégé stagiaire à effectuer une seconde et dernière année de stage. ". Aux termes de l'article 7 du même arrêté : " Les avis et rapports mentionnés aux articles 5 et 6 ci-dessus ainsi que les documents afférents sont adressés au recteur de l'académie dans le ressort de laquelle le stage est effectué. / Le recteur arrête, après avoir recueilli l'avis de la commission administrative paritaire académique compétente, la liste des professeurs agrégés stagiaires qui, ayant obtenu un avis favorable, sont titularisés en qualité de professeur agrégé ainsi que la liste des professeurs agrégés stagiaires n'ayant pas obtenu un avis favorable à la titularisation qui sont autorisés à accomplir une seconde et dernière année de stage. / Les dossiers des professeurs agrégés stagiaires qui ne sont ni titularisés ni autorisés à accomplir une seconde année de stage sont transmis au ministre qui, après avis de la commission administrative paritaire nationale compétente, prononce soit le licenciement, soit la réintégration dans leur corps ou cadre d'emplois d'origine. ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au recteur de l'académie d'affectation du stagiaire d'établir la liste des professeurs agrégés stagiaires qui, ayant obtenu un avis favorable de la commission administrative paritaire académique, sont titularisés en qualité de professeur agrégé et ceux, qui n'ayant pas obtenu un avis favorable, sont autorisés à effectuer une seconde année de stage, et de transmettre au ministre les dossiers de ceux qui, comme c'était le cas de M. B, ne figurent ni sur l'une, ni sur l'autre de ces listes, pour qu'il prononce, après avis de la commission administrative paritaire nationale, leur licenciement ou, lorsqu'ils avaient déjà la qualité de fonctionnaire, la fin de leur détachement et les réintègre dans leur corps ou cadre d'emploi d'origine. Ces dispositions n'imposent pas à l'autorité administrative compétente de prendre une décision de refus de titularisation préalablement à la décision mettant fin au détachement du fonctionnaire. Il s'ensuit que, contrairement à ce que soutient le recteur en défense, le ministre n'était pas en situation de compétence liée et, en conséquence, le recteur ne peut reprocher au requérant de ne pas avoir contesté, dans les délais, le courrier du 7 juillet 2020.
5. Ainsi, la circonstance que M. B n'a pas contesté le courrier du 7 juillet 2020 ne rend pas tardive la requête, enregistrée le 17 mars 2021, dans le délai de deux mois à compter de la décision implicite de rejet née le 3 février 2021 du silence gardé sur le recours gracieux, réceptionné le 3 décembre 2020, formé contre l'arrêté du 5 octobre 2020. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense ne peut être accueillie.
Sur la légalité de l'arrêté du 5 octobre 2020 :
6. Aux termes de l'article 2 du décret n° 84-914 du 10 octobre 1984 relatif aux commissions administratives paritaires de certains personnels enseignants relevant du ministre de l'éducation nationale, dans sa rédaction alors en vigueur : " Par dérogation aux dispositions de l'article 5, des cinq premiers alinéas de l'article 6, ainsi que des articles 22 et 31 du décret du 28 mai 1982 susvisé, le nombre des représentants du personnel au sein des commissions administratives paritaires nationales des corps suivants est ainsi fixé : / 1. Corps des professeurs agrégés : six membres titulaires, six membres premiers suppléants et six membres deuxièmes suppléants représentant la classe normale ; trois membres titulaires, trois membres premiers suppléants et trois membres deuxièmes suppléants représentant la hors-classe, un membre titulaire, un membre premier suppléant et un membre deuxième suppléant représentant la classe exceptionnelle ; () ". Aux termes de l'article 11 de ce même décret, alors en vigueur : " Par dérogation aux dispositions de l'article 27 du décret du 28 mai 1982 susvisé, les commissions administratives paritaires nationales et les formations paritaires mixtes nationales sont présidées par le directeur d'administration centrale du ministère de l'éducation nationale en charge de la gestion de ces personnels, qui, en cas d'empêchement, est remplacé par un membre représentant de l'administration, qu'il désigne. ". Aux termes de l'article 10 du décret n° 82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires : " Pour la désignation de ses représentants, l'administration doit respecter une proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe. Cette proportion est calculée sur l'ensemble des membres représentant l'administration, titulaires et suppléants. ". Aux termes de l'article 39 du même décret " Toutes facilités doivent être données aux commissions administratives paritaires par les administrations pour leur permettre de remplir leurs attributions. En outre, communication doit leur être donnée de toutes pièces et documents nécessaires à l'accomplissement de leur mission huit jours au moins avant la date de la séance. () ". Aux termes de l'article 41 du même décret : " Les commissions administratives ne délibèrent valablement qu'à la condition d'observer les règles de constitution et de fonctionnement édictées par la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et par le présent décret, ainsi que par le règlement intérieur. / En outre, les trois quarts au moins de leurs membres doivent être présents lors de l'ouverture de la réunion. Lorsque ce quorum n'est pas atteint, une nouvelle convocation est envoyée dans le délai de huit jours aux membres de la commission qui siège alors valablement si la moitié de ses membres sont présents. ".
7. M. B soutient qu'il n'est pas établi que les dispositions citées au point 6 ont été respectées. Le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse s'abstient de produire le procès-verbal de la séance de la commission administrative paritaire nationale du 25 septembre 2020, lequel doit être signé par son président. Dans ces conditions, il ne justifie pas que la commission qui a délibéré sur la situation de M. B était régulièrement composée, que la règle de quorum a été respectée et que la documentation a été transmise aux membres de la commission dans le délai de huit jours avant la date de la séance. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie doit être accueilli.
8. En revanche, les avis émis par les commissions administratives paritaires constituant des mesures préparatoires sont insusceptibles de recours contentieux. Il s'ensuit que les conclusions de M. B par lesquelles il demande l'annulation de la délibération de la commission administrative paritaire nationale du 25 septembre 2020 sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
9. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a refusé sa titularisation dans le corps des professeurs agrégés et a mis fin à son détachement dans le corps des professeurs agrégés stagiaires, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre sur son recours gracieux doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint au ministre de procéder à la titularisation de M. B, ni de l'autoriser à effectuer une nouvelle année de stage et de reconstituer sa carrière, ou encore de proroger son stage pour une période de cinquante-quatre jours supplémentaires pour tenir compte du confinement général instauré du 17 mars 2020 au 10 mai 2020, et lui permettre ainsi d'achever sa seconde année de stage, dans des conditions normales. Il y a lieu en revanche d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de procéder au réexamen de la situation administrative de M. B par la commission administrative paritaire nationale dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit nécessaire à ce stade d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 1 500 euros à verser à M. B.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 5 octobre 2020 du ministre de l'éducation et la décision implicite rejetant le recours gracieux formé à son encontre, sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de faire procéder au réexamen de la situation administrative de M. B par la commission administrative paritaire nationale dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, au recteur de l'académie de Toulouse et au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2023.
La rapporteure,
M. C
La présidente,
S. PERDU La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026