LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2101105

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2101105

jeudi 20 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2101105
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL KARINE LHOMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mai 2021, Mme D I, représenté par Me Marciano, demande au tribunal :

1°) de condamner solidairement le centre hospitalier C et le docteur A H à lui verser une somme de 17 261 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de fautes commises lors de sa prise en charge au sein de cet établissement au cours des années 2018 et 2019, assortie des intérêts à taux légal à compter du 26 avril 2021 ;

2°) de mettre à la charge solidaire du centre hospitalier C et du docteur A H les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le 16 novembre 2017, elle a subi une intervention chirurgicale tendant à la pose d'une prothèse totale du genou à ménisque mobile, effectuée par le docteur H, praticien au centre hospitalier C, dans les suites de cette intervention, elle a été victime de douleurs importantes ; elle a fait l'objet d'une scintigraphie qui a mis en évidence, le 4 juin 2019, un descellement de la prothèse ;

- en ne diagnostiquant pas ce descellement, le centre hospitalier C et le docteur H ont commis une faute de nature à engager leur responsabilité ;

- elle est fondée à demander la réparation de ses préjudices ;

- son déficit fonctionnel temporaire doit être indemnisé à hauteur de 9 261 euros, dont :

- 162 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire total, à raison de 27 euros par jour durant 6 jours ;

- 9 099 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel, au taux de 50 %, sur une période de 309 jours ;

- les souffrances endurées, évaluées à 3,5 sur une échelle de 7 par l'expert, doivent être indemnisées à hauteur de 8 000 euros.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 5 août 2021, 10 septembre 2021, et 14 mars 2023, le centre hospitalier C, représenté par Me Lhomy, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de rejeter la requête de Mme I, et de mettre à sa charge les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner une nouvelle expertise, confiée à un médecin orthopédiste et débouter Mme I de ses plus amples demandes ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de réduire les demandes d'indemnisation formulées par la requérante et de rejeter les demandes formulées par la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées.

Il fait valoir que :

- l'expert retient que le docteur H a posé un mauvais diagnostic d'algoneurodystrophie, aujourd'hui appelé " syndrome régional douloureux complexe " (SRDC), alors que Mme I présentait plusieurs signes de cette affection ;

- la circonstance que Mme I ne présentait pas tous les signes du syndrome régional douloureux complexe ne suffit pas à écarter un tel diagnostic ;

- l'expert reproche au docteur H de ne pas avoir prescrit de traitement et d'avoir recommandé de la rééducation alors qu'elle est une contrindication au SRDC, que des antalgiques ont été prescrits à Mme I et que la rééducation douce fait partie intégrante du traitement de cette affection ;

- l'expert-indique qu'il existe un descellement de prothèse ; or, les résultats de la scintigraphie réalisée le 4 juin 2019 ne montrent qu'une fixation péri-prothétique qui peut résulter d'autres causes ;

- le rapport d'expertise ne mentionne pas le compte-rendu d'opération relatif au remplacement de la prothèse de Mme I, qui indique pourtant que les implants ont une bonne tenue ;

- une nouvelle expertise, réalisée par un orthopédiste, est nécessaire dès lors que le rapport de l'expertise ordonnée en référé est imprécis quant à l'existence d'un descellement et ne distingue pas les préjudices en lien direct et certain avec le retard de diagnostic allégué ;

- à titre subsidiaire, il convient de ramener l'indemnisation allouée à Mme I à de plus justes proportions ;

- la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées ne rapportent pas la preuve que les frais qu'elle a supportés sont imputables à des manquements commis par le centre hospitalier.

Par deux mémoires, enregistrés les 28 février et 16 mars 2023, la caisse primaire d'assurance maladie C-Pyrénées demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner le centre hospitalier C, sur le fondement de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, à lui rembourser une somme de 3 413,20 euros au titre de ses débours, assortie des intérêts au taux légal au jour de sa demande, ainsi qu'à lui verser une somme de 1 137,73 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Vu

- le rapport de l'expertise ordonnée en référé, déposé le 4 février 2021 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme J ;

- les conclusions de M. Clen, rapporteur public ;

- et les observations de Me Lhomy, représentant le centre hospitalier C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D I, née le 19 décembre 1952, a fait l'objet le 16 novembre 2017 d'une opération chirurgicale consistant en la pose d'une prothèse totale du genou gauche à ménisque mobile et réalisée par le docteur A H, praticien hospitalier exerçant au centre hospitalier C. Prise en charge en service de rééducation au sein de la clinique Les Jeunes B C du 22 novembre au 19 septembre 2017, Mme I a ensuite fait l'objet d'un suivi régulier au centre hospitalier C. Une scintigraphie, réalisée le 4 juin 2019 à la polyclinique Marzet C a mis en évidence un descellement de la prothèse posée le 16 novembre 2017, justifiant une reprise chirurgicale effectuée le 28 août suivant. Par une ordonnance n° 2000171 du 8 septembre 2020, la présidente du tribunal administratif, juge des référés, a désigné le docteur E en tant qu'expert, laquelle a déposé son rapport le 4 février 2021. Par un courrier du 24 février 2021, réceptionné le 26 février suivant, Mme I a formé une demande préalable d'indemnisation auprès du centre hospitalier C, lequel a implicitement rejeté sa demande. Par sa requête, Mme I demande au tribunal de condamner le centre hospitalier C et le docteur H à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la prise en charge fautive des séquelles de son opération du genou.

Sur les conclusions dirigées à l'encontre du docteur H :

2. Si les fautes commises par les agents publics dans l'exercice de leurs fonctions peuvent constituer des fautes de service de nature à engager la responsabilité de l'administration et si, dans cette mesure, la juridiction administrative est compétente pour apprécier la gravité de ces fautes et condamner la personne publique dont relève l'agent, il ne lui appartient pas en revanche de se prononcer sur les conclusions qui mettent en cause la responsabilité personnelle de ces agents publics. Ainsi, les conclusions de Mme I dirigées contre le docteur H, praticien hospitalier au centre hospitalier C, doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Sur la responsabilité du centre hospitalier C :

3. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

4. Il résulte de l'instruction, et notamment des termes du rapport de l'expertise ordonnée en référé, que Mme I a fait l'objet, le 16 novembre 2017, d'une intervention chirurgicale tendant à la pose d'une prothèse du genou gauche à ménisque mobile avec conservation du ligament croisé postérieur. A la suite de cette intervention, Mme I a été suivie de manière régulière au sein du service de traumatologie-orthopédie du centre hospitalier C. Les douleurs persistantes ressenties par la requérante ont alors été expliquées par l'hypothèse d'une algoneurodystrophie, qui est évoquée dans les courriers des 23 avril 2018, 10 septembre 2018 et 10 avril 2019 du chef de pôle traumatologie-orthopédie de l'établissement. Toutefois, les radiographies de contrôle réalisées aux mêmes dates, révèlent, selon les termes du rapport d'expertise, la présence d'un liseré clair péri-prothétique évocateur d'un risque de descellement de la prothèse. Alors que ce descellement a été ultérieurement confirmé au cours de la réalisation d'un bilan par radiographie et scintigraphie réalisé en juin 2019 à la polyclinique Marzet, les signes évocateurs de cette complication n'ont pas été pris en compte par l'équipe médicale du centre hospitalier C. Si le centre hospitalier C fait valoir en défense que Mme I présentait plusieurs signes d'algoneurodystrophie, il résulte de l'instruction, et notamment des mentions du rapport d'expertise, non contestées sur ce point, qu'un tel diagnostic ne peut être établi qu'après que d'autres affections aient été écartées, notamment par réalisation d'une scintigraphie et d'un examen d'imagerie par résonance magnétique. Par suite, et dès lors qu'aucun examen complémentaire n'a été réalisé malgré la persistance des douleurs ressenties par l'intéressée et sans qu'il soit besoin d'ordonner une nouvelle expertise, Mme I est fondée à soutenir que la responsabilité pour faute du centre hospitalier C doit être engagée du fait du retard de diagnostic de descellement de sa prothèse entre la radiographie de contrôle du 23 avril 2018, qui l'évoquait pour la première fois, et le diagnostic qui en a été posé le 4 juin 2019 par un médecin de la polyclinique Marzet.

En ce qui concerne les préjudices subis par Mme I :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

5. L'expert a estimé que le taux de déficit fonctionnel temporaire de Mme I imputable au retard de diagnostic a été total durant les sept jours d'hospitalisation au sein de la polyclinique Marzet dont elle a fait l'objet du 27 août au 2 septembre 2019 pour le remplacement de sa prothèse, et de 50 % durant les périodes s'étendant du 23 avril 2018 au 28 août 2019 et du 3 septembre 2019 au 3 mars 2020, soit 674 jours. Toutefois, le déficit fonctionnel temporaire subi par Mme I au cours des périodes s'étendant du 27 août au 2 septembre 2019 et du 3 septembre 2019 au 3 mars 2020, qui couvrent la durée de son hospitalisation pour reprise chirurgicale de sa prothèse à la polyclinique Marzet ainsi que les suites de cette dernière intervention, est la conséquence directe du remplacement de sa prothèse, laquelle serait nécessairement intervenue au regard du descellement de celle-ci, et ne peut dès lors être regardé comme présentant un lien direct et certain avec le retard de diagnostic dont elle a été victime. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par la requérante du fait du déficit fonctionnel temporaire partiel dont elle a été victime entre le 23 avril 2018 et le 28 août 2019, en le fixant sur la base de 400 euros par mois à taux plein, à 3 230 euros.

Quant aux souffrances endurées :

6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que les souffrances endurées par Mme I entre le 23 avril 2018 et le 28 août 2019 doivent être fixées à 3,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 4 500 euros.

7. Il résulte de ce qui précède que Mme I doit être indemnisée des préjudices subis à hauteur de 7 730 euros.

Sur les débours de la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées :

8. Les caisses de sécurité sociale, qui exercent leurs droits propres en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, sont admises à poursuivre le remboursement de l'ensemble des prestations versées à la victime d'un accident résultant d'un acte médical, dans la limite des sommes allouées à ce patient en réparation de la perte de chance d'éviter un préjudice corporel, la part d'indemnité à caractère personnel étant exclue du recours.

9. Par le décompte de ses débours définitifs, arrêtés au 16 mars 2023, et l'attestation d'imputabilité de son médecin conseil du 13 mars 2023, la caisse primaire d'assurance maladie C-Pyrénées justifie avoir exposé des débours d'un montant total de 3 413,20 euros en lien direct avec les dommages subis par Mme I et résultant des manquements fautifs du centre hospitalier C. Par suite, il y a lieu de condamner le centre hospitalier C à verser à la caisse primaire d'assurances maladie C-Pyrénées une somme globale de 3 413,20 euros.

En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :

10. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée. () ". L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 dispose : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2022 ".

11. Eu égard au montant de 3 413,20 euros dont le remboursement est obtenu par la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées dans le présent jugement, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier C le paiement d'une indemnité forfaitaire de gestion de 1 137,73 euros, au profit de cette caisse.

Sur les intérêts :

12. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

13. Mme I a droit aux intérêts de la somme de 7 730 euros à compter de la date à laquelle sa demande indemnitaire préalable est parvenue au centre hospitalier C, le 26 février 2021.

Sur les dépens :

14. Les dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative posent le principe que les dépens, tels que les frais d'expertise, sont mis à la charge de la partie perdante. Il résulte de ce qui précède que Mme I est fondée à demander l'indemnisation de certains de ses préjudices Par suite, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal par l'ordonnance du 8 septembre 2020, liquidés et taxés à la somme de 2 538,67 euros TTC par l'ordonnance du 9 février 2021, à la charge définitive du centre hospitalier C.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier C une somme de 1 500 euros à verser à Mme I au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

16. Toutefois, en vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par le centre hospitalier C doivent dès lors être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions présentées par Mme I et dirigées contre le docteur A H doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le centre hospitalier C est condamné à verser une somme globale de 7 730 (sept mille sept-cent trente) euros à Mme D I, en réparation de ses préjudices liés aux manquement de cet établissement de santé lors de sa prise en charge au cours des années 2018 et 2019, portant intérêts au taux légal à compter du 26 février 2021.

Article 3 : Le centre hospitalier C est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie C-Pyrénées une somme globale de 3 413,20 euros (trois mille quatre-cent treize euros et vingt centimes), en remboursement de ses débours.

Article 4 : Le centre hospitalier C est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées une somme de 1 137,73 euros (mille cent trente-sept euros et soixante-treize centimes) au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 5 : Les frais d'expertise d'un montant de 2 538,67 euros (deux-mille cinq cent trente-huit euros et soixante-sept centimes) sont mis à la charge définitive du centre hospitalier C.

Article 6 : Le centre hospitalier C versera à Mme I une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme D I, au centre hospitalier C, à la caisse primaire d'assurance maladie de Pau-Pyrénées et à Mme G E, expert.

Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Beneteau, première conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.

La rapporteure,

Signé

L. JLa présidente,

Signé

M. F

La greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions