mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101129 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | PECASSOU-CAMEBRAC & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 3 mai 2021 sous le n°2101129 et des mémoires enregistrés le 10 mai 2021, le 24 mars 2022 et le 13 juillet 2022, M. C B, représenté par Me Espiet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 mars 2021 par lequel le maire d'Anglet a délivré à la société Villa Bali un permis de construire modificatif en vue de l'édification d'un immeuble d'habitation collectif ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Anglet une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet ;
- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France émis le 25 février 2021 est illégal, dès lors qu'il consiste en un avis simple alors qu'un accord était requis en application des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 janvier 2022, la commune d'Anglet, représentée par Me Logeais, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 27 janvier 2022 et le 12 juillet 2022, la société civile de construction vente Villa Bali, représentée par Me Delhaes, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce que soit prononcé un sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en vue de la régularisation du permis de construire, et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour la société Villa Bali a été enregistré le 6 septembre 2022.
II. Par une requête enregistrée le 8 octobre 2021 sous le n°2102702 et des mémoires enregistrés le 10 novembre 2021, le 24 mars 2022 et le 13 juillet 2022, M. C B, représenté par Me Espiet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le maire d'Anglet a délivré à la société Villa Bali un permis de construire modificatif en vue de l'édification d'un immeuble d'habitation collectif ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Anglet une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article UC7 du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet ;
- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France émis le 25 février 2021 est illégal, dès lors qu'il consiste en un avis simple alors qu'un accord était requis en application des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, la commune d'Anglet, représentée par Me Logeais, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 27 janvier 2022 et le 30 mai 2022, la société civile de construction vente Villa Bali, représentée par Me Delhaes, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce que soit prononcé un sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en vue de la régularisation du permis de construire, et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour la société Villa Bali a été enregistré le 6 septembre 2022.
Les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de retenir le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 621-32 du code du patrimoine et de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme et de faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et ont été invitées à émettre des observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- et les observations de Me Espiet, représentant M. B, de Me Logeais, représentant la commune d'Anglet et de Me Delhaes, représentant la société Villa Bali.
Une note en délibéré présentée pour M. B a été enregistrée le 31 mars 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2101129 et 2102702 ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Par des arrêtés du 4 mars 2021 et du 9 août 2021, le maire d'Anglet a délivré à la société Villa Bali deux permis de construire modificatifs concernant l'édification d'un immeuble d'habitation collectif comportant sept logements. M. B demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 4 mars 2021 :
S'agissant de la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Anglet et par la société Villa Bali :
3. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. Le présent article n'est pas applicable aux décisions contestées par le pétitionnaire. ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé. Il appartient dans tous les cas au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées, mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction ou, lorsque le contentieux porte sur un permis de construire modificatif, des modifications apportées au projet.
5. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire modificatif litigieux a pour objet de régulariser l'autorisation d'urbanisme partiellement annulée par jugement du tribunal du 26 novembre 2020, statuant sur la requête de M. B, la modification apportée tendant à régulariser le vice relevé dans ce jugement. Dès lors, M. B, voisin immédiat du projet, dont l'intérêt pour agir contre le permis de construire initial délivré par arrêté du 24 février 2017 a été reconnu par ce même jugement, justifie également d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre l'arrêté attaqué. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la commune d'Anglet et par la société Villa Bali doit être écartée.
S'agissant du fond du litige :
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. D'une part, M. B ne peut utilement soutenir que le dossier de demande de permis modificatif ne décrit pas la configuration du terrain, et notamment la proximité de la propriété de l'exposant, dès lors qu'il n'est pas établi que la présentation de ce terrain et la proximité avec celui-ci de la propriété de l'exposant ont été modifiées depuis la délivrance du permis de construire initial. D'autre part, si, comme le soulève le requérant, le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas de document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet, dans sa version modifiée, une telle omission, qui n'est pas compensée par les autres pièces du dossier de cette demande, n'est toutefois pas susceptible, eu égard à la portée très limitée de la modification apportée à l'angle nord-ouest du projet, laquelle a de surcroît pour effet de diminuer le volume global de la construction, d'avoir faussé l'appréciation des services instructeurs. Par suite, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 621-32 du code du patrimoine : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. () ". Aux termes de l'article L. 621-30 du même code : " () En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci. ". Aux termes de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans les abords des monuments historiques, le permis de construire () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 621-32 du code du patrimoine si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. ".
9. Il ressort du constat d'huissier du 15 juin 2020 produit par M. B que la toiture de l'immeuble projeté sera visible à l'œil nu depuis la Promenade des sables d'Or, comme le sont simultanément la toiture et le clocher de l'église Sainte-Marie de la Chambre d'Amour, classée comme monument historique, ainsi que le toit de la propriété de M. B, riveraine du terrain d'assiette, et d'une hauteur similaire voire inférieure au bâtiment projeté. En outre, l'arbre de haute tige situé à proximité du lieu d'implantation de l'immeuble à construire n'est pas susceptible de masquer complètement la vue de cette toiture. En conséquence, le projet de construction, qui se situe à l'intérieur du périmètre d'un rayon de 500 mètres de l'édifice inscrit et visible en même temps que lui, devait faire l'objet d'un accord de l'architecte des Bâtiments de France. Si ce dernier a bien été consulté au cours de l'instruction de la demande de permis, il s'est borné à rendre un avis simple, en date du 25 février 2021, estimant à tort que l'immeuble projeté n'était pas situé dans le périmètre délimité des abords ou dans le champ de visibilité d'un monument historique et que son accord n'était donc pas obligatoire. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissances des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme, faute d'accord de l'architecte des Bâtiments de France sur le projet.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet, dans sa version applicable au litige, issue de la modification n°5 approuvée par délibération du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Pays basque du 24 octobre 2020 : " Implantations des constructions par rapport aux limites séparatives : () En secteur UC1, UC3 et UC4 : La distance R2 est comptée horizontalement en tout point de la construction./ Elle doit être au moins égale à la différence d'altitude comptée horizontalement de la construction au point de la limite séparative qui lui en est le plus rapproché, diminué de 3 mètres, sans pouvoir être inférieure à 2 mètres : R2 )/ (H-3) mini 2m ".
11. Contrairement à ce que soutient le requérant, il est tenu compte, pour déterminer la distance minimale à respecter depuis la limite séparative, de l'altitude du point en limite séparative qui est le plus proche du point considéré de la construction. Dès lors, le requérant ne peut utilement se référer à l'altitude du point bas d'implantation du projet de construction pour apprécier le respect de la règle rappelée au point précédent. Par ailleurs, il y a lieu de tenir compte, en limite séparative, de l'altitude du fonds le plus élevé. Il ressort des pièces du dossier qu'en son angle nord-ouest, la construction projetée est distante de 2,80 mètres, tandis que la différence d'altitude entre le point le plus haut de la construction, à cet angle, coté 49 cm en-dessous de 27,10 m A, soit 26,61 m A, et le point de la limite séparative qui en est le plus proche, tel que défini au point précédent, coté 20,81 m A, est de 5,80 mètres. Si le bâtiment est élevé, à proximité de cet angle, à 49 cm de plus, c'est en un point présentant une distance augmentée de 49 cm avec la limite séparative, de sorte qu'en ce point également, la règle " R2)/(H-3) mini 2m " est respectée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet manque en fait.
En ce qui concerne l'arrêté du 9 août 2021 :
S'agissant de la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Anglet et par la société Villa Bali :
12. La fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir du requérant doit être écartée pour le même motif que celui exposé au point 5.
S'agissant du fond du litige :
13. En premier lieu, l'arrêté attaqué a pour objet de modifier le volume du bâtiment en son angle nord-ouest, diminuant en ce point sa hauteur. Si, comme le soulève le requérant, le dossier de demande ne comporte pas de document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet, dans sa version modifiée, une telle omission, qui n'est pas compensée par les autres pièces du dossier de demande, n'est toutefois pas susceptible, eu égard à la portée très limitée de la modification apportée à l'angle nord-ouest du projet, laquelle a de surcroît pour effet de diminuer le volume global de la construction, d'avoir faussé l'appréciation des services instructeurs. Par suite, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.
14. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 9, le projet de construction, qui se situe à l'intérieur du périmètre d'un rayon de 500 mètres de l'édifice inscrit et visible en même temps que lui, devait faire l'objet d'un accord de l'architecte des Bâtiments de France. Si ce dernier a bien été consulté au cours de l'instruction de la demande de permis, il s'est borné à rendre un avis simple en date du 23 avril 2021, estimant à tort que l'immeuble projeté n'était pas situé dans le périmètre délimité des abords ou dans le champ de visibilité d'un monument historique et que son accord n'était donc pas obligatoire. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme, faute d'accord de l'architecte des Bâtiments de France sur le projet.
15. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier qu'en son angle nord-ouest, la construction projetée est distante de 2,80 mètres, tandis que la différence d'altitude entre le point le plus haut de la construction, à cet angle, coté 26,44 m A et le point de la limite séparative qui en est le plus proche, tel que défini au point 11, coté 20,81 m A, est de 5,63 mètres. Si le bâtiment est élevé, à proximité de cet angle, à une différence d'altitude avec ce même point de 6,29 cm, c'est en un point présentant une distance augmentée de 49 cm avec la limite séparative, de sorte qu'en ce point également, la règle " R2)/(H-3) mini 2m " est respectée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet manque en fait.
Sur les conclusions aux fins de sursis à statuer :
16. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, (), estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé par un permis modificatif peut, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, surseoir à statuer jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation. Si un tel permis modificatif est notifié dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. ".
17. Le vice relevé aux points 9 et 14, tiré de la méconnaissance des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme est susceptible d'être régularisé par un permis de régularisation sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Dès lors, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la date de notification de la présente décision en vue de la régularisation des permis de construire modificatifs du 4 mars 2021 et du 9 août 2021.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du maire d'Anglet du 4 mars 2021 et du 9 août 2021 jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de notification de la présente décision en vue de la régularisation des permis de construire modificatifs délivrés à la société Villa Bali.
Article 2 : Les conclusions des parties sur lesquelles il n'est pas expressément statué par la présente décision sont réservées jusqu'à la fin de l'instance.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. C B, à la commune d'Anglet et à la société civile de construction vente Villa Bali.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bayonne.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
V. D
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026