LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2101131

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2101131

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2101131
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSAINT-CRICQ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et un mémoire en production de pièces, enregistrés le

4 mai 2021, le 26 juillet 2021 et le 6 novembre 2021, M. M E, Mme K E et M. Q B, représentés par Me Saint-Cricq, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de Bidart a implicitement refusé de révoquer son arrêté du 23 mai 2012 portant abrogation du cahier des charges du lotissement dénommé " Tesseron " ;

2°) d'annuler l'arrêté du maire de Bidart du 23 mai 2012 portant abrogation du cahier des charges de ce lotissement ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Bidart une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'intervention de Me Robin-Latour est irrecevable dès lors qu'il ne justifie pas d'un intérêt à intervenir dans l'instance ;

- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;

- leur requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté du 23 mars 2012 procède d'une attestation frauduleuse du notaire ;

- les conditions posées par l'article L. 315-3 du code de l'urbanisme concernant l'abrogation d'un cahier des charges de lotissement ne sont pas réunies.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 août 2021 et le 21 février 2022, la commune de Bidart, représentée par Me Wattine, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 1 850 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre la somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie.

Elle soutient que :

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir contre l'arrêté du 23 mai 2012, cet arrêté présentant le caractère d'un acte superfétatoire insusceptible de recours en excès de pouvoir ;

- le juge administratif n'est pas compétent pour décider si les stipulations des cahiers des charges des lotissements peuvent continuer à s'appliquer entre colotis ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2021, Me Robin-Latour conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 23 mai 2012 sont tardives ;

- cet arrêté est superfétatoire, la caducité du règlement ayant été constatée dès 1999 ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n°2014-366 du 24 mars 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dumez-Fauchille,

- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,

- et les observations de Mme H.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 23 mai 2012, le maire de Bidart a abrogé le cahier des charges du lotissement dénommé " Tesseron ". M. et Mme E et autre demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que la décision par laquelle cette même autorité a implicitement rejeté leur recours gracieux formé le 3 février 2021.

Sur la procédure :

2. Me Robin-Latour a été appelé dans l'instance par le tribunal, comme défendeur, en sa qualité d'auteur de la demande d'abrogation du cahier des charges visée dans l'arrêté du

23 mai 2012. Dès lors, il n'a pas qualité d'intervenant à l'instance. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que Me Robin-Latour ne justifie pas d'un intérêt pour intervenir dans l'instance.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 23 mai 2012

S'agissant de l'exception d'incompétence :

3. Contrairement à ce que soutient la commune de Bidart, l'objet du litige n'est pas relatif aux modalités d'application et d'applicabilité de stipulations contractuelles, mais à la légalité de l'arrêté du maire de Bidart qui abroge le cahier des charges du lotissement Tesseron, approuvé par arrêté préfectoral du 7 août 1961. Cet arrêté du maire de Bidart présente le caractère d'un acte administratif, dont le juge administratif est compétent pour connaître de la légalité. Par suite, ces conclusions n'ont pas été présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

S'agissant des fins de non-recevoir opposées par la commune de Bidart et par

Me Robin-Latour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme, dans sa version issue de la loi du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, entrée en vigueur le 26 mars 2014 : " Les règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, notamment le règlement, le cahier des charges s'il a été approuvé ou les clauses de nature réglementaire du cahier des charges s'il n'a pas été approuvé, deviennent caduques au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir si, à cette date, le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. / De même, lorsqu'une majorité de colotis a demandé le maintien de ces règles, elles cessent de s'appliquer immédiatement si le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu, dès l'entrée en vigueur de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. / Les dispositions du présent article ne remettent pas en cause les droits et obligations régissant les rapports entre colotis définis dans le cahier des charges du lotissement, ni le mode de gestion des parties communes. () ". Aux termes de l'article L. 315-2-1 du même code, dans sa version applicable au présent litige : " Lorsqu'un plan d'occupation des sols ou un document d'urbanisme en tenant lieu a été approuvé, les règles d'urbanisme contenues dans les documents approuvés d'un lotissement cessent de s'appliquer au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir. / Toutefois, lorsqu'une majorité de co-lotis, calculée comme il est dit à l'article L. 315-3, a demandé le maintien de ces règles, elles ne cessent de s'appliquer qu'après décision expresse de l'autorité compétente prise après enquête publique. / Les dispositions du présent article ne remettent pas en cause les droits et obligations régissant les rapports des co-lotis entre eux contenus dans le cahier des charges du lotissement, ni le mode de gestion des parties communes en vigueur. ".

5. L'acte attaqué étant intervenu antérieurement à l'entrée en vigueur des dispositions de la loi du 24 mars 2014 rappelées au point 4, la commune de Bidart ne peut utilement invoquer la caducité, depuis 2014, des règles du cahier des charges du lotissement Tesseron dont l'arrêté attaqué a prononcé l'abrogation. En tout état de cause, seules les règles d'urbanisme contenues dans ce cahier des charges sont frappées de caducité. Or ce document comporte également des règles régissant les relations entre colotis qui sont étrangères au droit de l'urbanisme, et qui, en conséquence, échappent à la caducité invoquée par la commune. Par ailleurs, si Me Robin-Latour se prévaut d'une attestation du 30 décembre 1999 par laquelle le maire de Bidart a constaté la caducité de ce cahier des charges sur le fondement de l'article L. 315-1-2 du code de l'urbanisme, un tel constat doit être regardé comme portant sur les seules règles d'urbanisme contenues dans le cahier des charges, à l'exception des autres règles précédemment mentionnées, contenues dans ce document. Dès lors, l'arrêté attaqué, qui prononce l'abrogation de l'entier cahier des charges, ne revêt pas un caractère superfétatoire. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par Me Robin-Latour doit être écartée.

6. En deuxième lieu, les requérants ont la qualité de propriétaires du lotissement et justifient ainsi d'un intérêt leur donnant qualité pour agir contre cet arrêté, sans que la commune puisse utilement invoquer le défaut d'incidence de l'issue du présent litige sur une procédure judiciaire en cours impliquant les intéressés. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la commune de Bidart doit également être écartée.

7. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

8. Il n'est pas contesté que les requérants ont pris connaissance incidemment, et à une date indéterminée, de l'arrêté attaqué, à l'occasion d'un litige devant une juridiction de l'ordre judiciaire. Dès lors qu'il n'est ni établi, ni même allégué que cet arrêté, qui ne mentionnait pas, au demeurant, les voies et délais de recours, a fait l'objet des modalités de publicité susceptibles de déclencher le délai de recours, ce dernier doit être regardé comme ayant commencé à courir le 3 février 2021, date à laquelle les requérants, en formant leur recours gracieux contre cet arrêté, en ont révélé leur connaissance. Une décision implicite de rejet de ce recours gracieux est née au plus tôt le 3 avril 2021. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation de la requête, enregistrée le 4 mai 2021 au greffe du tribunal, c'est-à-dire dans le délai de deux mois suivant la date du

3 avril 2021, ne sont pas tardives. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par

Me Robin-Latour doit également être écartée.

S'agissant du fond du litige :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 442-10 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Lorsque les deux tiers des propriétaires détenant ensemble les trois quarts au moins de la superficie d'un lotissement ou les trois quarts des propriétaires détenant au moins les deux tiers de cette superficie le demandent ou l'acceptent, l'autorité compétente peut prononcer la modification de tout ou partie des documents, notamment du règlement et du cahier des charges relatifs à ce lotissement, si cette modification est compatible avec la réglementation d'urbanisme applicable. (). ". Pour l'application de ces dispositions, dans un cas où le lotissement se compose à la fois de maisons individuelles et de constructions détenues en copropriété, et comporte des lots affectés à d'autres usages que l'habitation, il y a lieu, d'une part, de compter pour une unité l'avis exprimé par chaque propriétaire individuel, quel que soit le nombre des lots qu'il possède, et par chaque copropriété, regardée comme un seul propriétaire, et d'autre part, de ne retenir pour le calcul des superficies du lotissement détenues par ces propriétaires, que celles des lots destinés à la construction, qu'il s'agisse ou non de lots destinés à la construction d'habitations, à l'exclusion des surfaces des lots affectés à d'autres usages.

10. Il ressort des pièces du dossier que le lotissement Tesseron comptait à la date de l'arrêté attaqué, neuf propriétaires. Or, seuls six d'entre eux, soit deux tiers, ont donné leur accord sur l'abrogation du cahier des charges, peu important à cet égard que ces six propriétaires détenaient le foncier correspondant aux quatre lots existants à la date de la création du lotissement. Par ailleurs, ces six propriétaires détenaient ensemble une surface de 6 834 m², soit 73,62% de la superficie des lots destinés à la construction, c'est-à-dire moins des trois quarts de cette superficie, égale à 9 262 m². Dès lors, l'abrogation du cahier des charges n'a pas été acceptée par la majorité requise par les dispositions précitées de l'article L. 442-10 du code de l'urbanisme. Par suite, l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de droit.

11. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du maire de Bidart du 23 mai 2012 et, par voie de conséquence, la décision par laquelle cette même autorité a rejeté le recours gracieux formé contre cet arrêté, doivent être annulés.

Sur les frais liés à l'instance :

12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Bidart doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de cette dernière une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme E et autre et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du maire de Bidart du 23 mai 2012 et la décision par laquelle cette même autorité a implicitement rejeté le recours gracieux formé par M. et Mme E et autre contre cet arrêté sont annulés.

Article 2 : La commune de Bidart versera à M. et Mme E et autre une somme globale de 1 500 (mille cinq cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Bidart présentées sur le fondement de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. M E, à la commune de Bidart et à Me Robin-Latour.

Copie en sera adressée à Mme J T, à M. A O, à M. G S, à M. D S, à Mme L F, à M. I S, à Mme R, à M. et Mme C N et à Mme P H.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,

Mme Genty, première conseillère,

Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

V. DUMEZ-FAUCHILLE

Le président,

Signé

F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions