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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2101441

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2101441

jeudi 20 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2101441
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE 3
Avocat requérantSTARK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juin 2021, M. G A, représenté par Me Stark, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision du 14 avril 2021 par laquelle la commission de recours de l'invalidité a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé à l'encontre de l'arrêté de concession du 16 novembre 2020 et la fiche descriptive des infirmités du 20 novembre 2020 de la ministre des armées, en tant que cette décision n'a pas retenu l'aggravation de l'infirmité n° 1 " Séquelles de fracture - tassement de L1-L2 et d'une discopathie de L5-S1. Dorso-lombalgies, raideur lombaire majeure. Sciatalgie droite S1 avec souffrance radiculaire objectivée " et a refusé d'ouvrir un droit à pension au titre de l'infirmité nouvelle n° 3 " Cervicalgies sans névralgie cervicobrachiale et sans retentissement fonctionnel sur les mouvements du rachis cervical " ;

2°) d'enjoindre au ministre des armées de fixer à 70 % le taux d'invalidité de l'infirmité n° 1, d'ouvrir un droit à pension au titre de l'infirmité n° 3, en fixant son taux à 30 %, et d'établir un nouveau titre de pension, avec effet à compter de la date de sa demande, le 20 mai 2019 ;

3°) à titre subsidiaire, d'ordonner, avant dire droit, une expertise médicale ;

4°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le taux d'invalidité de l'infirmité n° 1 doit être fixé à 70 % en raison de son aggravation, à la suite d'un nouvel accident survenu en service en 2015 et d'une arthrodèse lombo-sacrée réalisée en 2018 ; l'aggravation est établie par la gêne fonctionnelle subie et par l'aspect algique de cette infirmité ; ni les médecins désignés par l'administration, ni la commission de recours de l'invalidité, n'ont tenu compte des certificats médicaux établis par le docteur C et le docteur F ;

- en outre, le taux d'invalidité de l'infirmité nouvelle n° 3 doit être fixé à 30 %.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2021, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il précise que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Diard,

- et les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a servi dans l'armée de terre à compter du 6 mai 1997, au sein du 35e régiment d'artillerie parachutiste basé à Tarbes. Par un arrêté du 21 mai 2019 de la ministre des armées, il a fait l'objet d'une réforme définitive pour infirmités et a été radié des cadres d'office, le 25 juin 2019, au grade d'adjudant-chef. M. A s'est vu concéder, par un arrêté de concession du 15 avril 2002 et une fiche descriptive des infirmités du 24 avril 2002, une pension militaire d'invalidité au titre de l'infirmité n° 1 " Séquelles de fracture - tassement de L1-L2 et d'une discopathie de L5-S1. Dorso-lombalgies, raideur lombaire majeure. Sciatalgie droite S1 avec souffrance radiculaire objectivée ", au taux d'invalidité fixé à 40 %, résultant de blessures reçues à l'occasion de deux accidents survenus en service, lors de séances programmées de sauts en parachute, le 8 juin 1998 et le 25 avril 2001. Il a présenté une demande de révision de sa pension militaire d'invalidité, enregistrée le 20 octobre 2016, en raison notamment de l'aggravation de l'infirmité n° 1, à la suite d'un nouvel accident survenu en service, le 23 septembre 2015, occasionnant un choc lors d'un déplacement en véhicule de gamme tactique alors qu'il portait une charge lourde. Cette demande a été rejetée par une décision de la ministre des armées du 19 octobre 2018.

2. M. A a présenté, le 7 mai 2019, une nouvelle demande de révision de sa pension militaire d'invalidité, enregistrée le 20 mai 2019, en raison notamment de l'aggravation de l'infirmité n° 1 et tendant à la prise en charge de l'infirmité nouvelle n° 2 " Syndrome anxio-dépressif : troubles du sommeil, diminution de l'élan vital, irritabilité, troubles de la libido " et de l'infirmité nouvelle n° 3 " Cervicalgies sans névralgie cervicobrachiale et sans retentissement fonctionnel sur les mouvements du rachis cervical ". Par un arrêté de concession du 16 novembre 2020 et une fiche descriptive des infirmités du 20 novembre 2020, l'infirmité nouvelle n° 2 a été prise en charge à titre temporaire et le taux d'invalidité global a été fixé à 55 %. En revanche, par la même fiche descriptive des infirmités du 20 novembre 2020, la ministre des armées a refusé, d'une part, de réviser le taux d'invalidité de l'infirmité n° 1, au motif de l'absence d'aggravation, et d'autre part, d'ouvrir un droit à pension au titre de l'infirmité n° 3, au motif que le taux de l'infirmité est inférieur au minimum indemnisable de 10 %. Le requérant a formé, le 23 décembre 2020, un recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours de l'invalidité contre cette dernière décision. Par une décision du 14 avril 2021, la commission de recours de l'invalidité a rejeté ce recours. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal, à titre principal, l'annulation de la décision du 14 avril 2021, et à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise médicale.

Sur le cadre juridique applicable :

3. D'une part, aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. L'expert peut se voir confier une mission de médiation. Il peut également prendre l'initiative, avec l'accord des parties, d'une telle médiation. () ". Il incombe, en principe, au juge de statuer au vu des pièces du dossier, le cas échéant après avoir demandé aux parties les éléments complémentaires qu'il juge nécessaires à son appréciation. Il ne lui revient d'ordonner une expertise que lorsqu'il n'est pas en mesure de se prononcer au vu des pièces et éléments qu'il a recueillis et que l'expertise présente ainsi un caractère utile.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 151-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " La pension militaire d'invalidité prévue par le présent code est attribuée sur demande de l'intéressé. L'entrée en jouissance est fixée à la date du dépôt de la demande. / () ". Aux termes de l'article L. 154-1 même code : " Le titulaire d'une pension d'invalidité concédée à titre définitif peut en demander la révision en invoquant l'aggravation d'une ou plusieurs des infirmités en raison desquelles cette pension a été accordée. / Cette demande est recevable sans condition de délai. / La pension ayant fait l'objet de la demande est révisée lorsque le pourcentage d'invalidité résultant de l'infirmité ou de l'ensemble des infirmités est reconnu supérieur de 10 points par rapport au pourcentage antérieur. / Toutefois, l'aggravation ne peut être prise en considération que si le supplément d'invalidité est exclusivement imputable aux blessures et aux maladies constitutives des infirmités pour lesquelles la pension a été accordée. / La pension définitive révisée est concédée à titre définitif ".

5. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que l'administration doit se placer à la date de la demande de l'intéressé pour évaluer ses droits à pension militaire d'invalidité, et d'autre part, que lorsque le titulaire d'une pension militaire d'invalidité pour infirmité sollicite sa révision du fait de l'aggravation de ses infirmités, l'évolution du degré d'invalidité s'apprécie à la date du dépôt de la demande de révision de la pension, à savoir en l'espèce le 20 mai 2019.

6. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Ouvrent droit à pension : / 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service ; / 2° Les infirmités résultant de maladies contractées par le fait ou à l'occasion du service ; / 3° L'aggravation par le fait ou à l'occasion du service d'infirmités étrangères au service ; / 4° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'accidents éprouvés entre le début et la fin d'une mission opérationnelle, y compris les opérations d'expertise ou d'essai, ou d'entraînement ou en escale, sauf faute de la victime détachable du service ". Aux termes de l'article L. 121-4 du même code : " Les pensions sont établies d'après le taux d'invalidité résultant de l'application des guides barèmes mentionnés à l'article L. 125-3. / Aucune pension n'est concédée en deçà d'un taux d'invalidité de 10 % ". Aux termes de l'article L. 121-5 dudit code : " La pension est concédée : / 1° Au titre des infirmités résultant de blessures, si le taux d'invalidité qu'elles entraînent atteint ou dépasse 10 % ; / 2° Au titre d'infirmités résultant de maladies associées à des infirmités résultant de blessures, si le taux global d'invalidité atteint ou dépasse 30 % ; / 3° Au titre d'infirmités résultant exclusivement de maladie, si le taux d'invalidité qu'elles entraînent atteint ou dépasse : / a) 30 % en cas d'infirmité unique ; / b) 40 % en cas d'infirmités multiples ". Aux termes de l'article L. 121-7 de ce code : " En cas d'aggravation par le fait ou à l'occasion du service d'une infirmité étrangère à celui-ci, seule cette aggravation est prise en considération. / () ".

7. Lorsqu'il est saisi d'un litige en matière de pensions militaires d'invalidité, il appartient au juge administratif, en sa qualité de juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, et aussi, le cas échéant, d'apprécier, s'il est saisi de moyens en ce sens ou au vu de moyens d'ordre public, la régularité de la décision en litige.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'infirmité n° 1 " Séquelles de fracture - tassement de L1-L2 et d'une discopathie de L5-S1. Dorso-lombalgies, raideur lombaire majeure. Sciatalgie droite S1 avec souffrance radiculaire objectivée " :

8. Il résulte de l'instruction que le docteur B, médecin expert spécialisé en rhumatologie, désigné par l'administration, a estimé, dans son rapport d'expertise en date du 19 juillet 2020, qu'à la suite notamment d'un nouvel accident survenu en service, le 23 septembre 2015, occasionnant une chute sur les fesses et une fracture vertébrale, l'infirmité n° 1, reconnue par un arrêté de concession du 15 avril 2002 et une fiche descriptive des infirmités du 24 avril 2002, ne s'est pas aggravée par rapport aux précédentes évaluations, malgré les douleurs permanentes du rachis et de l'hémicorps droit, partiellement soulagées par la neurostimulation, la difficulté à monter et descendre les escaliers et à tenir la station assise prolongée, ainsi que l'impossibilité de se baisser et de porter des charges lourdes, et a considéré que le taux d'invalidité doit être maintenu à 40 %. Le médecin conseil expert chargé des pensions militaires d'invalidité, par un avis du 6 octobre 2020, et le médecin de la commission consultative médicale, par un avis du 21 octobre 2020, se sont également prononcés, en accord avec l'expertise précitée du 19 juillet 2020, pour l'absence d'aggravation de l'infirmité.

9. Cependant, il résulte également de l'instruction, notamment du certificat médical en date du 16 mars 2019, établi par le docteur C, médecin spécialisé en chirurgie de la colonne vertébrale, qu'à la suite de l'accident du 23 septembre 2015, M. A a subi des rachialgies chroniques, en particulier des lombalgies invalidantes en rapport avec une instabilité lombo-sacrée, pour lesquelles plusieurs traitements médicaux ont échoué, en particulier la mise en place d'un neurostimulateur. L'aggravation de l'état de santé de l'intéressé a alors nécessité la réalisation d'une arthrodèse lombo-sacrée le 24 août 2018, suivie d'une reprise chirurgicale le 5 octobre 2018, ainsi que d'une hospitalisation, du 14 novembre 2018 au 18 mars 2019, en raison de la recrudescence des douleurs. Il résulte également de ce certificat médical que le docteur C a estimé que le taux de l'infirmité fixé à 40 % est sous-évalué, au regard de l'arthrodèse lombo-sacrée réalisée, qui rend l'intéressé inapte à une activité physique. En outre, il résulte du certificat médical en date du 2 avril 2019 que le docteur F, médecin spécialisé en anesthésie-réanimation, rattaché à un centre de traitement de la douleur, a qualifié les douleurs de l'intéressé de " fortes à intenses " et a évalué le taux d'invalidité à 70 %. Il résulte également du certificat médical en date du 19 mai 2021, postérieur à la date de la demande du requérant de révision de sa pension militaire d'invalidité mais portant sur son état de santé consolidé, que le docteur D, médecin spécialisé en chirurgie orthopédique et vertébrale, a constaté l'aggravation de l'état lombalgique avec arthrodèse et le blocage de la charnière lombo-sacrée, en lien avec l'accident du 23 septembre 2015 et l'arthrodèse réalisée le 24 août 2018, et a évalué le taux d'invalidité à 50 %.

10. Enfin, il résulte de l'instruction qu'à la suite des accidents de sauts en parachute, survenus le 8 juin 1998 et le 25 avril 2001, et de l'attribution d'une pension militaire d'invalidité, par un arrêté de concession du 15 avril 2002 et une fiche descriptive des infirmités du 24 avril 2002, au titre de l'infirmité n° 1 fixée au taux d'invalidité de 40 %, M. A a continué à servir au sein de l'armée de terre et à assurer des missions opérationnelles, notamment en Guyane et en Afghanistan ainsi que sur le territoire métropolitain. En outre, il résulte des termes de l'arrêté du 21 mai 2019 portant radiation des cadres d'office pour réforme définitive, que la commission de réforme des militaires, par un avis du 14 mai 2019, a estimé que le requérant ne présente plus l'aptitude physique nécessaire à l'exercice effectif des fonctions afférentes aux emplois de son grade. Il résulte de l'instruction que cette inaptitude physique est en rapport avec l'aggravation de l'état de santé de l'intéressé, notamment de l'infirmité n° 1, résultant des séquelles de l'accident du 23 septembre 2015.

11. Dans ces conditions, l'état du dossier ne permet pas au tribunal de statuer sur l'aggravation de l'infirmité n° 1 de M. A. Il y a dès lors lieu d'ordonner, avant dire droit, une expertise médicale aux fins précisées ci-après.

En ce qui concerne l'infirmité nouvelle n° 3 " Cervicalgies sans névralgie cervicobrachiale et sans retentissement fonctionnel sur les mouvements du rachis cervical " :

12. Il résulte de l'instruction, notamment du certificat médical en date du 16 mars 2019 du docteur C, cité au point 9 du présent jugement, qu'à la suite de l'accident du 23 septembre 2015, M. A a subi des douleurs cervicales et scapulaires, pour lesquelles une électrostimulation implantée a été réalisée. Il résulte notamment du compte-rendu d'hospitalisation de l'intéressé en date du 25 mars 2019 que cette électrostimulation a amélioré les cervicalgies. En outre, il résulte de l'instruction que le docteur B, médecin expert désigné par l'administration, a constaté, dans son rapport d'expertise en date du 19 juillet 2020, cité au point 8 du présent jugement, qu'aucune lésion cervicale n'a été retrouvée lors d'un examen tomodensitométrie (TDM) réalisé le 5 octobre 2016 et que l'infirmité correspond à des contractures musculaires secondaires, et il a estimé que le taux d'invalidité de cette infirmité doit être fixé à 5 %, inférieur au taux d'invalidité minimum de 10 %. Cette évaluation a été confirmée par l'avis du 6 octobre 2020 du médecin conseil expert chargé des pensions militaires d'invalidité ainsi que par l'avis du 21 octobre 2020 du médecin de la commission consultative médicale. Cependant, le docteur D, dans son certificat médical en date du 19 mai 2021, mentionné au point 9 du présent jugement, évoque " l'apparition et l'aggravation de douleurs névritiques déjà présentes à la suite du traumatisme du rachis cervical, justifiant actuellement un taux de 30% ". Dans ces conditions, et dès lors qu'en outre, il résulte de l'instruction que l'infirmité n° 3 n'est pas dépourvue de lien avec l'infirmité n° 1, il y a lieu de confier à l'expert l'examen du taux d'invalidité de cette infirmité n° 3.

D E C I D E :

Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de M. A, procédé par un médecin expert désigné par la présidente du tribunal administratif, assisté de tout sapiteur qu'il jugera utile, à une expertise avec mission pour l'expert :

1°) de convoquer les parties ;

2°) de prendre connaissance du dossier médical de M. A et de toute pièce qui lui paraîtra utile pour sa mission ;

3°) d'examiner M. A et de décrire son état de santé en rappelant le cas échéant son état antérieur ;

4°) d'évaluer au 20 mai 2019 le taux d'invalidité afférent à l'infirmité n° 1 " Séquelles de fracture - tassement de L1-L2 et d'une discopathie de L5-S1. Dorso-lombalgies, raideur lombaire majeure. Sciatalgie droite S1 avec souffrance radiculaire objectivée " et le taux d'invalidité afférent à l'infirmité nouvelle n° 3 " Cervicalgies sans névralgie cervicobrachiale et sans retentissement fonctionnel sur les mouvements du rachis cervical ", en considération du guide-barème ;

5°) de déterminer, le cas échéant, si l'aggravation de l'infirmité n° 1 constatée entre 2002 et 2019 et l'infirmité nouvelle n° 3 sont liées à l'accident survenu en service le 23 septembre 2015 ou sont sans lien avec ce traumatisme, et, le cas échéant, fixer la part de l'invalidité présentant un lien de causalité direct et certain avec cet accident, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec une cause extérieure ;

6°) de fournir au tribunal tous éléments utiles à la solution du litige.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par la présidente du tribunal dans sa décision de désignation.

Article 3 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.

Article 4 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. G A et au ministre des armées.

Copie en sera adressée à l'expert requis.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

M. Diard, conseiller,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé : F. DIARDLa présidente,

Signé : M. SELLES

La greffière,

Signé : M. E

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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