mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101446 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LOPES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en production de pièces et des mémoires, enregistrés le 3 juin 2021, le 25 juin 2021, le 22 septembre 2022 et le 23 septembre 2022, M. et Mme K et I G, M. et Mme J et H V, M. et Mme A et P L, M. D Q, Mme U T, Mme S W, M. E R, Mme O M et M. et Mme B et C N, représentés par Me Lopes, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2020 par laquelle le maire de Beyrie-sur-Joyeuse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée par la société Phoenix France infrastructures en vue de l'édification d'une station d'antenne-relais radiotéléphonique, ensemble la décision par laquelle cette même autorité a implicitement rejeté leur recours gracieux contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Beyrie-sur-Joyeuse une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- le dossier de déclaration préalable est insuffisant au regard des dispositions des articles R. 431-36, R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 janvier 2022 et le 7 mars 2022, la société par actions simplifiée Phoenix France infrastructure, représentée par Me Hamri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en intervention enregistrés le 6 janvier 2022 et le 7 mars 2022, la société anonyme Bouygues Télécom, représentée par Me Hamri, demande que soit rejetée la requête par les mêmes motifs que ceux exposés par la société Phoenix France infrastructures.
Un mémoire présenté pour la société Phoenix France infrastructures a été enregistré le 25 octobre 2022.
Un mémoire présenté pour la société Bouygues Télécom a été enregistré le 25 octobre 2022.
Les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de retenir les vices tirés de la méconnaissance de l'article L. 161-4 et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et ont été invitées à émettre des observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport Y X,
- les conclusions Y Réaut, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lopes, représentant M. et Mme G et autres, et de Me Anglars, représentant la société Phoenix France infrastructures et la société Bouygues Télécom.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 4 décembre 2020, le maire de Beyrie-sur-Joyeuse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée par la société Phoenix France infrastructures en vue de l'édification d'une station d'antenne-relais radiotéléphonique. M. et Mme G et autres demandent l'annulation de cet arrêté et de la décision par laquelle cette même autorité a implicitement rejeté leur recours gracieux contre l'arrêté.
Sur l'intervention de la société Bouygues Télécom :
2. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du dossier de déclaration préalable, que la société Bouygues Telecom a passé, par un acte du 19 mars 2020, une convention de mandat avec la société Phoenix France infrastructures pour constituer et déposer au nom de cette dernière les dossiers de demandes d'autorisations administratives requises pour la construction ou l'aménagement de sites de communication électronique. La société Bouygues Telecom a donc intérêt au maintien des décisions attaquées. Par suite, son intervention est recevable.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par les sociétés Phoenix France infrastructures et Bouygues Télécom :
3. Aux termes de l'article L 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L.261-15 du code de la construction et de l'habitation. ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Il appartient ensuite au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci.
5. Tout d'abord, les perturbations sur les hommes et sur les animaux induites par les ondes électromagnétiques ne sont pas suffisamment établies par l'article scientifique produit par les requérants, en langue anglaise, et non traduit. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que les propriétés, habitation ou exploitation agricole des époux G, des consorts R et M, des époux L et Y F -Tocoua se situent dans un rayon de 400 mètres autour de l'antenne-relais autorisée par l'arrêté attaqué. En dépit du caractère vallonné du secteur, en l'absence d'obstacle visuel significatif entre le projet et ces propriétés, ces requérants justifient de l'existence d'un impact visuel dans les perspectives paysagères dont ils bénéficient, tel que l'atteinte à leurs conditions de jouissance de leurs biens est caractérisée. En revanche, la propriété de M. et Mme V se situe à une distance de 690 mètres, tandis que la propriété de M. et Mme N se situe à une distance de plus de 500 mètres du lieu d'implantation du projet d'antenne autorisé, et en est séparé par les bâtiments de l'exploitation voisine. L'impact visuel de ce projet ne permet pas, dans ces conditions, de caractériser une atteinte aux conditions de jouissance de leur bien. Enfin les propriétés Y T et de M. Q ne sont pas localisées, de sorte qu'aucune atteinte aux conditions de jouissance de leurs biens respectifs n'est démontrée. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la société Phoenix France infrastractures et la société Bouygues Télécom, tirée du défaut d'intérêt pour agir de M. et Mme V, de M. et Mme N, Y T et M. de Q doit être accueillie, et être écartée concernant les autres requérants.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 4 décembre 2020 :
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " () Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. () ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : () b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. Il résulte de ces dispositions que le plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profit du terrain n'est pas au nombre des pièces exigées dans le cadre d'un dossier de demande préalable. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le plan de coupe joint à ce dossier ne précise pas l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme : " La carte communale délimite les secteurs où les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises, à l'exception : () 2° Des constructions et installations nécessaires : a) A des équipements collectifs ; (). / Les constructions et installations mentionnées au 2° ne peuvent être autorisées que lorsqu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels ou des paysages. / Les constructions et installations mentionnées aux b et d du même 2° sont soumises à l'avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. ".
9. Le terrain d'assiette du projet, en état de prairie à destination de pâturage, se situe dans un secteur de la carte communale de la commune de Beyrie-sur-Joyeuse où les constructions ne sont pas admises à l'exception des constructions énumérées par l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme. Les requérants n'établissent pas que l'implantation de l'antenne-relais ne serait pas compatible avec l'activité d'élevage des exploitations situées dans le secteur concerné, les incidences des ondes électromagnétiques générées par le fonctionnement de l'antenne-relais sur les animaux, en particulier les bovins, n'étant pas démontrées par les pièces du dossier. En outre, les requérants ne peuvent utilement invoquer l'existence de servitudes de protection des exploitations agricoles prévues dans la carte communale, le terrain d'assiette du projet étant situé en dehors du périmètre de ces servitudes.
10. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le secteur dans lequel doit s'implanter le projet, à vocation agricole, présente un relief collinaire, présentant un caractère bocager, supportant quelques boisements et offrant un horizon dégagé, et des perspectives paysagères, en particulier au sud vers la chaîne des Pyrénées. Ce secteur des " coteaux de Bordibarré ", dont le rapport de présentation de la carte communale de la commune de Beyrie-sur-Joyeuse souligne les vues panoramiques et le maintien d'un parcellaire agricole bocager ancien, présente un intérêt paysager. Si la structure en treillis du pylône est de nature à en atténuer l'impact visuel en dépit de sa hauteur, grâce à une vue traversante, le projet, sur un point culminant et dégagé du secteur concerné, est, en l'absence de tout aménagement paysager qui permette d'en amoindrir l'impact visuel, de nature à porter atteinte aux paysages. Par suite, la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
12. La présence qu'invoquent les requérants, de cours d'eau, de sources, de constructions et d'exploitations agricoles dans un périmètre de 500 mètres autour du projet n'est pas de nature à caractériser une atteinte à la salubrité et à la sécurité publique, les pièces versées au dossier ne suffisant par ailleurs pas à démontrer les incidences des ondes électromagnétiques sur le milieu. Les requérants ne peuvent par ailleurs utilement invoquer, au regard de la salubrité et de la sécurité publique, le risque d'atteinte à la biodiversité, à la faune et à la flore qu'entraînerait l'implantation de l'antenne-relais dans le secteur concerné. Par suite, le maire de Beyrie-sur-Joyeuse n'a pas entaché la décision attaquée d'erreur manifeste d'appréciation.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
14. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 10, le projet, en l'état, est de nature à porter atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, le maire de Beyrie-sur-Joyeuse a entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de la décision par laquelle le maire de Beyrie-sur-Joyeuse a implicitement rejeté le recours gracieux des requérants formés contre la décision du 4 décembre 2020 :
15. La décision attaquée ne peut être regardée comme exempte des vices, relevés aux points 10 et 14, dont est entachée la décision du maire de Beyrie-sur-Joyeuse du 4 décembre 2020. Elle doit, par suite, être annulée.
16.
Sur les conclusions aux fins de sursis à statuer :
17. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées () contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé , sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. () ".
18. Les vices relevés aux points 10 et 14, tirés de la méconnaissance des articles L. 161-4 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, constituent des vices susceptibles d'être régularisés par une décision de régularisation sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 600-5-1 du même code. Dès lors, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la date de notification de la présente décision en vue de la régularisation de la décision de non opposition à déclaration préalable du 4 décembre 2020.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la société Bouygues Télécom est admise.
Article 2 : La décision par laquelle le maire de Beyrie-sur-Joyeuse a implicitement rejeté le recours gracieux formé par les requérants contre l'arrêté du 4 décembre 2020 est annulée.
Article 3 : Il est sursis à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du maire de Beyrie-sur-Joyeuse du 4 décembre 2020 jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de notification de la présente décision en vue de la régularisation de cette décision de non-opposition à déclaration préalable.
Article 4 : Les conclusions des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par la présente décision sont réservées jusqu'à la fin de l'instance.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme K G, à la société par actions simplifiée Phoenix France infrastructures et à la société anonyme Bouygues Télécom.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bayonne.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
V. X
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
P. UGARTE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026