LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2101758

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2101758

mercredi 27 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2101758
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE 2
Avocat requérantSCP BOUYSSOU ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 juillet 2021, M. C B, représenté par Me Lecarpentier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 mai 2021 par laquelle le maire de la commune de Hèches a rejeté sa demande tendant à faire cesser l'empiètement sur l'espace compris entre sa concession funéraire et celle mitoyenne de la famille A ;

2°) d'enjoindre au maire de Hèches de prendre les mesures tendant au respect du règlement du cimetière ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Hèches une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le monument funéraire édifié sur la concession de la famille A, mitoyenne de sa concession, empiète sur l'espace inter-tombal de 40 centimètres prévu par l'article R. 2223-4 du code général des collectivités territoriales et l'article 3-3 de l'arrêté du maire de Hèches du 30 novembre 2017 portant règlement des cimetières communaux ;

- cet empiètement ne lui permet pas de se déplacer entre les monuments funéraires édifiés sur ces concessions en raison de l'altération de ses facultés de mobilité ;

- le maire de Hèches se trouvait en situation de compétence liée pour faire usage de ses pouvoirs de police et faire cesser cet empiètement.

Par un mémoire en défense et un mémoire en productions de pièces, enregistrés le 11 avril 2022 et le 20 février 2024, la commune de Hèches, représentée par Me Cambot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- l'arrêté du maire de Hèches du 30 novembre 2017 portant règlement des cimetières communaux ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Diard,

- et les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 12 mars 2021, M. B a demandé au maire de Hèches de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser l'empiètement sur l'espace inter-tombal entre sa concession funéraire et celle mitoyenne de la famille A. Par une décision du 4 mai 2021, le maire de Hèches a rejeté cette demande. M. B demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales : " " Lorsque l'étendue des cimetières le permet, il peut être concédé des terrains aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celle de leurs enfants ou successeurs. Les bénéficiaires de la concession peuvent construire sur ces terrains des caveaux, monuments et tombeaux. / () Le terrain nécessaire aux séparations et passages établis autour des concessions de terrains mentionnées ci-dessus est fourni par la commune. ". Aux termes de l'article R. 2223-4 du même code : " Les fosses sont distantes les unes des autres de 30 à 40 centimètres sur les côtés, et de 30 à 50 centimètres à la tête et aux pieds. ". Aux termes de l'article 3-3 de l'arrêté du maire de Hèches du 30 novembre 2017 : " () / Une bande de terrain de 40 cm de large sépare deux concessions lorsqu'elles ne sont pas attribuées à la même famille. / () Ces espaces ont un statut d'espace public : ils sont entretenus gravillonnés ou bétonnés par la commune et ne doivent subir aucune emprise des concessions. / Leur existence est conforme à la réglementation (CGCT articles L-2213-13 et R-2223-4). Elle vise à permettre le passage nécessaire à l'entretien. / () ".

3. L'article R. 2223-4 du code général des collectivités territoriales précité régit l'espace entre les fosses et ne porte pas sur la largeur d'un passage de circulation entre les tombes. Or, il n'est ni établi ni même allégué que la distance entre les fosses existantes des concessions de M. B et de la famille A ne serait pas conforme à celle prévue par cet article. En outre, si les dispositions précitées de l'article 3-3 de l'arrêté du maire de Hèches du 30 novembre 2017 prévoient qu'une bande de terrain d'une largeur de 40 cm sépare deux concessions lorsqu'elles ne sont pas attribuées à la même famille, ces dispositions ne sauraient s'appliquer rétroactivement aux concessions existantes à la date d'entrée en vigueur de cet arrêté. Or, il ressort des pièces du dossier que la concession de M. B date du 15 août 1974 et il n'est ni établi ni même allégué que la concession mitoyenne de la famille A serait postérieure à la date d'entrée en vigueur de cet arrêté, ou bien que des travaux ayant pour effet de réduire cette largeur à moins de 40 cm y auraient été réalisés antérieurement à cette date. Dans ces conditions, il n'est pas établi que la concession de la famille A empièterait sur l'espace inter-tombal. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise en méconnaissance de l'article R. 2223-4 du code général des collectivités territoriales et des dispositions précitées de l'article 3-3 de l'arrêté du maire de Hèches du 30 novembre 2017.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 2213-8 du code général des collectivités territoriales : " Le maire assure la police des funérailles et des cimetières. ".

5. Si M. B soutient que l'espace existant entre les monuments funéraires édifiés respectivement sur sa concession et la concession mitoyenne de la famille A, d'une largeur de 22 à 29 cm, ne lui permet pas de s'y déplacer en raison de l'altération de ses facultés de mobilité, aucune disposition n'exige que l'ensemble des passages permettant d'accéder aux tombes d'un cimetière aient une largeur permettant l'accès de personnes à mobilité réduite. Dans ces conditions, la situation ne présente aucun caractère de gravité pour la sécurité ou l'accès des usagers du cimetière aux sépultures. Par suite, en prenant la décision attaquée et en refusant de mettre en œuvre ses pouvoirs de police sur le fondement de l'article L. 2213-8 du code général des collectivités territoriales, le maire de Hèches n'a pas fait une inexacte application de ces dispositions.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

7. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

9. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Hèches et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la commune de Hèches une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la commune de Hèches, à M. G A, à Mme D E et à Mme F A.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,

Mme Dumez-Fauchille, première conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2024.

Le rapporteur,

signé

F. DIARDLe président,

signé

F. DE SAINT-EXUPERY DE

CASTILLON La greffière,

signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions